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Le robot usineur au banc d'essais

Industrie et  Technologies
Un démonstrateur de robot usineur vient d'être dévoilé à l'occasion du salon Industrie. Il servira à définir le potentiel et les limites de tels équipements.


Quels sont le potentiel et les limites d'un robot d'usinage ? Quels espoirs peut-on attendre de cette innovation technologique ? Pour y répondre le Cetim et plusieurs partenaires ont lancé une campagne d'essais, qui devrait durer jusqu'en septembre, sur une cellule conçue et fabriquée par Arck Ingénierie, filiale du groupe Segula Technologies. Celle-ci intègre un robot Staübli RX 170 HP doté d'une électro-broche Precise-Fisher capable d'usiner à grande vitesse (17 KW et 42 000 tr/mn).



Cette opération va bien plus loin que le simple montage d'une électro-broche au bout d'un bras robotisé. Afin de gagner en rigidité le robot a été amputé de son poignet et l'avant-bras a été entièrement reconçu pour intégrer l'électro-broche. Ainsi la fonderie même de l'avant-bras est nouvelle pour à la fois intégrer le support de l'électro-broche et son articulation motorisée, ainsi que tous les câbles et tuyaux servant à l'alimentation électrique et à la lubrification de la broche, ainsi qu'au refroidissement de l'usinage. De plus, le robot est également pressurisé, ce qui lui permet d'évoluer dans des conditions difficiles.



Conçue par Arck Ingénierie, la cellule très rigide dans laquelle est installé le robot réduit les vibrations grâce son bâti usiné, soudé et rempli de sable. Côtés logiciels, l'éditeur Delcam travaille sur la génération de la trajectoire du bras en cinq axes, tandis qu'Alma, grâce à ces post-processeurs convertit en langage robotique les fichiers FAO et les simule, afin de valider les parcours.

De multiples applications envisagées

Par cette opération, le Cetim s'intéresse en premier lieu à la précision d'usinage accessible par le robot. L'objectif visé est de se rapprocher des +/- 0,04 mm de répétabilité du robot RX170 HP standard.

Le cahier des charges des essais est bien rempli d'ici la fin septembre. Travail sur la commande numérique, mise au point des conditions de coupe, tests sur un grand nombre de matériaux (bois, pierre, inox, inconel, aluminium, acier, composite, résine, verre...), avec ou sans lubrification, permettront d'approcher les conditions extrêmes d'usinage.



Outre ses performances, ce robot usineur sera très bien placé sur le marché, tant en investissement qu'en exploitation. Il permettra aux ateliers d'envisager la réalisation de différentes opérations d'usinage (contournage, détourage, usinage de cordon de soudure, prototypage, polissage, perçage, taraudage...).

Côté application, ce robot d'usinage trouvera sa place dans de nombreux secteurs d'activité : industrie automobile ; horlogerie ;usinage du verre ; le bois mais aussi dans le nucléaire (pour les opérations de maintenance) ; l'aéronautique ou le ferroviaire.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.cetim.fr & http://www.staubli.com


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