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Les cartes open source séduisent l'industrie

Alain Clapaud
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Les cartes open source séduisent l'industrie

De plus en plus d’industriels s’intéressent aux cartes open source, une technologie issue des communautés de makers. Un moyen de concevoir rapidement des prototypes, mais aussi un levier pour attirer les ingénieurs les plus inventifs.

Dans l’industrie, les offres d’emploi pour des postes d’ingénieur en informatique embarquée s’accompagnent de plus en plus de compétences associées aux cartes de types Arduino ou Raspberry Pi. Ces cartes open source, issues du mouvement des makers, intéressent de plus en plus les industriels français, ainsi que les grandes sociétés d’ingénierie, qui voient dans ces solutions informatiques un moyen de prendre la température de l’esprit d’innovation des candidats, de leur connaissance du métier, ainsi que de leur capacité à exploiter de nouvelles solutions.

Mais en dehors de cette évaluation des compétences, ces cartes présentent de nombreux avantages pratiques qui trouvent des échos très favorables dans le domaine du prototypage des objets connectés. Leur implantation sur le marché est impressionnante. Selon une enquête réalisée fin 2018 par le distributeur électronique Farnell, 50 % des professionnels interrogés déclaraient utiliser des cartes de type Raspberry Pi ou BeagleBone Black. Principal débouché : la conception d’objets connectés. En effet, toujours selon Farnell, l’internet des objets (IoT) est désormais un moteur de ce marché et de nombreux ingénieurs imaginent les premières itérations des systèmes informatiques sur ces cartes avant même la mise en production des cartes électroniques des objets connectés. Outre leur faible coût d’acquisition, le premier avantage est de gagner du temps lors de la phase de prototypage afin de tester rapidement, et sans investissements importants, des concepts et de nouvelles idées de produit. « Ces cartes faciles d’accès nous permettent de mettre au point rapidement des démonstrateurs pour nos clients », explique Philippe Bourgault, le directeur technique d’Elsys Design, une société spécialisée dans la conception de systèmes embarqués. Cette approche a également l’avantage d’accélérer la mise sur le marché des produits IoT : les ingénieurs développent au plus vite les logiciels embarqués sur ces cartes standard, qui seront ensuite installés sur la carte électronique du produit final.

Large panel de microprocesseurs

Les outils disponibles sont pléthoriques. Arduino, Raspberry, Beagleboard, Micro:bit, Adafruit, LattePanda, Pycom, ou encore GoTronic… Ces modèles offrent un large panel de microprocesseurs, de capacités mémoire et de réseaux supportés, ce qui permet d’opter pour la carte la plus proche de celle qui équipera le produit final. Pour Saddem Ben Houia, ingénieur de développement sur les systèmes embarqués chez Akka Technologies, la communauté, composée à la fois de makers et d’ingénieurs en entreprise, représente un atout indéniable en faveur de l’adoption de ces solutions. « Les avantages d’Arduino et de Raspberry, notamment, c’est le réseau de développeurs qui connaissent ces plates-formes. Il est très aisé de trouver de l’aide sur les forums. C’est un point fort lorsqu’il faut monter en compétences sur ce type de carte. » Saddem Ben Houia, qui a eu l’occasion de programmer ces architectures informatiques dans le cadre d’un projet d’architecture IoT mené par Akka Technologies, émet toutefois certaines réserves : « Les cartes Arduino sont limitées en termes de ressources et vont plutôt être mises en œuvre pour effectuer des actions déterministes. Ces produits sont davantage des microcontrôleurs que des micro–ordinateurs. On ne peut pas demander à une carte Arduino d’effectuer des calculs importants sur les données ou lors des communi­cations. » L’ingénieur souligne que si ces cartes sont fiables et disposent d’une performance maîtrisée, elles ne peuvent en aucun cas se retrouver dans le produit final. Cependant, les développeurs repoussent sans cesse les limites de ces cartes et de nombreux ingénieurs se sont amusés à déployer des algorithmes d’intelligence artificielle ou des assistants vocaux sur Raspberry.

L’un des atouts majeurs[…]

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