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Les technos qui ont permis de retrouver le Santa Maria de Christophe Colomb

Julien Bergounhoux

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Les technos qui ont permis de retrouver le Santa Maria de Christophe Colomb

© Ben Salter

Un explorateur marin connu pour ses découvertes d'épaves a annoncé avoir identifié l'épave probable de la Santa Maria, le navire amiral de Christophe Colomb lors de sa seconde traversée de l'océan Altantique en 1492. C'est grâce à une batterie d'instruments -magnétomètres et sonars notamment- que l'épave a été repérée.

L'explorateur marin Barry Clifford a annoncé mardi 13 mai avoir identifié l'épave du vaisseau amiral de Christophe Colomb, la Santa Maria. Cette caraque dont les dimensions ne sont pas précisément connues embarquait un équipage d'une quarantaine de marins, et était l'un des trois navires de l'expédition de Colomb de 1492, qui comprenait également la Niña et la Pinta. Le Santa Maria avait fait naufrage après avoir heurté un récif près des côtes d'Haïti le soir de Noël. Cela avait mis un terme au voyage, Christophe Colomb établissant un fort en Haïti avant de repartir pour l'Espagne.

La découverte de l'épave a été rendue possible par la découverte du fort par une autre équipe en 2003, suggérant une proximité du site du naufrage basé sur le journal de Christophe Colomb. Barry Clifford avait déjà découvert le site il y a une dizaine d'années en recoupant les informations fournies, mais il ne s'était pas rendu compte de l'identité de l'épave. C'est en réexaminant les photos sous-marines prises en 2003 à l'aide de données obtenues par des plongées réalisées début mai 2014 par ses équipes qu'il s'est rendu compte que l'épave était probablement celle de la Santa Maria.

L'équipe de Clifford a étudié plus de 400 anomalies sur les fonds marins près de la côte nord d'Haïti à l'aide de magnétomètres, de sonars à balayage latéral et de plongées sous-marines avant de se reporter vers cette zone particulière où elle estime que le Santa Maria se trouve. Les preuves sont solides : l'emplacement est le bon, les causes du naufrage sont les mêmes, les courants marins associés concordent avec ce que l'on sait de la dérive du navire, la taille des débris semble correspondre, et enfin, élément clé : l'identification d'un modèle de canon spécifique dont on sait que le Santa Maria en transportait.

Mais le navire repose en eaux peu profondes, entre 3 m et 4,5 m de profondeur, et depuis 2003 les éléments qui avait été repérés, notamment le canon, ont été pillés illégalement. Clifford rencontrera les autorités haitiennes le mois prochain pour décider de la marche à suivre en vue d'une excavation complète du site, afin de préserver l'épave et de pouvoir la présenter au public dans un musée.

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