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Les crises d’asthme sous contrôle

Ridha Loukil

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Les crises d’asthme sous contrôle

Le détecteur d'asthme de Siemens s'utilise comme un alcootest.

En analysant l’haleine, le capteur développé par Siemens détecte les signes annonciateurs d’une crise d’asthmes plusieurs heures en avance.

Une bonne nouvelle pour les asthmatiques. Des chercheurs de Siemens viennent de développer un capteur de gaz leur donnant les moyens de mettre leur maladie sous contrôle. En analysant l’haleine, il peut prédire, des heures à l'avance, la survenue d’une crise d'asthme.

L'un des signes annonciateurs d’une attaque d’asthme est le début d’inflammation des bronches. Mais le patient ne ressent rien dans cette phase amont. Pourtant ceci augmente le taux de monoxyde d'azote (NO) dans son haleine. La détection de ce signe permettrait au patient de prendre des médicaments anti-inflammatoires à temps pour prévenir une attaque. Sans cela, quand l'inflammation devient intense, les passages d'air se resserrent, provoquant une crise d'asthme. Ces attaques peuvent être si graves que le patient doit alors être hospitalisé, ce qui explique pourquoi de nombreuses personnes souffrant d'asthme prennent préventivement et de manière régulière des médicaments anti-inflammatoires.

Alerter un jour avant une crise aiguë

Le capteur de gaz proposé par les chercheurs de Siemens mesure des quantités aussi petites qu'un ppb (partie par milliard). Selon l'industriel, le prototype est aussi sensible que les gros appareils disponibles aujourd’hui dans les hôpitaux, tout en étant moins coûteux. Il peut ainsi détecter les augmentations de NO un jour avant une crise d'asthme aiguë.

A peine plus grand qu'un téléphone mobile, il offre aussi l’avantage d’être portable.
Le capteur développé par Siemens permettra aux patients de gérer eux même leur maladie. L’objectif étant de prendre moins de médicaments et de n’augmenter la dose que quand c'est vraiment nécessaire. 

Lors de l'analyse de l'haleine du patient, le capteur convertit d'abord le monoxyde d'azote en dioxyde d'azote. Seules les particules signalant une attaque adhérent à sa surface . Cela génère une tension qui est mesurée par un transistor à effet de champ. L'intensité de la tension dépend directement de la quantité de monoxyde d'azote dans l'haleine. Sur la base de cette valeur, le patient peut décider quelle dose de médicament anti-inflammatoire il doit prendre. 

Un autre type de capteur, basé sur l’analyse du souffle, est à l'étude. Il permettrait aux athlètes de vérifier s’ils font assez d'exercice pour brûler les graisses. Le principe de détection est le même, sauf que le système mesure cette fois le niveau de l'acétone. Ce produit est généré dans le corps quand la graisse est brûlée et il est également détectable dans l'haleine.

Ridha Loukil

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