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Le téléphone mobile UMTS arrive enfin

Industrie et Technologies
Cannes 23-26 février. Au Congrès 3GSM, les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé le lancement de services d’ici à la fin de l’année. Les équipementiers étoffent l’offre de terminaux

Trois ans après le Japon, l’Europe voit le téléphone mobile de troisième génération devenir enfin une réalité. Le congrès 3GSM, la plus grande manifestation mondiale dans le domaine des mobiles, qui s’est tenu à Cannes du 23 au 26 février, a consacré l’entrée commerciale de l’UMTS, le successeur de la deuxième génération actuelle de portable GSM.

Après SFR, qui a annoncé en février dernier le lancement de son service au grand public en juin prochain, Orange, la filiale mobile de France Telecom, prévoit de lancer son service en Grande-Bretagne et en France au deuxième semestre 2004. Après un lancement test à Lille, Toulouse et Cannes, le service s’étendra à la fin de l’année à 20 villes dans l’Hexagone.

Aujourd’hui, une dizaine de services sont opérationnels dans huit pays européens. A la fin de l’année, on devrait compter 26 services différents.

Des opérateurs comme SFR ou Vodafone continuent à se plaindre de l’absence d’une offre variée de terminaux UMTS. Une situation que tentent de pallier les équipementiers. Ainsi, Motorola, qui en est à sa troisième génération de téléphones UMTS, a lancé deux nouveaux combinés, en plus des deux terminaux déjà disponibles.

 Siemens, qui commercialise pour le moment un produit en provenance de Motorola, prévoit d’introduire son propre terminal en octobre 2004. LG a présenté un terminal de visiophonie et compte en introduire un deuxième d’ici peu. Panasonic devrait lancer le sien à la fin de l’année.

La taille et le poids tendent à baisser puisque les nouveaux terminaux chez NEC, Samsung ou LG pèsent seulement 120 g. Mais ils chauffent vite (à cause des fonctions vidéo) et l’autonomie reste encore limitée (environ deux heures d’utilisation contre plusieurs jours pour la deuxième génération).

La difficulté vient du fait que les terminaux en Europe sont bi-mode. Pour assurer une continuité de service, ils combinent les modes GSM/GPRS et UMTS. En dehors des zones de couverture de l’UMTS, qui seront limitées au départ aux grandes agglomérations, le portable bascule automatiquement sur les réseaux GSM/GPRS.

Au Japon, les terminaux du service Foma de l’opérateur NTT DoCoMo sont uniquement UMTS. Un choix qui a permis un lancement plus rapide sans qu’il soit nécessaire d’attendre les progrès d’intégration électronique.

Les équipementiers travaillent déjà sur l’après-UMTS. Chez Ericsson, Siemens, Nortel ou Nokia, on parle déjà de HSDPA (High Speed Downlink Packet Access), une évolution en débit de l’UMTS, à l’image de Edge pour le GSM.

Motorola, qui a présenté le concept pour la première fois en 2000, parle de 3G et demi. Cette technologie, qui consiste à coder efficacement le signal, promet des vitesses de l’ordre de 3,6 Mbit/s dans un premier temps et jusqu’à 40 Mbit/s plus tard, contre 384 Kbit/s en UMTS.

Selon Motorola, elle devrait commercer à être déployée dès 2005.

Ridha Loukil

 

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