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Les vaccins de demain dévoilent leur plan d’attaque

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Paris, 7 et 8 octobre. L’Institut Pasteur a rassemblé les scientifiques impliqués dans le développement des vaccins. Au programme : les stratégies vaccinales et les traitements contre le SRAS, les maladies à prions, les canc

Dans le cadre de ses Euroconférences (www.pasteur.fr/applications/euroconf/), l’Institut Pasteur a organisé deux journées scientifiques consacrées aux développements des vaccins.

Des rencontres de très haut niveau qui permettent d’entrevoir les traitements de demain.

Une première session de conférences était consacrée aux bases immunologiques pour la mise au point de futurs traitements.

Jacques Banchereau, du Baylor institute for immunology research (Etats-Unis), étudie par exemple les cellules dendritiques comme vecteurs de futurs vaccins. Cette approche est développée dans le cadre de l’immunothérapie contre les cancers. Une voie qui s’est développée avec l’identification d’antigènes de cancers humains.

Ces travaux montrent que la délivrance de tels antigènes via des cellules dendritiques entraînait une réponse immunitaire contre ces tumeurs.

La vaccination et la mémoire immunologique étaient ensuite le sujet abordé par Antonio Lanzavecchia, de l’Institut de recherche en biomédecine (Suisse). Un vaccin agit en effet en induisant à l’organisme une mémoire qui permettra de le protéger au contact de pathogènes. Ces aspects de mémoire immunologique sont liés à l’action de certaines cellules (B et T). Cette équipe travaille en particulier sur la mémoire de cellules B dans le cadre d’une vaccination contre le SRAS.

Une autre session était consacrée aux interactions existant entre les agents pathogènes et les cellules hôtes. Dans ce cadre, Geoffrey L. Smith étudie à l’Imperial College de Londres les stratégies élaborées par les poxvirus pour échapper à la réponse anti-infectieuse de l’hôte.

Les poxvirus sont des virus à ADN qui se répliquent dans le cytoplasme de la cellule. Les chercheurs travaillent sur des gènes terminaux de ces virus qui ne sont pas essentiels dans la réplication, mais qui codent pour des protéines qui influencent notamment leur virulence.

A l’Institut Weizmann (Israël), Ruth Arnon travaille sur l’induction d’une protection croisée de longue durée contre le virus de la grippe. Ses travaux portent sur un vaccin épitopique recombinant. L’épitope est la structure présente à la surface de l’antigène, capable de se combiner à une seule molécule d’anticorps.

Ces travaux concernent en particulier la grippe aviaire, mais cette approche s’appliquerait au développement d’un vaccin à large spectre contre la grippe.

La deuxième journée était quant à elle consacrée aux vaccins en cours de développement. L’Institut Pasteur présentait notamment ses travaux sur la tuberculose et étudie la génomique comparative pour développer de nouvelles stratégies vaccinales.

Nabi Biopharmaceutical (Etats-Unis), développe le vaccin Staph Vax pour la prévention des infections au staphylocoque doré. Ce vaccin vise notamment le traitement de maladies nosocomiales liées ce type d’infection.

Sylvie Van der Werf effectuait un état des lieux des approches vaccinales contre le SRAS. Elle présentait les atouts et les questions qui se posent encore à propos des vaccins contenant le virus entier inactivé, des vaccins à virus fractionné, des vaccins à ADN et des vaccins recombinants vivants.

GlaxoSmithKline Biologicals (Belgique) mettait l’accent sur deux axes de ses travaux : les vaccins contre le virus herpès simplex et contre le paludisme (malaria).
Chez Acambis Inc. (Etats-Unis), il était question de vaccins contre les fièvres hémorragiques dues aux flavivirus.

Adriano Aguzzi, de l’Institut de neuropathologie de l’hôpital universitaire de Zurich (Suisse) présentait ses travaux l’immunobiologie des maladies à prions. Tandis que Brigitte Autran, de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière, dressait un panorama de la vaccination thérapeutique contre le VIH.

Enfin, deux communications concernaient le vaste thème des vaccins contre les cancers. Au Ludwig Institute for cancer research, Thierry Boon travaille sur un traitement contre le mélanome : grâce à des antigènes spécifiques de tumeurs reconnus par des cellules T, la régression des tumeurs est constatée chez 10 à 20 % des patients.

A l’Université de Queensland (Australie), Ian H. Frazer développe un modèle d’immunothérapie contre le papillomarivus associé au cancer du col de l’utérus. 

Michel Le Toullec


Sites web des sociétés et centres de recherche mentionnés:
- Institut Pasteur : www.pasteur.fr
- Baylor Institute for Immunology Research : www.baylorhealth.edu
- Institut de recherche en biomédecine : www.irb.unisi.ch
- Imperial College de Londres : www.ic.ac.uk
- Institut Weizmann: http://www.weizmann.ac.il/
- Nabi Biopharmaceutical : www.nabi.com
- GlaxoSmithKline Biologicals: www.gsk-bio.com/
- Acambis Inc.: www.acambis.com/
- Institut de neuropathologie de l’hôpital u de Zurich : www.pathol.unizh.ch
- Ludwig Institute for cancer research: www.licr.ucl.ac.be/
- Université de Queensland: http://www.cicr.uq.edu.au/


 

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