Nous suivre Industrie Techno

abonné

Dossiers

Les composites mettent le cap sur la haute cadence

Alexandre Couto
Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Les composites mettent le cap sur la haute cadence

L'usine Daher de Nantes a investi dans les technologies de placement de fibres automatisées pour produire en masse des pièces composites thermoplastiques pour l'aéronautique. Ici, le drapage d'une porte de train d'atterrissage de l'Airbus A350.

© Alizee DUCASSE-MALOT/ Daher

Matériaux complexes par excellence, les composites ont progressé dans de nombreux secteurs. Pour aller plus loin, notamment dans l’aéronautique et l’automobile, monter en cadence s’impose.

Toujours plus vite et à coût maîtrisé ! Les composites ont amorcé leur transition vers une production industrielle, s’affranchissant progressivement des procédés de fabrication manuels jusqu’alors dominants. La raison ? Une demande croissante des secteurs aéronautique et automobile pour ces matériaux aussi solides que l’acier et plus légers que l’aluminium. Cette combinaison de propriétés a priori antagonistes repose sur l’incorporation d’un renfort fibreux (fibre de verre ou de carbone) dans une matrice polymère (thermodurcissable ou thermoplastique). Elle permet d’alléger les véhicules, réduisant ainsi de manière significative leur consommation de carburant et les émissions de CO2 associées. 

Depuis une décennie, les constructeurs automobiles cherchent à intégrer davantage de composites dans les véhicules particuliers. Certains experts prévoyaient, au tournant des années 2010, une véritable « révolution composite », avec la production en masse de véhicules au châssis 100 % composite. Celle-ci a fait long feu. « Même si c’est techniquement réalisable, les composites n’ont pas encore trouvé leur place dans la caisse en blanc des véhicules, principalement pour des questions de coûts et de cadence, explique Marc Perraudin, le directeur des nouvelles énergies chez Plastic Omnium. Ce sont des matériaux très onéreux à produire car, outre le prix élevé des fibres de carbone, il faut souvent doubler, voire tripler, les lignes de production pour atteindre les cadences requises par le secteur automobile. »

Atteindre une répétabilité parfaite du procédé

Néanmoins, jusqu’à l’année dernière, marquée par l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19, la part des composites dans l’automobile et l’aéronautique a progressé de manière continue. Entre 2015 et 2019, ces matériaux ont augmenté de 10,3 % dans les transports terrestres, passant de 2,9 millions de tonnes à 3,2 millions de tonnes, selon JEC Composites. Parallèlement, ils sont de plus en plus présents dans les avions, au point d’être majoritaires dans la composition de certains appareils. Si l’Airbus A 320 ne possédait que quelques pièces en composites, principalement l’empennage, l’A 380 en intègre 25 % (caisson central et empennage), et l’A 350, 52 % (aile, fuselage, caisson central et empennage). Un niveau atteint par le Boeing 787 : constitué à 50 % de matériaux composites, il affiche une consommation globale qui est inférieure de 20 % à celle du Boeing 777, constitué de 12 % de composites. 

Le développement des composites sur ces marchés exigeants s’est accompagné de la mise au point de procédés industriels, dont certains arrivent tout juste à maturité. Ils doivent répondre à deux enjeux principaux : la montée en cadence de la production et la répétabilité. Des critères essentiels aussi bien pour l’automobile que pour l’aéronautique, malgré les différences entre ces secteurs. « Dans les deux cas, il faut une répétabilité parfaite du procédé, du placement des fibres jusqu’à[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

vous lisez un article d'Industries & Technologies N°1040

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2021 d'Industries & Technologies

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Vers des membres prosthétiques toujours plus humains

Vers des membres prosthétiques toujours plus humains

Lors de la conférence internationale Humanoids 2020, qui s'est déroulée du 19 au 21 juillet, le chercheur italien Antonio[…]

22/07/2021 | SantéRobots
[Video] Grâce à la simulation, Facebook apprend aux robots à s’adapter à différents terrains

[Video] Grâce à la simulation, Facebook apprend aux robots à s’adapter à différents terrains

Arrivée à maturité, l'impression 3D céramique gagne les applications techniques

Arrivée à maturité, l'impression 3D céramique gagne les applications techniques

Bosch inaugure son usine 4.0 de puces à 1 milliard d'euros en Allemagne

Bosch inaugure son usine 4.0 de puces à 1 milliard d'euros en Allemagne

Plus d'articles