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Les presses plieuses se robotisent

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Hanovre. A Euroblech 2002 l'automatisation et l'intégration de différents moyens de travail de la tôle ont été à l'honneur. Tout comme la polyvalence de machines, qui se transforment en des v

Principale manifestation mondiale dans le domaine de la tôlerie, le salon Euroblech a confirmé la solution d'automatisation de presses plieuses. 

Lancée il y a quelques années par Amada, la manipulation de la tôle à plier par un robot est aujourd'hui adoptée par la quasi totalité de constructeurs. Une solution qui répond selon Jens Kromer et Juha Livonen, gérants respectivement de Trumpf et de Finn-Power, à deux desiderata importants des utilisateurs : la recherche de nouveaux gisements de productivité  et la difficulté de trouver des opérateurs qualifiés pour ce type de machines. 

Les progrès de robots qui n'ont aucun mal à charger et décharger les tôles à usiner mais surtout à les manipuler pendant le pliage (opération délicate étant donnée la souplesse de la matière à manipuler) ainsi que l'intégration de différents éléments et commandes, ont aussi contribué à la généralisation de cette solution. Chez Amada bien sûr, qui profite de son expérience de pionnier pour proposer une solution étonnante : Astro 100, le robot maison est intégré à la presse plieuse et peut ainsi se déplacer sur toute sa longueur. 

Même approche chez Bystronic (grâce au rachat du constructeur de presses plieuses Hämmerle), Finn-Power, Salvagnini ou Trumpf. Ce dernier présentait à Euroblech un robot doté de deux caméras pour reconnaître les flans à charger et pouvoir empiler les pièces pliées. Une solution qui balaye, comme celles des autres constructeurs, les deux principaux reproches que l'on faisait aux solutions de pliage robotisées : d'être plus lentes qu'un opérateur et d'avoir un champ d'application limité à la fabrication en grande série. L'installation présentée par Trumpf, dont le coût est inférieur à 350 000 euros, est rentable à partir de lots d'une trentaine de pièces.

L'installation de moteurs linéaires sur les machines de découpe laser, que Trumpf a été le premier à adopter, se généralise (Salvagnini, Bystronic, LVD, Mazak…proposent de telles machines) et l'intégration des moyens de fabrication ne connaît pas de répit dans le travail de la tôle. Exemple chez Salvagnini, le pionnier de ces solutions, avec sa nouvelle panneauteuse P4-2516 ABT qui dispose d'une cisaille intégrée. Ou chez Bystronic avec une installation qui reliait sur le stand deux machines laser, une de découpe à haute vitesse (Byspeed), l'autre d'usinage laser de tubes et profilés (Bystar), avec un magasin de stockage des bruts et des pièces finies. Ou encore chez Finn-Power qui pousse les limites techniques du poinçonnage et de la découpe laser sur un seul équipement, le Laser Brillance.

Autre fait marquant : l'usinage laser en 3D des tubes et autres profilés présenté par Mazak sur son équipement Space Gear, un véritable centre d'usinage. « Une machine qui termine la pièce en évitant les opérations de reprise (pliage et soudage) », remarque Serge Nicolas, directeur de la filiale française. Pour un prix qui reste tout compte fait raisonnable, car il n'est que de 15% supérieur à une machine 2D…
Mirel Scherer

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