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« Les leviers technologiques traditionnels ne suffisent plus à compenser la croissance du trafic aérien », prévient Philippe Beaumier (Onera)

Propos recueillis par Aline Nippert
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« Les leviers technologiques traditionnels ne suffisent plus à compenser la croissance du trafic aérien », prévient Philippe Beaumier (Onera)

Philippe Beaumier, le directeur de l'aéronautique civile à l'Onera.

© D.R.

Les projets autour du développement d’un « avion vert » se multiplient. Objectif : produire un appareil ultra-sobre dès 2035. L’ampleur de la mobilisation de l’industrie et de la recherche suffira-t-elle à tenir les engagements de la filière ? Le point avec Philippe Beaumier, le directeur de l'aéronautique civile à l'Onera.

La décarbonation de l’aérien est désormais un axe fort pour de nombreux domaines. Comment se mobilise l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera) sur ce sujet ?

Environ 40 % des recherches de l’Onera sont dédiées à l’aéronautique civile (à côté du spatial et de la défense). Parmi elles, environ 40 % visent à réduire l’impact environnemental du transport aérien, mobilisant à peu près 300 chercheurs pour un budget supérieur à 35 millions d’euros par an. Et la tendance est à la hausse : la part des recherches dédiée à cette question dépasse déjà 50 % de l’ensemble des activités aéronautiques pour l’année 2021 !

Comment expliquer cette accélération ?

Nous avons pris conscience que les leviers technologiques traditionnellement actionnés pour réduire la consommation de carburant (et donc des émissions de CO2) – diminution de la masse et de la traînée aérodynamique, amélioration de l’efficacité des moteurs… – ne suffisent plus à compenser la croissance du trafic aérien. Or nous ne devons pas seulement stabiliser les émissions, nous devons les réduire fortement ! Seules des ruptures technologiques nous permettront d’atteindre l’objectif formulé par le Groupe d’action du transport aérien (Atag) de réduction de 50 % des émissions de CO2 à l’horizon 2050 par rapport à 2005.

L’idée de l’avion à hydrogène n’est pas nouvelle. Pourquoi a-t-elle été si peu étudiée avant 2021 ?

Si l’on souhaite décarboner l’aviation, outre une utilisation plus poussée des carburants de synthèse durables[…]

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