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Les PME françaises devraient adopter l'impression 3D

Ludovic Fery

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Les PME françaises devraient adopter l'impression 3D

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Pour Jean-Paul Russéry, directeur de la plate-forme de prototypage rapide Protocentre à Vierzon (Cher), c’est essentiellement pour des raisons de coût que l’impression 3D ne diffuse pas plus dans les PME françaises, qui préfèrent encore se tourner vers l’usinage à commande numérique (CN). Pourtant, dans certains cas, les procédés additifs s’avèrent plus économiques.

« Pour utiliser depuis quelques temps les procédés d’impression 3D (plâtre, sable, ABS, résine, duplication par moule silicone), nous constatons que ces techniques ont du mal à s’implanter, notamment dans les PME. Le coût de la  première pièce prototypée semble élevé aux industriels, mais ces derniers ne tiennent pas compte de la rapidité d’obtention de la pièce, de quelques heures à quelques jours. Parfois, les prix sont mêmes inférieurs à l’usinage CN, comme dans le cas des prototypes de visualisation en plâtre ou plastique ABS.

L’usinage reste néanmoins la solution de choix dans certains cas, car les coûts ont baissé et les sous-traitants sont souvent disponibles. On oublie pourtant un argument essentiel concernant l’impression 3D : quelle que soit la complexité de la pièce, le coût reste le même, il ne dépend que du volume de matière. On peut se permettre, en fabrication additive, des formes impossibles à obtenir par usinage. Sans compter que ce dernier, malgré une précision légèrement meilleure, n’est pas adapté pour mettre en œuvre des matières plastiques ou réaliser des pièces de faibles épaisseurs ou creuses.

Pour l’heure, la bonne solution réside souvent dans la combinaison de plusieurs procédés. Pour réaliser une pièce en alliage léger, par exemple, on peut utiliser l’impression 3D pour obtenir le modèle qui servira à former l’empreinte dans le moule, la fonderie pour obtenir le moule et la pièce finale, et enfin l’usinage pour réaliser les surfaces fonctionnelles.

Cette situation changera sans doute quand le prototypage et la fabrication 3D seront économiquement et techniquement compétitifs pour la production de pièces de plus grande taille. Pour l’heure, les coûts ne baissent que pour les tailles inférieures à 100 mm et, pour des pièces plus grandes, il faut procéder à des assemblages qui fragilisent le résultat. »

Jean-Paul Russéry, directeur de la plate-forme technologique ProtoCentre

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