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Les start-up Deep Tech grandes perdantes de l’open innovation ?

Aurélie Barbaux

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Les start-up Deep Tech grandes perdantes de l’open innovation ?

© Flickr - techvibes

95% des start-up technologiques souhaitent un partenariat industriel pour se développer, mais seules 50% d’entre elles ont réussi à en nouer un. C'est ce que révèle une étude du BCG publiée à l’occasion du Hello Tomorrow Global Summit, qui se tient à Paris les 13 et 14 octobre. Un indicateur que les stratégies d’open innovation des grandes entreprises peinent à se mettre en place, ou que les start-up "deep tech" ne savent pas profiter de leur écosystème ?

Pas de grande conférence sans l’étude qui va bien pour la justifier. Cette année, pour valider le bien fondé du Hello Tomorrow Gobal Summit, qui se tient à Paris les 13 et 14 novembre, c’est le Boston Consulting Group qui dégaine une enquête sur les défis des start-up technologiques, rebaptisées "deep tech". Et les résultats tombent à pic. Alors que la vocation d’Hello Tomorrow est de faire sortir de l’ombre ces start-up, très technologiques - souvent issues de laboratoire de recherche, mais aussi souvent éclipsées par les start-up du numérique - l’étude pointe que  95% des 300 deep tech internationales interrogées souhaitent un partenariat industriel pour se développer, mais que seules 50% d’entre elles ont réussi à en nouer un. Pour le BCG, ce décalage ne serait pas la faute des partenaires industriels mais dû à « la trop grande prudence des start-up à l'égard des entreprises éloignées structurellement et culturellement de leurs réalités. »

Rien de bien nouveau en fait. Car malgré les grands discours sur l’open innovation, les grandes entreprises peinent à dépasser avec ces start-up le stade, au mieux du proof of concept avec la R&D, a minima, la reconnaissance via un prix d’un énième concours d’innovation ou une prise de participation par leurs fonds d’investissement.

Si chère indépendance

Or si ces start-up ont effectivement besoin, encore plus que les start-up du numérique, de fonds pour se développer (un défi pour 25% des deep tech interrogées), leur plus grand défi reste d’arriver à mettre leur produit sur le marché (27%), le temps pour y arriver étant souvent (55%) sous-estimé. Et c’est pour cela qu’elles ont besoin d’un vrai partenariat industriel. Mais ce dernier coûte souvent un prix que ces entrepreneurs ne sont pas prêts à payer : celui de l’indépendance. « La collaboration avec une entreprise est souvent synonyme de perte de contrôle : risque de divergence de vision et d'objectifs, peur de perte d’agilité… », analyse le BCG.

Du coup, on se demande s’il est si grave que, malgré la French Tech et la pluie d’incubateurs qui s'est abattue sur l'Hexagone, seuls 65% des start-up technologiques françaises interrogées dans l’étude arrivent à entrer en contact avec des entreprises, contre 85% en moyenne. C’est peut-être, juste, parce qu’elles ne le souhaitent pas vraiment.

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