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Le triomphe des INP

CHARLES FOUCAULT cfoucault@industrie-technologies.com

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Connues pour l'excellence de leur formation, les écoles d'ingénieurs de l'Hexagone brillent aussi par leurs capacités de recherche. Dans les labos, les enseignants-chercheurs portent des projets, publics ou en partenariat avec des industriels. Les doctorants qu'ils encadrent participent ainsi à l'innovation française et n'hésitent pas à déposer des brevets. Cette année encore, Industrie et Technologies vous livre son classement exclusif des écoles d'ingénieurs selon leur potentiel de recherche.

Pour la deuxième année consécutive, la politique de regroupement des INP de Grenoble et de Toulouse s'avère payante. Les deux instituts conservent leur place de champion et de dauphin de notre classement, basé sur leur potentiel de recherche. Dans leur sillage, les poursuivants se chamaillent : Mines ParisTech double l'Insa de Lyon, tandis que l'ESPCI ParisTech prend de vitesse Polytechnique. Non loin derrière, l'Isae affiche la plus belle progression en gagnant cinq places dans le classement, entrant ainsi dans le top 10. Issue du rapprochement de Supaéro et de l'Ensica en 2007, cette école spécialisée dans l'aéronautique semble trouver ses marques. Alors que l'Enac, Arts et Métiers ParisTech et l'Enseirb s'associent sous le label France Aerotech, l'Isae entreprend aussi d'exister à l'international. Avec d'autres établissements, il participe à la création d'un cursus européen pour la rentrée 2011 : l'Easi (European aerospace institute). Son potentiel de recherche ne peut qu'en sortir grandi, même s'il ne parviendra sans doute pas à réitérer de si tôt les 28 % de croissance en chiffre d'affaires (CA) de recherche enregistrés cette année. Juste devant, l'UTC fait aussi son entrée parmi les dix meilleures. La Picarde a compensé les 8 % de baisse de son chiffre d'affaires de recherche par une montée en puissance en dépôt de brevets et en accueil de doctorants. L'accession de ces deux écoles au sommet du tableau a été facilitée par les chutes notoires de l'Insa Toulouse et d'Arts et Métiers Paris Tech, cette dernière ayant perdu 30 % de son CA de recherche. Dans le peloton, les performances d'Agroparitech, de l'ECPM et de l'Isen sont aussi à souligner, portées par leur capacité à signer de nouveaux contrats.

Quinze écoles entrent dans notre classement

À noter, l'absence des onze écoles du réseau Polytech' (Paris-UPMC, Nice, Marseille, Grenoble...). Intégrées au sein d'universités, elles utilisent les moyens de leur établissement d'accueil, ce qui empêche l'évaluation de leur potentiel de recherche en propre. L'appel d'air créé par leur sortie de notre classement a tiré vers le haut l'ensemble des établissements moins bien classés qu'elles en 2010, ce qui explique le nombre important de progressions constaté (72 pour seulement 19 chutes). Quinze écoles en profitent pour faire leur apparition, alors que l'Enib de Brest, en dégringolant de 19 places, en sort.

FINANCEMENT PUBLIC

Seul un quart des cent écoles classées réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires de recherche via des partenariats industriels.

MÉTHODOLOGIE

Pour pouvoir comparer le comparable, nous avons conservé les trois critères choisis l'an dernier pour révéler le potentiel de recherche des écoles d'ingénieurs : le montant des contrats de recherche, le nombre de brevets déposés depuis 2006 et le nombre de doctorants et post-doctorants. Pour chaque critère la note de 100 est attribuée à l'école qui arrive en tête, les scores des autres écoles sont ensuite calculés au prorata. Le classement final découle de la moyenne des trois notes correspondant aux trois critères.

Les chiffres

464 millions d'euros c'est le chiffre d'affaires généré par les contrats de recherche des 100 premières écoles d'ingénieurs. Soit 17 millions de moins que l'an dernier. 1 953 c'est le nombre de brevets déposés collectivement par ces écoles lors des cinq dernières années. Soit 18 de plus que l'an dernier. 14 570 c'est le nombre de doctorants et de post-doctorants effectuant leurs recherches dans les laboratoires des écoles d'ingénieurs françaises. Soit 859 de moins que l'an dernier.

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