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Les piles rechargeables 32 fois moins nocives pour l'environnement

Industrie et  Technologies
Une étude commanditée par Uniross et soutenue financièrement par l'ADEME montre que les piles rechargeables ont jusqu'à 32 fois moins d'impact sur l'environnement que les piles jetables.


Uniross, entreprise française leader européen des batteries rechargeables et des chargeurs à usage grand public (photo, vidéo, téléphonie...) et professionnel (terminaux portables, robotique...), vient de commanditer la 1ère étude mondiale sur l'impact environnemental des piles jetables (alcalines) comparé aux piles rechargeables (accumulateurs Ni-MH). Cette étude, soutenue financièrement par l'ADEME et réalisée par Bio Intelligence Service, démontre que pour une même quantité d'énergie produite, les piles rechargeables ont jusqu'à 32 fois moins d'impact sur l'environnement que les piles jetables. Cette étude a fait l'objet d'une revue critique par un institut indépendant : l'Institut Fraunhofer en Allemagne.

L'unité fonctionnelle choisie dans le cadre de cette étude est 1 kWh d'énergie fournie. Deux scénarios ont été utilisés :
  • ? Une pile rechargeable Ni-MH 2 500 mAh et son chargeur ;
  • ? Une pile alcaline 2 500 mAh.

En cette période où l'engagement environnemental collectif et la consommation responsable sont au cœur de l'actualité, les résultats de l'étude prouvent que la pile rechargeable constitue une alternative efficace, simple pour concilier vie quotidienne et respect de l'environnement. Chaque année, près d'1 milliard de piles jetables sont consommées en France, dont seulement 30 % sont recyclés.

5 indicateurs analysés

Fondée sur la méthode de l'Analyse du Cycle de Vie comparative (ACV), l'étude s'articule autour de 5 indicateurs majeurs :
  • ? consommation des ressources naturelles ;
  • ? impact sur le changement climatique ;
  • ? pollution à l'ozone ;
  • ? acidification de l'air ;
  • ? pollution de l'eau.



Schéma légendé de l'ACV d'après l'eco-profil


La conclusion de l'étude est sans appel : sur tous les indicateurs, les piles rechargeables sont nettement plus respectueuses de l'environnement que les piles jetables pour une quantité équivalente d'énergie produite. Si l'on regarde les résultats en détail on s'aperçoit que pour 1kWH d'énergie produite, une pile rechargeable c'est :

23 fois mois d'impact potentiel sur les ressources naturelles non renouvelables. Les piles rechargeables consomment jusqu'à 23 fois moins de ressources naturelles non renouvelables (fossiles et minérales) que les piles jetables. Ce résultat s'explique par le nombre nettement supérieur de piles jetables qu'il est nécessaire de fabriquer pour fournir la même quantité d'énergie.

28 fois mois d'impact potentiel sur le réchauffement climatique (CO2). Le changement climatique représente l'augmentation de la température moyenne à la surface de la terre en raison de l'augmentation de l'effet de serre. Les piles rechargeables ont jusqu'à 28 fois moins d'impact sur le réchauffement climatique que les piles jetables. Ce ratio s'explique principalement par les impacts provoqués lors de la production des piles jetables, ainsi que lors de leur distribution (transports en camions et émissions afférentes de gaz à effet de serre).

30 fois mois d'impact potentiel sur la pollution de l'air (pollution à l'ozone). L'oxydation photochimique est responsable des pics d'ozone et d'émissions de composés toxiques pour l'homme. Les piles rechargeables ont jusqu'à 30 fois moins d'impact sur la pollution à l'ozone que les piles jetables.

9 fois mois d'impact potentiel sur l'acidification de l'air. L'indicateur de l'acidification de l'air consiste en l'accumulation de substances acidifiantes dans les particules en suspension dans l'atmosphère. Déposées sur les écosystèmes par les pluies, elles ont de nombreux impacts sur les sols et les écosystèmes. Les piles rechargeables ont jusqu'à 9 fois moins d'impact sur l'acidification de l'air que les piles jetables.

12 fois mois d'impact potentiel sur la pollution de l'eau. L'indicateur d'écotoxicité sédimentaire évalue les risques toxiques potentiels dus à l'émission de produits chimiques dans les écosystèmes aquatiques. Pour une même quantité d'énergie disponible, les piles rechargeables présentent jusqu'à 12 fois moins de risques toxiques potentiels pour les sédiments d'eau douce et d'eau de mer que les piles jetables.

Cette étude montre aussi un bénéfice additionnel : la réduction des déchets. L'étude a dressé une liste des matières premières utilisées pour chaque type de pile (jetable et rechargeable), prenant en compte tous les matériaux utilisés. Au final, utiliser des piles rechargeables offre :

  • ? une réelle économie de déchets d'emballages, puisque pour obtenir 1 kWh d'énergie, il faut un seul paquet de piles rechargeables contre 93 paquets avec les piles jetables ;
  • ? une solution pour alléger l'impact des piles usagées et leur gestion par les filières de recyclage.

Ainsi, si l'on remplaçait toutes les piles jetables par des piles rechargeables, on éviterait la production de 99 000 tonnes de déchets en Europe et 330 000 tonnes dans le monde.

Passer du jetable au durable

Les résultats de l'étude Uniross offrent pour la première fois une base scientifique permettant de mesurer les différences d'impacts environnementaux entre piles rechargeables et piles jetables.
« Nous sommes conscients des impacts environnementaux des piles en général, c'est pourquoi nous avons commandité cette étude, une première mondiale, qui permet d'envisager une véritable avancée dans la lutte contre la pollution des piles. Aucune étude n'avait démontré de manière si évidente les bénéfices environnementaux des piles rechargeables. À l'heure où les choix de consommation responsable sont au cœur du débat, cette étude apporte la preuve qu'un passage du jetable au durable est non seulement possible, mais nécessaire », a souligné Christophe Gurtner, Président Directeur Général d'Uniross, lors de la présentation de cette étude.

Notons qu'Uniross est aussi engagée dans le développement durable au-delà de la fabrication de ses produits. Cofondatrice du Screlec (éco-organisme assurant la collecte et le recyclage des piles et des accumulateurs usagés dans tous les départements français), initiatrice du Cercle de réflexion pour le Développement Durable, Uniross est aussi cofondatrice de l'association européenne Recharge, qui a pour but de promouvoir l'utilisation des piles rechargeables et d'augmenter le taux de collecte. Uniross est également partenaire du WWF depuis mai 2006 et mène avec l'association des actions de sensibilisation pour favoriser l'utilisation de piles rechargeables par le grand public.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.uniross.com  & http://www.rechargeonslaplanete.com

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