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Prix des ingénieurs de l'Année

Les nominés

Rédaction Industrie et Technologies
DEBUT PROMETTEUR



Matthieu Dubois Lucas


Pourquoi mettre en œuvre tous les cylindres d'un moteur lorsque le véhicule est à faible charge voire au ralenti ? C'est la question pertinente que s'est posé Matthieu Dubois Lucas, 30 ans, responsable de l'équipe d'essais motorisation - Renault Team F1.

Il lui a surtout apporté une solution élégante : fractionner la cylindrée du moteur à charge partielle grâce au contrôle électronique. Les pistons désactivés ne luttant plus contre la pression du mélange : il n'y a plus de pertes de pompage !

C'est sur le monstre à 10 cylindres de Renault qu'il a d'abord validé avec succès son invention. Une première dans la F1, étrennée au grand Prix d'Australie de 2004.
En course, l'économie d'essence se traduit immédiatement par un avantage déterminant en terme de masse de carburant et donc par quelques fractions de secondes gagnées par tour. Alonso champion du monde 2005 l'en a félicité.

Mais les retombées dans le véhicule de série sont tout aussi prometteuses, avec à la clé une réduction de la consommation envisageable d'environ 20%.




Mademoiselle Thanh-Vy Nguyen


L'idée est née au cours d'une partie pêche entre étudiant de l'Ecole en Génie des Systèmes Industriels de Nancy.

Depuis quelques années, le fil de pêche est devenu invisible sous l'eau, grâce au fluorocarbone, mais pas l'hameçon en acier, qui lui, reste tristement visible. Pourquoi ?
Parce qu'aucune entreprise n'est parvenue à le rendre transparent faute de trouver un polymère suffisamment résistant.
Dans le cadre d'un projet d'école, cinq étudiants sous la responsabilité de Mademoiselle Thanh-Vy Nguyen (22 ans) s'attaquent au problème. Ils ont renforcé des polymères par inclusion de nanotubes au sein de la matrice pour créer un hameçon transparent.
Le procédé, breveté, renforce jusqu'à 100 fois la résistance du polymère.

Il est tout à fait astucieux d'utiliser un matériau encore très onéreux, pour un objet de petite taille, au service d'individus passionnés donc pas trop regardants sur le coût de leur équipement si celui-ci leur offre un réel avantage.
Les retombées économiques sont d'autant plus envisageables que l'investissement industriel nécessaire est peu important. Un partenariat est d'ailleurs en cours.

Bien entendu, l'expérience acquise dans l'emploi des nanotubes pourrait avoir d'autres débouchées dans la plasturgie.

- étudiante à l'ENSGSI (Ecole Nationale Supérieure en Génie des Systèmes Industriels) de Nancy
- 22 ans (né le 23/11/1984)
- En parallèle à ses études d'ingénieur à l'ENSGSI, elle prépare un master Design Global Spécialité RICI (Recherche Innovation et Conception Intégrée)



Benjamin Talon


Réinventer l'amortisseur hydraulique. C'est ce qu'a réalisé Benjamin Talon, 28 ans.

Entré comme responsable des calculs chez Renault Sport, il y découvre très pratiquement le pouvoir de la modélisation mathématique. Cette approche fait merveille dans les problèmes de liaisons au sol en sport de compétition. Il décide de l'appliquer au véhicule de loisir, de la moto au tout terrain, en mettant au point l'amortisseur Intelligent.

En accord avec le constructeur, il fonde avec trois amis ingénieurs et un financier, la société Soben en avril 2005.

Le produit phare de la toute jeune entreprise est un amortisseur semi-actif : la loi d'amortissement s'adapte en fonction de l'état de la route et du type de conduite.
En pratique, le découplage des paramètres, c'est-à-dire l'adaptabilité des lois de comportement, s'effectue grâce à des restrictions de passages d'huile, via des assemblages de valves spécifiques à chaque phase de fonctionnement de l'amortisseur.
Et cela, indépendamment des phénomènes thermiques.

La start-up occupe une niche judicieuse entre l'offre artisanale propre à la compétition et la production en grande série.

- Président fondateur de Soben
- 28 ans
- Ingénieur de l'ISAT (Institut Sp. De l'automobile et des transports)





ENTREPRENEURS

.Alexandre Zapolski


Ingénieur de l'institut national des télécommunications Alexandre Zapolski, est le fondateur et le pdg de Linagora une société de services en logiciel libre (SS2L). La première du genre.

Cette société accompagne les administrations et les entreprises dans l'intégration de solutions informatiques à base de logiciels libres. Son objectif est de les libérer d'éditeurs de logiciels propriétaires comme Microsoft, Oracle ou Adobe.

Elle propose ses services dans huit domaines d'application : annuaires, gestion de contenu, supervision, communication de groupe, sécurité et cryptologie, bureautique, bases de données, et machines virtuelles Java. Et pour convaincre les clients, elle n'a pas hésité à s'allier avec des grands intégrateurs tels que Cap Gemini, Accenture, Steria et IBM.

Depuis sa création en mai 2000, Linagora, basée à Paris, connaît une croissance soutenue.

Avec 65 personnes aujourd'hui, elle espère réaliser un chiffre d'affaires de 3,5 millions d'euros en 2005, contre 2,7 millions en 2004.


Alexandre Zapolski
- 29 ans




Pierre-Paul Jobert


Après avoir travaillé pendant une vingtaine d'année chez l'ex-Thomson-CSF, Pierre-Paul Jobert se lance dans la création d'entreprise en septembre 2000.

A Moirans, près de Grenoble, il fonde DGTec, pour développer et fabriquer des matériaux céramiques nanostructurés. Il utilise pour cela des poudres dont la structure de grain va de quelques nanomètres à quelques microns. La société possède plusieurs procédés complémentaires de fabrication qu'elle a elle même mis au point après deux ans de développement.

Sa maîtrise de la taille des nanostructures lui permet de proposer des solutions pour trois familles d'applications : les matériaux luminescents, les renforts de composés organiques et les pigments submicroniques.

Son mérite est aussi de se développer avec ses seuls fonds propres et un emprunt de 1,5 million d'euros auprès d'Isère Entreprendre.
DGTec prévoit un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros en 2007 pour un effectif de 22 personnes, contre 1 million d'euros pour 14 personnes en 2005.

50 ans
Ingénieur ESPCI et Enserg




François Bourdoncle


Après avoir travaillé aux Etats-Unis, notamment chez chez AltaVista, François Bourdoncle a fondé la société Exalead il y à cinq ans, pour développer et commercialiser un moteur de recherche de documents particulièrement innovant.

Alors que les moteurs traditionnels se spécialisent dans la recAherche sur le Web, l'Intranet de l'entreprise ou le poste personnel, le moteur d'Exalead couvre, lui, les trois applications à la fois, avec trois versions basées sur le même cœur technologique.

Architecture ouverte, indexation en temps réel, techniques linguistiques avancées... Par certains aspects, il est même considéré comme plus performant que ses concurrents américains.
Selon une enquête réalisée en septembre dernier par Business Week sur son site Web, ce moteur s'est imposé comme le troisième moteur de recherche sur Internet, derrière Google et Yahoo.
A la fin de l'année, il devrait compter 4 milliards de pages indexées, le double d'aujourd'hui.

La société emploie 40 personnes et dispose de filiales aux Etats-Unis et en Italie.
Elle prévoit un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros en 2005, le double de celui réalisé en 2004.


- X-Mines
- Mastère en sciences informatiques de Normale Sup et Docteur en informatique
- 41 ans




INNOVATION

Un Multi-capteur de gaz portable


Surveiller la qualité de l'air ambiant et prévenir la présence de composés toxiques sur les lieux de travail, tel est la finalité du détecteur de gaz portable développé par Lionel Hairault.

Cinq années de recherche au sein du CEA au laboratoire Le Ripault, lui ont été nécessaires pour lever les verrous technologiqueAs et finalement concevoir un multicapteur de gaz qualifié pour la détection de composés nitroaromatiques.

Ce capteur chimique à bas coût, facile à utiliser et à transporter, repose sur la mise en oeuvre d'un système de transduction de type microbalance à quartz.
L'innovation consiste à intégrer plusieurs microbalances, revêtues chacune d'un matériau sensible différent et présentant des sélectivités complémentaires, afin d'augmenter la fiabilité et la sélectivité globale de la mesure.

Ce capteur est capable de détecter une molécule nitroaromatique parmi 10 millions de molécules d'air (0,1 ppm).

L'une des applications visées est la détection de très faibles concentrations de composés dangereux ou d'explosifs utilisés à des fins terroristes.

Lionel HAIRAULT
29 ans
ingénieur chimiste ENSCP (Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris).




Gant bioactif à l'épreuve des virus


L'idée de mettre au point un gant destiné à protéger le personnel soignant des risques de contamination virale a germé en 1993.
Dix ans collaboration entre le laboratoire mulhousien du Professeur Riess et la société Hutchinson Santé ont été nécessaires pour aboutir à la certification de ce gant en tant que dispositif médical.

Récemment commercialisé, ce gant est constitué d'un matériau sandwich à trois coucheAs. La couche centrale contient un liquide désinfectant. Si un objet perfore le gant et blesse la main du chirurgien ou d'une infirmière, par exemple, le liquide est dispersé sous forme de micro gouttelettes sur l'objet et projeté sur la plaie.

Raffi Krikorian et Pierre Hoerner ont effectué des travaux complémentaires pour mener à bien ce projet.
Le premier a soutenu sa thèse de doctorat en 2001 sur la manière de stabiliser les émulsions mises en œuvre pour la fabrication du gant. Le second s'est penché sur l'étude des matériaux constitutifs du gant et sur son industrialisation.

Raffi Krikorian
33 ans
Responsable technique Hutchinson Santé
Ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse
Docteur en chimie de l'université de Haute Alsace

Pierre Hoerner
35 ans
Directeur d'Hutchinson Santé
Ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse
Docteur en chimie de l'université de Haute Alsace




Procédé de nitruration d'alliages d'aluminium


Denis Busardo, responsable scientifique de Quertech Ingénierie a développé avec son équipe un procédé de nitruration qui augmente fortement les caractéristiques mécaniques en surface des alliages d'aluminium.

Ils ont conçu un procédé et une machine à commandes numériques permettant d'implanter des ions d'azote multi énergies issus d'une source ECR (Electron cyclotron resonance) sur une pièce en aluminium. La source d'ions est conteAnue dans une petite bouteille magnétique.

Résultat : la dureté superficielle augmente de 400 %, tandis que les propriétés mécaniques de la masse de la pièce sont conservées. Autre atout, la température du traitement qui est inférieure à 120 °C.

Le premier marché visé par Quertech Ingénierie est celui des moules de plasturgie où des économies importantes sont envisageables. D'autres secteurs comme l'automobile et l'aéronautique sont aussi concernés, là où on cherche à améliorer la résistance des pièces à la corrosion, la lubrification dans des conditions extrêmes ou la dureté de composants de moteurs.

-42 ans
-Ingénieur Ismra Ensi de Caen
-Docteur en physique spécialisé dans les applications industrielles des faisceaux d'ions lourds






PROJET INDUSTRIEL



La Logan

C'est avec scepticisme, au départ que les ingénieurs de Renault avaient reçu le projet de Louis Schweitzer, à l'époque Pdg du constructeur de fabriquer une voiture à 5 000 euros. Mais les ils se sont mis au travail, avec de plus en plus d'enthousiasme au fur et à mesure que le projet avançait.

Aujourd'hui, l'usine de Pitesti (en Roumanie), qui fabrique cette berline familiale au rythme de 200 000 véhicule par an ne fait plus face à toutes les demandes. C'est dire si les participants au projet Logan, ont réussi leur pari : concevoir et fAabriquer une voiture moderne - elle respecte les normes environnementales et de sécurité en vigueur dans la CE- en comprimant au maximum les coûts.

A cette fin beaucoup d'ingéniosité a été nécessaire, comme la redéfinition des méthodes de travail, l'utilisation de composants et de technologies déjà éprouvés et la mise en place du pilotage par les coûts.

Mais il a aussi fallu innover, avec notamment la mise en œuvre de prototypes virtuels ce qui constitue une véritable rupture technologique. Le numérique remplaçant certains prototypes physiques, plusieurs phases de développement ont été réduites à quelques semaines au lieu de quelques mois.

Le projet global a été dirigé par Jean-Marie Hurtiger, qui a coordonné le travail de 12 chefs de projets.


Jean-Marie Hurtiger
* Directeur du projet X90
* 54 ans
* Ingénieur de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées et titulaire d'un MBA de l'Insead




Pivot composite pour turbines hydroélectriques


C'est lors du gigantesque projet de centrale hydroélectrioque des « 3 Gorges » en Chine qu'Alstom a lancé les premiers essais à grande échelle pour mettre au point de nouveaux matériaux pour les pivots capables de supporter des rotors de 6000 tonnes des turbines hydroélectriques.

Il a été confié à Céline Mahieux, qui dirige les programmes de chAangement technologique et économique chez Alstom Power.

Un banc d'essai unique au monde a permis de pénétrer les secrets du fonctionnement de ces organes et d'éliminer certains matériaux comme le téflon qui présentait des phénomènes de fluage.

L'effort de développement, chiffré à 2,5 millions d'euros sur cinq ans, a été couronné par la naissance d'un matériau à hautes performances baptisé Polypad.
Ce composite breveté a passé avec brio le baptême du feu dans la centrale de Mühleberg en Suisse.
Les dimensions des pivots sont réduites de moitié, la perte d'énergie est réduite de 50%, la tenue mécanique est à toute épreuve... les bénéfices de ces innovations sont très éloquents.


* 32 ans
* Ingénieur de l'Université de Technologie de Compiègne, Mastère en matériaux, Doctorat (Ph.D.) en mécanique et matériaux de Virginia Polytechnic Institute and State University (USA)




  

 

Robert Lafontan et Jesus Morales pour l'A380 et sa logistique

Pour concevoir et fabriquer le plus gros avion commercial jamais construit Airbus a du innover en matière d'organisation, d'industrialisation de logistique et de technologie.

L'A380, avion à 2 ponts capable d'emporter une charge marchande de 150 t est le fruit d'un programme d'exception. L'équipe projet d'une quarantaine d'ingénieurs au dépAart a réuni jusqu'à 500 personnes ; Et au plus fort du développement, elle a fait travailler, sous forme collaborative, jusqu'à 8000 personnes en comptant les partenaires équipementiers.

Au plan technique, les défis en matière de performances ont été relevés, entre autre, grâce, à une large utilisation de matériaux composites, qui représentent 25% du poids total de l'appareil, à la mise au point de commandes hydrauliques à haute pression, à la conception d'une motorisation à plus faible consommation et moins bruyante.

La logistique mise en place est un véritable projet dans le projet qui a réuni une équipe multi-nationale de 150 ingénieurs.

Le défi consistait à rassembler en vingt jours à Toulouse les six morceaux principaux de l'avion en provenance de Hambourg, de Cadix, de Naples, de Broughton et de Saint-Nazaire. Sachant que ces 'morceaux' pouvaient mesurer jusqu'à 25 m et peser 45 t !

Il a fallu utiliser plusieurs modes de transport (maritimes, fluvial et routiers), construire des infrastructures portuaires, modifier le gabarit des routes et concevoir des matériels originaux notamment pour le franchissement des ouvrages classés.

Il a fallu recourir à des moyens techniques exceptionnels comme des capteurs d'accélération sur les navires et des capteurs de courant dans le lit de la Garonne, conduire des camions par ordinateur et GPS, etc.

Il a aussi fallu et user de diplomatie avec les pouvoirs publics concernées et les associations écologistes.

Et après 4 ans de préparation, la réussite a été Acomplète dès le premier voyage !

Robert Lafontant Directeur technique de l'A380
54 ans Sup'Aéro (Ecole Nationale Supérieure de l'aéronautique et de l'espace)

Jesus Morales Responsable de l'équipe projet logistique de l'A380Aujourd'hui Responsable de la coopération industrielle pour l'A350

52 ans Ingénieur de l'école supérieure d'ingénieur aéronautique de l'université polytechnique de Madrid





Industrialisation d'un procédé de fonderie à modèle perdu

La fonderie à modèle perdu est utilisée depuis longtemps pour produire des pièces simples en aluminium.
Mais Frédéric Demoly, chef de projet industrialisation à l'usine PSA de Charleville-Mézières a décidé de l'adapter à la fabrication d'une pièce complexe, la culasse d'un moteur à essence.

Cette véritable gageure a rassemblé douze partenaires dans le cadre d'une coopération avec BMW.

L'objectif a été atteint en deux ans avec la mise en place de trois chantiers de moulage produisant chacun une culasse par minute avec un effectif global de 150 personnes.
De quoi produire 760 000 culasses par an.

Premier bénéfice obtenu : la réduction de 16% du prix dAe revient par rapport à la fabrication conventionnelle, bien que la nouvelle culasse soit plus complexe et fonctionnellement enrichie.
De nombreuses innovations ont été mises en œuvre dans ce projet, comme l'utilisation de la technologie de prototypage rapide par stratoconception pour la réalisation de l'outillage d'injection des modèles ; La mise au point d'un polystyrène expansible spécifique à ces modèles ou la création avec un fournisseur d'une nouvelle génération de tables vibrantes pour le compactage du sable de moulage.

Ce développement a également éliminé le spectre d'une délocalisation, puisque l'activité fonderie a pu se maintenir et se développer à Charleville-Mézières.


48 ans
Formation d'ingénieur continue par alternance (IT2I)




SCIENCE



La micro-caméra spatiale de la sonde Rosetta


La mission spatiale Rosetta de l'Agence spatiale européenne (Esa) s'est donné pour objectif d'effectuer la première exploration rapprochée d'une comète.

Le point clé de cette mission est de réaliser des images de haute qualité.
Pour cela une micro-caméra a été développée par Alain Soufflot et ses collègues de l'Institut d'Astrophysique spatial d'Orsay. Elle répond à un cahier des charges rigoureux de résistance sur le long terme, aux vibrations, à la température, aux rayonnements, etc.

Lancé il y Aa un an par une fusée Ariane V, ce dispositif n'atteindra la comète Churyumov-Gérasimenko pour s'y poser, qu'en 2014.

La micro-caméra tient dans un cube d'environ 5 cm de coté et ne pèse que 95 g. Elle est placée dans un boîtier céramique hermétique muni d'une fenêtre de saphir transparente dans le visible.

Le système contient un détecteur optique de 1024x1024 pixels et 9 couches de circuits imprimés fins. Il consomme 1,6 W et supporte une dose de 10 000 rads en radiations cumulées.

Cette caméra pourrait avoir d'autre application pour la surveillance voir pour le médical après une nouvelle étape de miniaturisation.

-Chef de projets spatiaux
-62 ans
-Ingénieur de l'Ecole française de radioélectricité et d'électronique, avec une spécialisation à l'Ecole nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace.





Imagerie 3D de cellules vivantes non adhérentes

Spencer Shorte de l'Institut Pasteur et Bernard Chalmond de l'ENS Cachan ont conçu et breveté une méthode d'imagerie 3D de cellules vivantes non adhérentes.

Cette technique permet d'observer des cellules non visualisables en microscopie confocale et assure une acquisition d'images à très haute vitesse (quelques millisecondes).

Pour y parvenir, les chercheurs ont travaillé sur la Amanipulation de cellules uniques par la combinaison de champs diélectrophorétiques et de systèmes microfluidiques.
Ils immobilisent ainsi en suspension des cellules individuelles et peuvent les faire pivoter autour d'un plan focal donné grâce à des champs magnétiques.

Ce procédé destiné à la biologie cellulaire permet d'observer des cellules souches, des cellules sanguines, etc.
Son automatisation est en cours et devrait conduire à la fabrication d'une nouvelle machine de tomographie.

C'est un outil qui assure des analyses à haut débit de cellules vivantes et ouvre de nouvelles voies pour le criblage de molécules thérapeutiques et la recherche de médicaments.


Spencer Short
-Directeur de l'Imagopole et de la plate-forme d'imagerie dynamique de l'Institut Pasteur
-39 ans
-Docteur en biochimie et biologie cellulaire de l'université de Bristol (Grande-Bretagne)


Bernard Chalmond
-Professeur au Centre de mathématiques et de leurs applications de l'ENS Cachan

Olivier Renault




L'interféromètre du VLT


Le VLT (Very Large Telescope) installé au Chili a fait exploser les limites qu'on croyait assignées aux télescopes terrestres.
Il le doit à son optique adaptative qui se joue des perturbations atmosphériques et surtout de la mise en réseau de ses miroirs deA 8 mètres de diamètre selon le principe de l'interférométrie.

Fabien Malbet, chargé de recherche au CNRS, est responsable scientifique de l'instrument Amber, qui a pulvérisé - d'un facteur 25 ! - les meilleures résolutions angulaires, puisque il atteint 1 à 2 milisecondes d'arc.

De fait, l'interférométrie, crée un télescope virtuel d'une taille égale à la distance entre les deux miroirs les plus éloignés.
Autrement dit, le dispositif est équivalent à un miroir virtuel de 200 m de diamètre.

La lumière provenant des miroirs est véhiculée par fibre optique avant d'être « mixée ». Toute la difficulté tient au respect de la conservation des phases de chaque source.
Un très bel exploit technologique : techniques nanométriques pour l'usinage des optiques, couches minces optiques, lignes à retard précises et stables...
Amber donne accès à la bande spectrale du proche infrarouge.

L'instrument permet l'observation directe des exoplanètes ou l'étude de l'environnement d'un trou noir.


Fabien Malbet
- 38 ans
- Doctorat en Astrophysique, agrégation de physique, ENS




DEVELOPPEMENT DURABLE



Un système complet de vélos en libre service


2 000 vélos répartis dans 200 stations libre-service. A Lyon, l'intermodalité des transportAs n'est plus un vœu pieu. Depuis mai 2005, moyennant un abonnement ou un simple paiement par carte à puce, les lyonnais ou toute personne de passage peuvent emprunter, 24h sur 24 et
7 jours sur 7, l'un des vélos mis à leur disposition à travers la ville par la société JCDecaux le spécialiste du mobilier urbain.

Pour réaliser ce système une équipe d'ingénieurs dirigée par Xavier Hubert a conçu un vélo répondant aux exigences du libre service. Un ensemble de dispositifs (bornettes de stationnement, anti-vols, garde-boue autofreinant, valve spéciale, par exemple) ont été mis au point et brevetés.
Mais aussi une carte électronique intégrée capable de superviser les organes vitaux du vélo (avec entre autre un test automatique à chaque remisage sur une borne), de piloter les lumières et l'alarme afin de garantir la sécurité de l'usager et de lutter contre le vandalisme.

A cela s'ajoute un système informatisé de location et de gestion de flotte.

Le succès du projet est total puisque après seulement 3 mois de service 1,2 millions de kilomètres ont été enregistrés avec jusqu'à 12 000 locations par jour.
Les hollandais et les allemands sont déjà venus examiner ce système.


Directeur industriel du groupe JCDecaux
*46 ans
*X-Télécom Paris





Insonorisation des entrées d'air des réacteurs


Comment réduire la nuisance sonore autour des aéroports ? En réduisant le bruit émis par la soufflantAe des turboréacteurs. Pour ce faire, Hervé Batard Chef du Service Acoustique Nacelle d'Airbus a proposé la suppression complète des joints d'assemblage présents dans les entrées d'air des turboréacteurs.

Mais il lui a d'abord fallu convaincre que ces joints, de dimension modeste, avaient une réelle et grande importance sur le bruit émis. La preuve a été faite grâce à une simulation acoustique par éléments finis, très poussée.

La suppression a ensuite été obtenue grâce à une nouvelle architecture de nacelle en une seule pièce. Cela a demandé : la mise au point de nouveaux matériaux absorbants et de nouveaux procédés de fabrication notamment pour draper, bobiner et mouler la pièce en composite.

Mais le résultat en valait la peine : le bruit de la soufflante a été réduit de 8 dB sur l'A380, premier avion à bénéficier de cette innovation.

Hervé Batard
*41 ans
*Docteur en acoustique de l'Université Paris 7





  

Nouveau matériau à matrice d'argile


Hervé Demais, directeur de la R&D de la Sté Olmix et Anca Lucia Laza, ingénieur de recherche, ont mis au point en deux ans, un nouveau matériau hybride à matrice d'argile intercalé avec un biopolymère extrait des algues vertes.

L'argile et c'est une première, acquière de nouvelles pAropriétés parce que les microfeuilles qui composent sa structure fine sont maintenant séparés par des espace 10 fois plus grand.

Le procédé de fabrication est naturel. Il ne nécessite aucun solvant. Les algues vertes sont des déchets.

Ce matériau vise deux marchés.

Le premier est celui de la nutrition animale. Ajoutée aux céréales alimentaires, la nouvelle argile piège et rend inoffensives les toxines que produisent les champignons qui se développent lors du stockage des céréales. Il évite aussi d'administrer des antibiotiques régulateurs de flore aux animaux ainsi nourris.

Le second marché, très différents est celui des polymères. En effet, à partir du matériau hybride on obtient par un procédé thermodynamique des nanoparticules d'argiles. Ces dernières servent de charges dans la fabrication de pièces en plastiques et leur confèrent de meilleures propriétés thermiques et mécaniques. L'automobile déjà est enthousiaste.



Hervé Demais
*Directeur de la Recherche et du développement d'Olmix
*47 ans
*Docteur Vétérinaire

Anca Lucia Laza
*Ingénieur-thésard au Laboratoire de matériaux à porosité contrôlée de l'ENSCMu / CNRS
*30 ans
*Ingénieur de l'université polytechnique de Timisoara (Roumanie)






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