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Les technologies de qubits en lice pour équiper les premiers accélérateurs quantiques commerciaux

Kevin Poireault
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Les technologies de qubits en lice pour équiper les premiers accélérateurs quantiques commerciaux

Pasqal travaille avec Atos pour intégrer ses qubits à atomes froids dans un accélérateur quantique.

© Pasqal

La large avance des supercalculateurs de Google et d’IBM ne doit pas masquer les autres technologies. Riche, divers et tourné vers l’industrie, l’écosystème français a de quoi faire des étincelles.

Il n’y a pas que les qubits supraconducteurs. La démonstration de la supériorité du calcul quantique sur le calcul classique publiée en décembre 2020 par l’équipe chinoise de Chao-Yang Lu est venue le rappeler. Leurs bits quantiques, ou qubits, ces éléments matériels qui codent l’information des calculateurs quantiques, s’appuient en effet sur des photons. Les qubits supraconducteurs représentent certes la technologie de qubits la plus avancée. Et pour cause : ses champions sont Google et IBM. Le premier avait fait sensation avec sa puce de 54 qubits à l’automne 2019. Le second a dévoilé en septembre 2020 une puce à 65 qubits, et compte dépasser les 100 qubits dès 2021, avant d’atteindre 1 221 qubits en 2023.

Des start-up se sont lancées à leur poursuite dans la voie des supraconducteurs, comme l’américain Rigetti, qui a levé 79 millions de dollars en 2020 pour son calculateur à 32 qubits, en plus des 119 millions déjà récoltés. Pour autant, la messe est loin d’être dite. La course aux qubits reste ouverte, avec d’autres technologies qui progressent très vite, notamment en France.

Les qubits, équivalents quantiques des bits classiques, peuvent prendre la forme de divers objets physiques, pour peu que ces derniers expriment leurs précieuses propriétés quantiques de superposition et d’intrication. Nombre d’investisseurs misent sur des alternatives aux qubits supraconducteurs : l’américain IonQ avec son calculateur à base d’ions piégés a déjà obtenu 84 millions de dollars. PsiQuantum, la spin-off de l’université de Bristol, en Angleterre, aujourd’hui sise à Palo Alto, en Californie, a levé 230 millions de dollars pour ses qubits photoniques. Sans compter Intel, qui planche à la fois sur les supraconducteurs et la filière silicium, et Honeywell, géant industriel arrivé plus tard dans la bataille, mais qui a présenté en octobre 2020 un calculateur quantique à 10 qubits à ions piégés, « de la meilleure qualité à l’heure actuelle », comme le reconnaît Denise Ruffner, la[…]

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