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Les robots industriels se branchent au réseau

CLAIRE LECOEUVRE

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Attention, révolution numérique en cours ! Jadis indépendants, les robots industriels sont de plus en plus connectés, entre eux et à un réseau local. Une tendance qui revêt de nombreux avantages, du décuplage de la capacité de calcul à la possibilité de faire travailler plusieurs machines de concert en passant par la télé-opération. État des lieux.

Après les hommes, les robots. Déjà en marche de longue date pour l'immense majorité des travailleurs, la révolution numérique est aussi en cours, en France, pour les robots industriels. Il faut dire que la connexion des robots est un perfectionnement relativement récent, à l'échelle de la vie d'un robot en France. Devenu quasiment la norme, le fait d'être connecté pouvait encore paraître un luxe voici dix ans. Or le parc de robots français affiche en moyenne l'âge vénérable de 17 ans, 5 de plus qu'en Allemagne. Et connecter a posteriori une machine qui n'a pas été conçue pour l'être peut s'avérer délicat. Qui plus est, si quasiment tous les robots sont conçus avec un système Ethernet, les industriels, eux, ne se sont pas tous connectés avec un réseau local. « Pour l'industrie automobile et aéronautique, c'est entré dans les moeurs, mais en dehors, c'est très variable. La plupart possèdent des robots en service depuis 5 ans déjà. Or il est moins coûteux d'installer Ethernet au début que de l'ajouter après coup » relève Philippe Charles, chef de produit ABB.

Ethernet permet de superviser à distance les tâches des robots

Pourtant, le jeu en vaut la chandelle. Cette connectivité décuple en effet la puissance de calcul, mobilisée à chaque action demandée au robot. « On recherche aujourd'hui des bras très précis. Jusqu'à présent, c'est la mécanique de précision qui permettait ces performances. Mais si un bras n'est pas assez précis, on peut équilibrer avec de la puissance de calcul. C'est commode et peu cher », fait valoir Yassine Sehrouchni, responsable recherche et développement de Génération Robots. Pour lui, c'est une nouvelle génération qui voit le jour sous le signe de la flexibilité, bien loin des machines monotâches du début de la robotique industrielle. « Un robot peut évoluer d'un poste à un autre. Par exemple, chez PSA-Peugot, un robot qui peint n'est plus nécessairement statique comme autrefois », reprend l'ingénieur.

Les perspectives sont d'autant plus prometteuses que la capacité d'échanges de données va en augmentant. « Les capacités de transfert d'information sont passées de 10 mégabits dans les années 90 à, 100 en 2000 et 1000 aujourd'hui » reprend Philippe Charles. Une explosion qui permet de gérer tous les flux d'informations générés. Il est ainsi possible de connaître à distance l'état du robot, ce qui facilite son entretien et sa réparation si besoin. Cela laisse aussi place à une supervision[…]

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