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LES PRODUITS VERTS SONT LÀ !

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- Bon gré, mal gré, réglementations et coût de l'énergie imposent aux concepteurs de prendre en compte les contraintes environnementales. D'où une multiplication de produits verts. Ce n'est qu'un début.

Si vous travaillez en bureau d'études et que vous ne planchez pas, peu ou prou, sur des produits "verts", soit vous êtes dans un secteur vraiment privilégié, soit votre entreprise est à côté de la plaque. Fini les discours sur l'écoconception ou l'économie d'énergie. La réalité est là. Partout, les entreprises se décarcassent pour offrir des produits plus "écolos" et, surtout, plus économes en énergie. Cela s'est traduit cette année par une avalanche de produits verts, même si certains d'entre eux n'en ont que... la couleur.

Les entreprises seraient-elles devenues "citoyennes" ? Accordons-leur le bénéfice du doute. En revanche, quel que soit le domaine, il existe deux raisons majeures de jouer les bons élèves : la loi et le portefeuille. Ces conditions sont aujourd'hui toutes deux réunies. La réglementation qui se durcit - de l'automobile à la chimie en passant par l'électronique - impose aux entreprises de plancher sur le sujet. Le coût prohibitif de l'énergie met les économies au centre des préoccupations de tous, producteurs comme utilisateurs.

Voici donc, dans quatre grands secteurs, un petit panorama, non exhaustif, des produits qui se sont mis à l'économie et les pistes qu'ont explorées les entreprises pour les mettre au point. N'hésitez pas à vous en inspirer. Qu'on le veuille ou non, le vert, c'est la nouvelle frontière. Il sera difficile de l'ignorer.

1. Automobile

Le 16 juin 2008 est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de l'industrie automobile. Ce jour-là, Honda a officiellement lancé la production de série de la première voiture à pile à combustible. Dans le même temps, il inaugurait son unité de production dédiée à ces voitures, présentait les cinq premiers clients qui auront le privilège de rouler dans cette auto "zéro émission" et dévoilait son réseau de revendeurs en Californie (États-Unis).

Une production très confidentielle

La voiture est la belle Honda FCX Clarity, conçue spécifiquement pour cette technologie et dont le concept avait été présenté en 2005. Elle offre une autonomie de 450 km et est équipée d'une toute nouvelle batterie lithium-ion. La pile à combustible est produite par Honda et l'unité de production est installée à Takanezawa-machi dans la préfecture de Togichi au Japon.

Cela dit, ce n'est pas demain la veille que les voitures à hydrogène occasionneront des embouteillages sur les routes. La voiture est commercialisée en leasing en Californie. Les premiers clients sont issus du show biz, pour trois d'entre eux, les deux autres sont patrons d'entreprise. La FCX Clarity n'est pas la voiture du peuple ! Honda ne se fait d'ailleurs pas d'illusion : il pense ne commercialiser que « quelques douzaines de ces véhicules aux États-Unis et au Japon », la première année et ne vise pas plus de « 200 unités sur les trois premières années ».

Des labels verts chez tous les constructeurs

Cette annonce d'une forte valeur symbolique ne doit donc pas occulter la réalité du marché. Oui, c'est vrai, les constructeurs travaillent ardemment sur toutes les solutions possibles pour rendre propre la "voiture de demain" : hybride rechargeable, tout électrique, pile à combustible, hydrogène avec motorisation classique, etc. Les prototypes ne manquent pas. Mais pour la voiture d'aujourd'hui c'est encore les motorisations classiques qui font florès.

En revanche, ces mêmes constructeurs déploient des efforts phénoménaux pour rendre leurs voitures plus économes en énergie. Ils ont deux bonnes raisons pour cela : des carburants toujours plus chers et une législation hypercontraignante qui se profile à l'horizon 2012. Bref, la voiture de 2008 n'est pas encore un rêve d'écologiste, mais elle roule à vive allure en direction de la propreté.

Comment rendre verte une voiture traditionnelle ? Chacun a sa recette et, signe des temps, elle se décline sous différentes appellations. Renault a ainsi son label "Eco2". Chez Peugeot, c'est "Blue Lion". Chez BMW on parle "d'Efficient dynamics". Chez Mercedes, il est question de "Blue efficiency". Chez Volkswagen (VW) on met en avant l'étiquette "Blue Motion", etc. Dans tous les cas, il s'agit de jouer sur l'ensemble des leviers technologiques disponibles pour parvenir à diminuer significativement la consommation de ces sacrés engins. Et, législation oblige, ce sont les plus gros consommateurs d'énergie - comprendre les constructeurs allemands - qui se montrent les plus appliqués.

Toutes les astuces pour consommer moins

BMW met ainsi à profit sur toute sa gamme une vaste panoplie de techniques propres à économiser l'énergie, ce qu'il regroupe sous l'étiquette Efficient dynamics. La récupération d'énergie au freinage est d'ores et déjà disponible sur les séries 6, 5 et 3. La fonction start & stop, inaugurée par Citroën sur la C3, est au menu des séries 3 et 1 de même que la direction électrique. Suivant les modèles de la marque, on trouve également l'utilisation de la direction électrique, des pompes d'assistance de direction, des compresseurs de climatisation déconnectables, des pompes à eau asservies aux besoins, d'une aérodynamique active et, enfin, des pneus à résistance réduite au roulement. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, les grosses "BM" parviennent ainsi à des consommations raisonnables. Cela a valu au constructeur bavarois de remporter la palme de la "voiture propre de l'année" au salon de New York avec son modèle 1.18 D.

Le concept Blue efficiency de Mercedes a été présenté au dernier salon de Genève sur la Classe C. Au menu : un pare-brise plus léger, des jantes plus légères et plus aé-rodynamiques, un dessous de caisse entièrement caréné, une suspension abaissée de 15 mm, des phares et des supports de rétroviseurs plus aérodynamiques. S'y ajoutent des pneumatiques à moindre résistance de roulement, un rapport de pont légèrement allongé et une assistance de direction déconnectable. Comme il s'agit d'une assistance hydraulique, la solution de Mercedes consiste en une soupape, qui arrête la pompe en bloquant la circulation du liquide de la direction assistée, quand la voiture est restée en ligne droite un certain temps. Avec ces astuces la Classe C 200 CDI Blue efficiency de 136 chevaux ne consomme plus que 5,1 litres aux 100 kilomètres. Le même traitement, appliqué à la nouvelle Classe A, dotée en plus du système start & stop permet à la A 160 de 82 chevaux de se situer juste au-dessous de 120 g de CO2 par kilomètre. Pas si mal...

Ces mêmes constructeurs allemands, y compris Audi et VW, ont également lancé cette année l'offensive du diesel sur le marché américain. Le faible taux de soufre du gazole local, leur permet d'y tester leur technologie basée sur l'ajout d'un additif (de l'urée) qui rend ces véhicules compatibles avec les normes antipollution les plus draconiennes des États-Unis, notamment celles de la Californie. Leurs modèles seront disponibles dès cet automne. Ils s'attaquent de front aux modèles hybrides, un peu plus écolos mais... beaucoup plus chers.

On a vu que parmi les armes utilisées par les constructeurs pour réduire la consommation figurent les pneus à résistance de roulement réduite. C'est Michelin qui en est le champion. Il avait innové dès 1992 avec son premier pneu basse consommation obtenu en remplaçant en partie le noir de carbone par de la silice. Cette année a vu l'arrivée de la quatrième génération. L'Energy saver, lancé sur la 308 Peugeot, utilise une nouvelle génération de silice qui remplace en quasi-totalité le noir de carbone. S'y ajoute un nouveau composant de la bande de roulement, le durable security compound qui stabilise la rigidité de la bande de roulement durant toute la durée de vie du pneu. Résultat, une résistance au roulement encore diminuée et une longévité kilométrique accrue de 20 à 40 % par rapport à la moyenne. Au final, selon Michelin, ce pneu vert a « un impact sur l'environnement inférieur de 30 % à ses concurrents ».

Les constructeurs français ont des gammes bien plus économes que leurs homologues allemands. En 2007, la gamme de PSA, le meilleur élève de la classe, se situe à une moyenne de 140 g/km de CO2, suivi de près par Renault à 143 g. BMW et Mercedes sont les deux bons derniers avec respectivement 166 et 172 g.

Les exigences des constructeurs français

Même s'ils ne négligent aucune piste, les constructeurs français se montrent moins préoccupés par les économies "de bouts de chandelles" mises en oeuvre par BMW et consorts. En revanche ils avancent leurs pions en la jouant écolo sur toute la ligne. Le label Eco2 de Renault prend ainsi en compte trois caractéristiques : pour le mériter un véhicule doit émettre moins de 140 g/km de CO2 (ou rouler aux biocarburants), sa fabrication doit s'effectuer dans un site industriel certifié ISO 14 001, il doit être valorisable à 95 % en fin de vie et comprendre au moins 5 % de plastique recyclés. Ce n'est pas beau ça ? Toujours est-il que 17 modèles du constructeur - de la Twingo à la Laguna - parviennent à décrocher le label. Ils seront certainement encore plus nombreux l'année prochaine puisque Renault indique que 50 % de ses véhicules à moteurs à essence offerts à la vente en Europe, supporteront un mélange d'essence et d'éthanol en 2009 et que cette même année, tous les moteurs diesels de la gamme pourront fonctionner avec un taux de 30 % de biodiesel.

Le label Blue Lion de Peugeot est du même acabit. Est étiquetée Blue Lion une voiture dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 130 g/km avec des moteurs utilisant des carburants fossiles ou fonctionnant au GNV (ou respectivement 158 g et 200 g pour les moteurs biodiesels et éthanol E85). Elle doit également, comme chez Renault, être fabriquée dans une usine agréée ISO 14 001 et être valorisable à 95 % en fin de vie. Aujourd'hui six modèles arborent ce label : la 107, la 1007, 206, 207 et 207 SW ainsi que la 308.

Au fait, et les voitures hybrides ? Pour l'instant, il faut bien constater que celles que l'on croise sur les routes sont essentiellement japonaises (Toyota, Lexus, Honda) voire américaines (la Ford Escape qui équipe notamment les taxis new-yorkais). Les européennes ne verront pas le jour avant 2009. Mais elles auront la tâche facilitée par l'arrivée d'équipementiers comme ZF. Il a annoncé cette année la production en série de moteurs électriques et de composants pour véhicules hybrides. Son usine sera totalement opérationnelle à compter de cet automne et fournira des composants pour une production annuelle de 35 000 véhicules dès 2009.

2009 année de l'hybride ? Probablement. Et cela avant l'arrivée sur le marché d'hybrides rechargeables et de véhicules tout électriques qui suscitent actuellement un engouement formidable. On devrait les voir sur nos routes vers 2010. Rendez-vous l'année prochaine pour faire le point...

2. Électronique-informatique

Dans l'électronique, l'informatique et les télécoms, le grand leitmotiv de l'industrie est désormais "Green IT". Pour rendre les technologies de l'information plus vertes, le premier axe d'action vise, sinon l'élimination, du moins la réduction des substances chimiques jugées dangereuses pour la santé et l'environnement. La directive européenne RoHS, entrée en vigueur en juillet 2006, ne laisse d'ailleurs guère de choix. Elle impose des restrictions sévères sur l'emploi de six substances : plomb, mercure, cadmium, chrome hexavalent et les retardateurs de flammes PBB et EBDE.

Dans l'électronique, l'effort porte tout particulièrement sur le plomb, un matériau présent dans les soudures à tous les niveaux, depuis les puces jusqu'aux circuits imprimés en passant par les connecteurs. Anticipant la réglementation, Intel s'acharne depuis 2002 à diminuer progressivement le plomb de ses mémoires Flash, ses microprocesseurs et ses jeux de circuits (Chipsets). Alors que la directive RoHS se contente de limiter la teneur en plomb à 0,1 %, le numé- ro 1 mondial des semi-con-ducteurs parvient à la fin de 2007 à la suppression totale de ses processeurs Core 2 Duo, Core 2 Quad et Xeon à la faveur du passage à une gravure plus fine de 45 nm. Le procédé est en train de bénéficier aux jeux de circuits. Désormais, tous ses composants à venir seront totalement exempts de plomb au profit d'un alliage à base d'étain, de cuivre et d'argent. Leur conditionnement ne comportera plus d'halogène.

Tout aussi radicale est la démarche de Panasonic dans les écrans plasma. Ici, le plomb entre non seulement dans l'électronique mais aussi dans le panneau d'affichage. Le géant japonais de l'électronique a développé des nouveaux matériaux et revu le procédé de fabrication pour éviter totalement ce matériau. Cette évolution bénéficie à tous ses écrans et modules plasma depuis fin 2006. Hitachi lui a emboîté le pas. Pourtant, les afficheurs plasma font partie des catégories de produits exemptées de toutes obligations réglementaires. Ces industriels ont préféré anticiper un durcissement à long terme de la réglementation et jouer volontairement la carte de l'innovation écologique. Tout comme le fait depuis un an Schneider Electric pour ses automates programmables industriels.

Aujourd'hui le recyclage est anticipé très tôt

Le deuxième volet d'action concerne le recyclage. La directive européenne DEEE, mise en oeuvre depuis novembre 2006, impose aux industriels des filières électrique et électronique la collecte, le traitement et la valorisation de leurs produits en fin de vie. Les produits traités aujourd'hui n'ont pas été optimisés à cet effet. Leur commercialisation remonte jusqu'à quinze ans en arrière. Le démantèlement reste souvent manuel et le coût assez élevé. Les produits mis sur le marché aujourd'hui ont été au contraire pensés dès leur conception dans le double souci de faciliter leur démontage et leur traitement. Il sera possible dans l'avenir d'automatiser le démantèlement et de baisser considérablement les coûts.

Le recyclage en boucle fermée, notamment de pièces en plastique, entre dans la réalité. Depuis décembre dernier, Sony dispose en interne d'une filière de recyclage des plastiques retardateurs de flammes. Le géant japonais réutilise le plastique de ses téléviseurs à tube cathodique et le polystyrène des emballages en pièces plastiques dans des nouveaux produits. Les premières pièces de ce type équipent neuf téléviseurs Bravia à écran LCD lancés sur le marché en février 2008.

De son côté, Hewlett-Packard (HP) vient d'introduire aux États-Unis la HP Deskjet D2545, la première imprimante fabriquée presque entièrement à partir de plastique recyclé. Destinée au grand public, cette machine fait, en effet, appel à des matières plastiques recyclées pour 83 %. Elle utilise des cartouches d'encre HP 60 réalisées, elles aussi, à partir de résines plastiques recyclées. Son emballage est 100 % recyclable.

Améliorer l'efficacité énergétique d'un produit

Le numéro 1 mondial de l'informatique a mis en place en 2007 une filière particulièrement innovante de recyclage de ses cartouches d'impression. Ce procédé combine les plastiques des cartouches usagées avec la résine issue du recyclage des bouteilles pour créer, moyennant l'ajout d'additifs spéciaux, de nouvelles cartouches d'encre. En 2007, près de 200 millions de cartouches ont été ainsi recyclées, générant 2 500 tonnes de plastique recyclé.

Le troisième axe de développement porte sur l'amélioration de l'efficacité énergétique des produits. Une préoccupation devenue particulièrement sensible dans l'informatique et la télévision. La consolidation des moyens informatiques dans de gigantesques data centers, combinée à la densification électronique qui découle des serveurs à lames, conduit à d'épineux problèmes d'alimentation électrique et surtout de refroidissement. L'industrie informatique a décidé d'inverser la courbe en maîtrisant la consommation électrique de ses produits sur toute la chaîne de valeur, depuis les microprocesseurs jusqu'aux supercalculateurs, en passant par les stations de travail, les serveurs et les micro-ordinateurs.

Les champions de la course à la sobriété

Dans les microprocesseurs, AMD, IBM, Intel et Via Technologies rivalisent d'ingéniosité pour améliorer l'efficacité énergétique de leurs puces. La série L5400 de processeurs quadricoeurs Xeon pour serveurs lancés par Intel en mars en est un exemple. Les deux modèles disponibles aujourd'hui boostent les performances de 25 % tout en maintenant la consommation et l'enveloppe thermique à 50 W. Ils bénéficient à fond de la nouvelle technologie de transistor "High k" à base de hafnium qui augmente le rendement électrique en réduisant les fuites de courant. Ils seront au coeur de futurs serveurs chez Dell, Fujitsu-Siemens, HP, IBM et autre NEC. Intel prévoit de sortir un troisième modèle mais à double coeur fonctionnant à 3 GHz et consommant seulement 40 W.

La course à la sobriété a franchi cette année un nouveau cap avec le lancement du processeur Atom par Intel et du Via Nano par Via Technologies. Le marché visé est celui des Netbooks, des PC portables simples et économiques, spécialement optimisés pour l'accès à Internet. L'Atom, actuellement le plus petit et plus économe processeur chez Intel, bénéficie d'une toute nouvelle architecture qui réduit sa puissance de dissipation thermique entre 0,6 et 2,5 W selon le modèle, contre en moyenne 35 W pour les processeurs au coeur des PC portables actuels. Malgré sa petite taille de 25 mm2, il intègre 47 millions de transistors. Il équipe notamment la nouvelle génération EeePC d'Asus.

Salué comme l'une des meilleures innovations par le salon informatique Computex à Taïwan, lors de son introduction en juin dernier, le Via Nano quadruple les performances de son prédécesseur, le Via C7, tout en maintenant la même enveloppe thermique. Les modèles destinés aux Netbooks ne consomment que 5 à 8 W, tandis que ceux voués aux PC portables et fixes traditionnels se contentent d'une consommation de 17 à 25 W. Mais la palme de sobriété revient à la carte processeur Epia PX5000EG lancée en mai dernier par le taïwanais. Basée sur son Eden ULV, le processeur à architecture x86 le moins gourmand de l'industrie, cette carte au format Pico-ITX consomme moins de 1 W. Elle s'adresse aux automatismes et systèmes de contrôle industriels soumis à de fortes contraintes thermiques.

Une avalanche de composants économes

Cette course à la réduction de la consommation se généralise à l'ensemble des composants électroniques. Micron le démontre dans les mémoires vives Dram. L'américain parvient à économiser jusqu'à 21 % d'énergie en faisant fonctionner ses puces à une tension plus basse : 1,35 V au lieu de 1,5 V pour celles à interface DDR3 et 1,5 V au lieu de 1,8 V pour celles à interface DDR2. Des modules à base de ces mémoires sont déjà proposés pour les serveurs informatiques. Dans les circuits personnalisables FPGA et CPLD, la maîtrise de la consommation de courant se banalise, comme le montrent tous les composants lancés cette année par Actel, Altera ou Xilinx.

Les constructeurs informatiques bénéficient de cette avalanche de composants économes en énergie. Ils en amplifient les gains en puisant dans leurs technologies internes. Le serveur Eco Center, dévoilé par Nec en mai dernier, affiche jusqu'à 55 % d'économie d'énergie tout en occupant 50 % de place en moins qu'un serveur conventionnel. Pour obtenir ce résultat, le japonais combine des composants plus efficaces avec ses propres avancées en matières de batterie, d'intégration électronique et de refroidissement. De même Dell s'appuie aussi sur sa technologie Energy Smart, un ensemble de fonctions matérielles et logicielles d'optimisation de la consommation électrique au niveau de la carte mère, de l'alimentation et du ventilateur. Grâce à quoi, son nouveau PC de bureau Vostro 410 promet aux entreprises une baisse atteignant 47 % de la consommation de courant.

Les écrans plats LCD moins gourmands

Dans la télévision, le passage du tube cathodique aux écrans plats réduit l'impact sur l'environnement en termes d'utilisation de matières, d'emballage et de transport. Mais il fait exploser la consommation de courant du parc en raison de l'augmentation spectaculaire de la taille des écrans vendus. Sharp, qui détient la palme de la sobriété, affiche pour ses postes LCD 32 pouces, une consommation de 135 kWh/an, la moitié de celle d'un téléviseur à tube cathodique de même taille en 2000. Les émissions de CO2 tout au long du cycle de vie se limitent à 600 kg/an, au lieu de 1 250. Pour ses modèles de 52 pouces, le fabricant japonais travaille pour faire chuter la consommation actuelle de 273 kWh/an à 140 kWh/an en 2010. Avec la série JE1 de ses téléviseurs Bravia, qui viennent d'être introduits au Japon, Sony porte l'efficacité à un nouveau sommet. Ces postes à écran LCD de 32 pouces consomment 86 kWh/an, 25 % moins que leurs prédécesseurs Bravia et 20 % de moins que leurs équivalents chez Sharp. Sony a obtenu ce résultat en optimisant le système de rétroéclairage, en baissant le voltage d'alimentation des tubes fluorescents et en réduisant les pertes dues aux filtres optiques.

Les téléviseurs à écran plasma, particulièrement décriés par les écologistes en raison de leur voracité supérieure de 50 % par rapport à leurs équivalents LCD, connaissent une évolution similaire. Selon Panasonic, qui en est leader mondial, la consommation d'énergie baisse aussi vite que les prix. Comme Hitachi, l'entreprise est parvenue à doubler l'efficacité lumineuse des cellules plasma. De quoi réduire de moitié la consommation de la prochaine génération de produits attendue en 2009.

3. Grand public

Il est né chez Seb. Il pèse 3,2 kg. Il a aspiré son premier bol d'air il y a moins de deux ans. Cet aspirateur de Rowenta France s'appelle Shock Absorber et a reçu en novembre 2006 le premier prix Ecoproduit pour le développement durable. Soutenu par l'Ademe, ce projet d'écoconception a nécessité deux années de recherche pour mettre au point et industrialiser le produit. À l'aide du logiciel EIME, dédié à l'évaluation des risques environnementaux et la gestion des opportunités d'amélioration, l'équipe de R&D a déterminé le profil environnemental d'un aspirateur. Résultat : les impacts les plus importants découlent de la consommation de matière nécessaire pour le fabriquer et de la consommation énergétique en phase d'utilisation.

Des matériaux recyclables en fin de vie

Ces deux points ont donc fait l'objet de recherches attentionnées. Elles ont débouché sur le développement d'une nouvelle technologie de mise en oeuvre du PPE, le polypropylène expansé, et le choix d'un moteur à haut rendement. Ce dernier a permis une réduction de la consommation électrique de 20 %, à performances d'aspiration égale. Quant au matériau, Shock Absorber est le premier appareil électroménager à être fabriqué en PPE, ce qui lui confère résistance aux chocs et légèreté (son poids est divisé par deux). De plus, la majorité des pièces en plastique de cet aspirateur est en polypropylène, ce qui facilite le recyclage en fin de vie.

Côté électroménager, Seb n'est pas le seul à s'être lancé dans le vert. C'est par exemple le cas d'Electrolux qui a mis sur le marché un lave-linge doté d'une technologie pour diminuer de 30 % la consommation d'eau et d'électricité durant son utilisation. Une évolution qui va dans le sens de la directive européenne relative à l'écoconception, EuP pour Energy using products. Théoriquement applicable depuis juillet 2007, elle impose à certaines familles de produits de fournir cet effort pour réduire leur consommation électrique. Parmi les premiers produits concernés se trouvent les télévisions, les chaudières, les réfrigérateurs, les lave-linge et les lave-vaisselle, l'éclairage, etc.

Outre la maîtrise de la consommation énergétique, l'écoconception a d'autres leviers d'action. Sur la machine à laver Electrolux AWT 1156, le socle est constitué d'une seule matière, un plastique 100 % recyclable, au lieu de la trentaine de matériaux différents. Là aussi, cette modification s'inscrit dans une démarche d'écoconception en favorisant le démantèlement de l'appareil en fin de vie. Tout comme le choix des matériaux, la recyclabilité, la pollution générée lors de la fabrication du produit et du transport, etc. Plus d'une dizaine de points sont à étudier et les logiciels dédiés à l'analyse du cycle de vie se font de plus en plus nombreux.

Le Centre technique du cuir-chaussures-maroquinerie a par exemple développé ce type d'outil, avec l'aide de l'Ademe. Il a été proposé en test à plusieurs entreprises, dont Lafuma, qui l'a utilisé pour concevoir une chaussure de randonnée, produit technique et au design exigeant. Le logiciel a permis de déterminer quelle stratégie adopter en fonction de l'impact de chaque matériau utilisé et de chaque étape de fabrication. Au final, Lafuma a mis sur le marché une chaussure avec du cuir à tannage végétal, une semelle en caoutchouc naturel et des lacets en PET recyclé. La Xwalk Eco, c'est son nom, est aussi plus flexible que la normale, ce qui lui permet de rentrer dans un emballage plus petit de 40 % et d'économiser ainsi en carton et en transport. En matière d'écoconception, chaque détail compte.

Diminuer la quantité de matières premières

Et pour avoir un pied tout écolo, Kindy propose, lui, Naturaïa, une gamme de chaussettes écoconçue. Sur ce produit, en plus du choix des matériaux (coton biologique et viscose issue de la culture du bambou) et de la réduction du poids des emballages, les efforts ont porté sur les procédés de teinte. La société a mis au point de nouvelles techniques de coloration à base de plantes et cette gamme ne propose que des chaussettes unies, l'insertion de motifs engendrant des déchets supplémentaires (du type coupes de fil) et une consommation énergétique supplémentaire du fait du temps de fabrication plus long.

Un autre aspect de l'écoconception est la durée de vie du produit. Plus elle est longue, mieux se porte l'environnement. Dans ce sens, Conforama a par exemple élaboré une chambre pour enfant que l'enseigne qualifie d'évolutive. Selon l'âge de l'enfant, deux aménagements sont possibles, pour éviter aux parents d'avoir à investir dans de nouveaux meubles lorsque le bébé grandit. Et bien sûr, tous les éléments répondent à une démarche d'écoconception, avec pour conséquence un produit final qui utilise 30 % de matières premières en moins qu'une chambre de bébé et une chambre d'enfant traditionnelles. Le bois a ainsi fait l'objet de plusieurs études, qui ont conduit à utiliser pour les panneaux de particules des bois de forêts locales, et à limiter leurs émissions de COV (composés organiques volatils).

Plus cher à l'achat mais plus économe à l'usage

Bref, pour écoconcevoir un produit grand public, il y a des dizaines de solutions envisageables, chaque étape laissant une trace plus ou moins négative sur l'environnement. Avant de se lancer tête baissée dans de grands travaux, il faut donc dresser le PEP : le profil environnemental du produit. Ensuite, les contraintes de fonctionnalité, de design et de coût sont décisives pour déterminer les axes d'amélioration, le produit parfait d'un point de vue environnemental n'existant pas. Au final, la plupart des produits écoconçus sont au même prix que ceux de leurs homologues "normaux". Si certains matériaux sont plus coûteux, la plus faible quantité de matière utilisée compense souvent cette augmentation. Ou bien le produit est un peu plus cher à l'achat, mais économique à l'usage en consommant moins d'eau ou d'électricité.

Aujourd'hui, pour diffuser plus largement l'écoconception dans les produits à destination du grand public, certains fabricants et acheteurs demandent une meilleure visibilité pour les produits verts, par exemple via un étiquetage adapté.

4. Chimie-matériaux

Le 1er juin 2008 s'ouvrait la phase d'enregistrement des substances chimiques dans le cadre du règlement Reach (registration, evaluation, autorisation and restriction of chemicals), vaste projet européen destiné à en finir pour de bon avec les produits chimiques nocifs pour la santé ou l'environnement. D'ici à dix ans, environ 30 000 substances devront être enregistrées pour avoir le droit d'être utilisées. Pour celles qui ne le seront pas, ou qui n'obtiendront pas l'autorisation, il faudra trouver des produits de substitution.

Une démarche commencée il y a quelques années déjà. Le coût du pétrole et son impact sur les émissions de CO2 ont encouragé les recherches en chimie végétale : comment substituer à ceux issus de la pétrochimie les matériaux issus des plantes. Reach est une voie de plus vers la chimie verte, dont le but est de concevoir des produits et des procédés chimiques permettant de réduire ou d'éliminer l'utilisation et la synthèse de substances dangereuses (définition de 1991 de l'agence américaine pour la protection de l'environnement).

La PME Purodor a joué les pionniers en lançant sur le marché dès 2005 une gamme complète de produits de nettoyage vraiment écolos.

Ses références "Atout Vert" affichaient de belles performances avec 100 % de la formule intégralement biodégradable en 28 jours. Depuis, d'autres sociétés ont suivi, et piochent leurs principes actifs dans un panel d'huiles essentielles. C'est par exemple le cas de Weleda, une société qui fabrique des produits homéopathiques, diététiques et cosmétiques. Cette fois, plutôt pour des raisons marketing qu'environnementales, elle a mis au point une gamme de crèmes solaires aux extraits d'edelweiss, de carotte et d'huiles essentielles variées, 100 % naturelles. L'écran solaire est minéral et non plus chimique, et le produit ne contient pas de conservateur.

Les produits à usage industriel, type liants ou émulsifiants, sont particulièrement concernés par Reach. Là aussi, des alternatives voient le jour. L'an prochain, l'entreprise de travaux publics Eiffage lancera sur le marché Emulgreen, un tensioactif cationique d'origine végétale. Mis au point avec une équipe de chercheurs de l'École nationale supérieure de chimie de Rennes, il remplacera les émulsifiants d'origine pétrochimique, et sera moins toxique.

Autre cheval de bataille de la chimie verte, la réduction des COV. Pour les peintures, colles et autres vernis, c'est un défi de taille. D'après la Fipec, le syndicat des industriels de ces secteurs, 20 à 25 % des substances entrant dans la composition de ces produits risquent de disparaître avec Reach. Il faut donc trouver des alternatives aux solvants polluants. Dans ce sens, Toyal Europe a breveté et commercialisé en 2007 une pâte pigmentaire d'aluminium à base de solvant végétal. Cet agrosolvant est le résultat de deux années de recherches menées en partenariat avec l'Institut des corps gras de Bordeaux.

S'inspirer du vivant et produire proprement

À l'université de l'Oregon, un chercheur a mis au point une colle sans formaldéhyde. En s'inspirant de la protéine sécrétée par les moules pour adhérer aux rochers, il a créé une colle à base de farine de soja, dont il a modifié quelques acides aminés de la protéine. Utilisée pour les composites en bois (contreplaqués, agglomérés), cette colle n'est pas nocive pour l'environnement et compétitive économiquement. Le produit, qui a reçu en 2007 le prix de l'agence américaine de l'environnement pour la chimie verte, est commercialisé par l'université en lien avec les sociétés Columbia Forest Products et Hercules. Autre récipiendaire de ce prix, Cargill qui a mis au point le BIOH, un polyol à base d'huiles végétales entrant dans la composition du polyuréthanne.

Côté matériaux, il y a plusieurs façons de faire vert. Tout d'abord, les produire proprement. Par exemple en s'affranchissant des solvants ou en limitant les émissions de CO2 et de COV dans la phase de fabrication du matériau. Un défi de taille pour les ciments, dont la fabrication nécessite l'usage de fours à très hautes températures donc très consommateurs d'énergie. En 2007, Holcim a commercialisé le Cemroc, un ciment composé à 80 % de laitier (un déchet sidérurgique) de haut fourneau qui remplace le clinker, composant de base traditionnel du ciment très énergivore lors de sa production. Par rapport à un ciment au clinker, la fabrication de Cemroc engendre 95 % de moins d'émissions de CO2. Les composites sont également concernés avec la réglementation sur les émissions de styrène. Cray Valley a développé une résine, en collaboration avec le fabricant Piscines Groupe GA. Intégrant plusieurs technologies, elle contient 31 % de styrène et réduit les émissions en deçà des 20 ppm dans les ateliers.

Fabriquer à partir de matières recyclées

Autre possibilité, fabriquer un matériau à partir de déchets, pour limiter la consommation de matières premières dont l'extraction ou la fabrication ont un impact négatif sur l'environnement. Une voie explorée par la société Chaize, avec le Pévéchouc. Ce plastique est obtenu à partir de chutes postindustrielles de PVC souple, incluant des fibres textiles.

D'autres matériaux, à classer également dans la catégorie "produits verts", sont ceux fabriqués à partir de matière recyclée. On connaissait déjà les fibres polaires obtenues à partir de bouteilles en plastiques, il existe désormais une vaste gamme de produits en PET recyclé. Emballage non alimentaire, articles scolaires, sacs plastiques...

Et bien sûr, les matériaux constitués de matières non dérivées du pétrole, le plus souvent d'origine végétale, constituent une solution de choix. De nombreux produits sont arrivés sur le marché. Pièces composites à fibres végétales, sacs en bioplastique de type PLA... Aujourd'hui, certaines technologies ont même suffisamment progressé pour permettre de concevoir des produits écologiques avec un design vendeur. Gova Distribution a ainsi présenté à Pollutec 2007 le Vegetal Pen, un stylo fabriqué à partir d'acide polylactique de maïs, aux couleurs vives, et ressemblant à un stylo à bille traditionnel. Avec le plus d'être à 80 % biodégradable. Cependant, les propriétés de ces nouveaux plastiques ne sont pas encore satisfaisantes pour certaines applications plus exigeantes. Dans le secteur de l'emballage, le PLA est donc souvent associé à un plastique traditionnel pour obtenir les propriétés mécaniques ou barrières attendues. De plus, dans le cas des composites, l'intégration de fibres végétales dans une matrice peut nécessiter l'ajout d'agents chimiques pour lier matrice et fibres, et occasionner un recyclage plus complexe encore qu'il ne l'est déjà. Bref, des matériaux encore plutôt vert clair...

Certains matériaux ne se contentent pas de limiter les impacts environnementaux. Ils sont conçus, non plus pour ne pas nuire à l'environnement, mais dans le but de l'améliorer. Le nec plus ultra ! On ne parle plus alors de chimie non polluante, mais de chimie dépolluante. C'est par exemple le cas du Noxer, un matériau commercialisé par Eurovia (groupe Vinci) sous forme d'un revêtement de chaussée ou d'un mur antibruit dépolluant. Sous l'action des UV, des nanoparticules de dioxyde de titane éliminent les oxydes d'azote. Dans un autre domaine, Saur a mis au point un procédé de traitement des boues de station d'épuration par des champignons et non plus des bactéries. En application depuis moins d'un an, ce procédé, appelé Mycet, est plus efficace et réclame peu d'oxygène, donc peu d'énergie.

UN CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE CONTRAIGNANT

la Directive européenne RoHS - Elle restreint l'emploi de six substances chimiques jugées dangereuses pour la santé et l'environnement : mercure, plomb, cadmium, chrome hexavalent et retardateurs de flammes PBB et EBDE. Elle fixe la limite à 100 ppm pour le cadmium et 1 000 ppm pour les quatre autres substances. Elle s'applique aux produits grand public, mais pas encore aux produits professionnels. Elle est entrée en vigueur le 1er juillet 2006. la Directive européenne DEEE - Elle impose aux producteurs et importateurs la collecte, le traitement et la valorisation des déchets d'équipements électriques et électroniques qu'ils mettent sur le marché. Pour dix catégories de produits, elle fixe des objectifs chiffrés de recyclage et de valorisation. Les produits militaires ne sont pas concernés. Elle a été mise en oeuvre le 15 novembre 2006 à travers les éco-organismes Écologic, Écosystèmes, ERP et Recylum (pour les produits d'éclairage).la Directive européenne EuP sur l'écoconception - Elle oblige les industriels à prendre en compte les aspects environnementaux dès la conception afin de réduire l'impact écologique de leurs produits sur l'intégralité de leur cycle de vie. Elle s'applique aux produits consommateurs d'énergie, hors véhicules de transport. Elle est entrée en application en juillet 2007. Les mesures d'exécution sont en préparation pour quatorze familles de produits, certaines devant arriver cette année. le Règlement européen Reach - Il impose aux fabricants et utilisateurs l'enregistrement, l'évaluation et le suivi de toutes les substances chimiques, soit pas moins de 30 000 molécules. Il est entré en vigueur le 1er juin 2007 et est opérationnel depuis juin 2008.

LES LAMPES LED CHANGENT LA DONNE

L'éclairage passe au vert à la faveur d'une révolution technologique, la plus importante depuis l'invention de l'ampoule électrique par Thomas Edison il y a 130 ans. Cette révolution réside dans les diodes électroluminescentes (LED en anglais pour light emitting diode), une technologie potentiellement deux fois plus efficace que les lampes fluocompactes, elles-mêmes cinq fois moins énergivores que les ampoules à incandescence. Elle offre aussi l'avantage de ne pas contenir de mercure, de n'émettre aucun rayonnement infrarouge ou UV, et de durer 50 000 heures, 50 fois plus longtemps que l'ampoule à filament.

- Avec son ampoule Master LED de 7 W, Philips fait rentrer cette technologie dans l'éclairage général. Intégrant quatre LED blanches de 2,5 W fournies par Lumileds, elle offre une luminance de 800 cd. De quoi en faire une alternative aux lampes à incandescence et halogène de 40 W. Destinée d'abord au tertiaire (commerces, hôtels, bureaux, restaurants...), elle attaquera en 2009 le résidentiel avec une gamme étendue à 10 W. - De son côté, General Electric introduit VIO, une gamme d'ampoules LED de 1,2 et 3,6 W basée sur des LED blanches en provenance de Nichia. La gamme devrait s'étendre en 2009 par des produits de 5, 7 et 10 W. - Osram développe des tuiles transparentes d'éclairage surfacique Oled (LED organique). Le rendement lumineux atteint 46 lm/W, la luminosité 1 000 cd/m2 et la durée de vie 5 000 heures.

DES LABELS VERTS TOUJOURS PLUS EXIGEANTS

- l'energy Star C'est un label d'efficacité énergétique mis en place par l'agence américaine de protection de l'environnement et repris par la Commission européenne pour les produits consommateurs d'énergie. Pour l'obtenir, il faut respecter des spécifications précises de consommation d'énergie et de rendement. Les exigences sont relevées à chaque révision des spécifications. La version 4.0, entrée en application en juillet 2007, impose pour le matériel informatique des seuils de consommation en fonctionnement, repos et veille, et une alimentation avec rendement d'au moins 80 %, contre 60 % habituellement. - l'eco-Label Délivré par la Commission européenne pour les produits ayant bénéficié d'une démarche d'écoconception, il est attribué à des produits dans les tous secteurs. Sur le produit, il est identifié par un logo sous forme de fleur.

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