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Les préconisations du rapport Bonnell-Simon pour faire de la France un champion de la robotique

Séverine Fontaine

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Les préconisations du rapport Bonnell-Simon pour faire de la France un champion de la robotique

Stäubli Robotics, implanté à Annecy, fait partie du top 10 des roboticiens mondiaux.

© Stäubli

Bruno Bonnell et Catherine Simon ont profité du salon international des objets connectés (Sido) de Lyon pour présenter leur rapport sur la robotique. Ce dernier fait l'état des lieux de la filière et propose des solutions pour faire de la France une championne dans le domaine.

 

Le salon international des objets connectés (Sido), qui s’est tenu les 10 et 11 avril à Lyon, s’est ouvert cette année à la robotique et l’intelligence artificielle. De quoi donner l’occasion au député LREM Bruno Bonnell et à l'ex-secrétaire générale du salon Innorobo de présenter leur rapport « Faire de la France un champion international de la robotique ».

Cinq principales propositions sont mises en avant. Tout d’abord faire de 2020 l’année de la robotique en France. Il s’agirait de mettre en place différentes initiatives où la place du robot est centrale (conférences, compétitions de robot comme Robocup, présence des robots dans les salons, etc.). Ensuite, le rapport préconise d’inclure la robotique dans le plan DeepTech lancé pour financer les innovations de rupture. La troisième proposition vise à multiplier les formations à la robotique pour sensibiliser les individus aux nouveaux métiers.

« L'université de Bordeaux a par exemple créé un master robotique ouvert à des étudiants venant de masters de discipline différente », commente Catherine Simon. Le rapport préconise d’autre part de favoriser la création et concentration des intégrateurs en robotique, actuellement 400 en France, dont le réseau est « extrêmement fragmenté ». Dernière proposition : construire des partenariats avec des champions de la robotique industrielle (Japon) et de services (Corée du sud et Europe) pour rattraper le retard de la France.

Nombreux atouts

Pour Bruno Bonnell et Catherine Simon, la France a de nombreux atouts pour percer dans la robotique. Les chercheurs et les laboratoires de recherche français sont reconnus mondialement pour leurs compétences et la France est dans le Top 5 mondial en publications scientifiques sur la robotique. Les sociétés qui se lancent dans la robotique ont un fort potentiel de croissance : « Nous avons sélectionné 150 champions de la robotique – start-up, PME, PMI – qui développent des innovations dont le marché mondial a besoin (capteurs, simulation, etc.), des technologies professionnelles (drones de haute précision, robots sous-marins, etc.) et des intégrateurs sectoriels » précise Catherine Simon.

La France a également développé des compétences dans la robotique collaborative, de mobilité, de logistique et de services. Le rapport Bonnell insiste enfin sur l'impact de la robotique sur les 18 filières stratégiques définies par le gouvernement pour une nouvelle révolution industrielle.

Marché mirobolant

L’enjeu est d’inverser la tendance de ces dernières années. Bruno Bonnell et Catherine Simon avaient créé en 2009 le syndicat de la robotique Syrobo puis le salon Innorobo pour soutenir la filière robotique, appuyée également par l'ex-ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait proposé en 2013 un plan pour placer la France leader de la robotique de service. Depuis, le Syrobo a été absorbé par le syndicat des machines et technologies de production Symop et le salon Innorobo a été fermé. Or la robotique pourrait représenter un marché mirobolant, pointe Catherine Simon : « Le marché potentiel est de 4,7 à 7,5 trillions de dollars selon McKinsey ! »

 

 

 

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