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Les stratégies pour gagner en adaptabilité

JEAN-FRANÇOIS PREVÉRAUD

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En exploitant au mieux les potentialités du matériel et en assurant sa fusion avec le numérique, les entreprises vont gagner en agilité. Une manière de rebondir face à la concurrence internationale et de conserver savoir-faire et emplois sur notre territoire. Et à ce jeu, il n'y a pas une solution miracle, mais autant de cas que d'entreprises.

Le besoin d'agilité recouvre des réalités bien différentes d'une entreprise à l'autre, allant de l'implantation d'un robot alimentant une machine à la création d'une usine complète. On peut déjà mieux contrôler les moyens en place en ajoutant facilement des capteurs, grâce aux communications sans fil et à l'alimentation via Ethernet (PoE), et utiliser de nouveaux types d'actionneurs (pneumatique proportionnelle, variateur de vitesse...) pour aligner capacités et besoins.

Parfois il suffit de simplifier la tâche des utilisateurs. « Afin de permettre aux opérateurs-machines de définir les trajectoires des robots, nous développons des interpréteurs utilisant le code ISO des machines-outils, au lieu des langages propriétaires des roboticiens », détaille Stéphane Thierry, responsable du pôle procédés du Centre technique des industries mécaniques (Cetim).

L'agilité peut aussi passer par la standardisation. En passant de cinquante à vingt types de fraises et en adaptant ses gammes, une PME a réduit les temps improductifs de changement d'outils et augmenté la productivité de son parc. Des recherches sur l'enlèvement des copeaux permettent aussi de trouver le couple outil/matière et les conditions d'usinage idéals pour améliorer productivité et qualité. En passant du 3-5 axes à du 9 axes, certes plus cher et difficile à programmer, on gagne en souplesse. « Pour éviter les échecs, nous proposons aux industriels de tester sur leurs propres produits pendant deux ans de nouvelles technologies de fabrication (UGV 5 et 8 axes, fabrication additive, etc.), dans le cadre d'unités pilotes à dispositif partagé (UPDP), et de s'approprier ainsi de nouvelles compétences, tout en limitant les risques financiers », explique Stéphane Thierry.

L'arrivée de nouvelles technologies dans les domaines de l'usinage conventionnel, tels le forage vibratoire ou le refroidissement cryogénique des outils, est aussi une voie explorée par les industriels en mal de productivité. À laquelle s'ajoute de la fabrication additive métallique aux applications encore insoupçonnées.

L'instrumentation des machines-outils à commande[…]

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