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Les promesses de l’ingénierie tissulaire...

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Bordeaux, 24-26 juin. Reconstruire des tissus pour réparer des os, un muscle ou des artères : c’est l’objectif ambitieux de l’ingénierie tissulaire, thème du colloque organisé notamment par l’Inserm.

L’ingénierie  tissulaire est un domaine biomédical regroupant les principes de la biologie cellulaire et du génie biologique, qui permet de reconstruire des structures proches des tissus à partir de cellules vivantes. Il devient ainsi possible de reconstruire des tissus (osseux, adipeux, vasculaires) pour remplacer des tissus endommagés après un accident ou une maladie.

Pour faire le point sur ce thème émergent, le colloque « ingénie tissulaire » organisé à l’université Bordeaux a réuni les principaux acteurs français et quelques européens et américains.

L’Unité mixte Inserm 577-université Victor Segalen (Bordeaux 2)- présentait un essai clinique d’ingénierie tissulaire actuellement en cours au CHU de Bordeaux dans le domaine de la substitution artérielle. Cette étude s’intègre dans le cadre de recherches visant à optimiser l’hémocompatibilité des prothèses vasculaires en recouvrant complètement leur surface par des cellules endothéliales du receveur. L’objectif est d’obtenir une meilleure perméabilité des pontages lorsqu’ils sont réalisés avec des prothèses artérielles dans le remplacement de vaisseaux de petit calibre.

A l’Inserm de Nantes, l’accent est porté sur l’ingénierie tissulaire osseuse. Cette voie de recherche vise à produire une greffe osseuse autologue en cultivant in vitro des cellules ostéoprogénitrices de moelle sur des matrices céramiques poreuses. Dans le but de produire des greffes osseuses injectables, des sphérules d’hydroxyapatite de différentes tailles sont utilisées comme support de culture de moelle. Après implantation sous-cutanée, une ostéogénèse est observée avec des granules de 250 microns.

Une autre équipe de l’Inserm de Nantes développe un hydrogel auto-durcissant comme matrice extracellulaire pour l’ingénierie du cartilage. Cet hydrogel d’hydroxypropylméthylcellulose silanisé (Si-HPMC) permet la prolifération de chondrocytes et l’expression de marqueurs chondrocytaires lors d’une culture tridimensionnelle. Cet hydrogel serait ainsi un candidat potentiel pour l’ingénierie du cartilage : les risques d’infection ou de transmission virale sont limités grâce à sa composition totalement synthétique.

Au laboratoire de thérapie cellulaire de l’Inserm à Paris, la thérapie cellulaire est appliquée au traitement de l’insuffisance cardiaque. Cette thérapie est basée sur la transplantation de cellules musculaires squelettique (myoblastes). Les essais cliniques ont montré que cette opération améliore la fonction du myocarde endommagé en entraîne la formation in situ de tissu musculaire squelettique différencié.

Au Laboratoire des biomatériaux et remodelages matriciels de la Faculté de pharmacie de Lyon, un biomatériau bicouche a été développé pour prévenir la formation d’adhérences post-opératoires. Ce matériau à base de collagène est entièrement biodégradable, non immunogène et non suturé. Une première génération a permis de réduire les adhérences d’environ 70 %. Pour améliorer ces résultats, le laboratoire développe un film collagénique de seconde génération présentant un caractère hydrophobe pour faciliter le glissement des organes en contact. Les deux générations de film vont maintenant être associées en un matériau bicouches.

A l’Inserm de Nantes encore, l’accent est porté sur l’ingénierie tissulaire osseuse. Cette voie de recherche vise à produire une greffe osseuse autologue en cultivant in vitro des cellules ostéoprogénitrices de moelle sur des matrices céramiques poreuses. Dans le but de produire des greffes osseuse injectables, des sphérules d’hydroxyapatite de différentes tailles sont utilisées comme support de culture de moelle. Après implantation sous-cutanée, une ostéogénèse est observée avec des granules de 250 microns.

Une autre équipe de l’Inserm de Nantes développe un hydrogel auto-durcissant comme matrice extracellulaire pour l’ingénierie du cartilage. Cet hydrogel d’hydroxypropylméthylcellulose silanisé (Si-HPMC) permet la prolifération de chondrocytes et l’expression de marqueurs chondrocytaires lors d’une culture tridimensionnelle. Cet hydrogel serait ainsi un candidat potentiel pour l’ingénierie du cartilage : les risques d’infection ou de transmission virale sont limités grâce à sa composition totalement synthétique.

Michel Le Toullec

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