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Le robot Ecorobotix cible les mauvaises herbes

Le robot Ecorobotix cible les mauvaises herbes

Ecorobotix désherbe les champs de betterave de la digiferme de Boigneville.

Grâce à ses capteurs, sa caméra et son GPS, le robot désherbeur mis au point par la start-up Ecorobotix est capable de pulvériser l'herbicide à la juste dose et au bon endroit, pour une agriculture de précision. 

Déloger les mauvaises herbes tout en préservant les sols ? Un défi que le robot agricole Ecorobotix, de la start-up suisse éponyme, pourrait bien relever ces prochaines années. Dans la digiferme de Boigneville, terrain de recherche et d’expérimentation mis en place par l’institut du végétal Arvalis, il s’exerce chaque jour à détruire plus précisément les mauvaises herbes des parcelles mises à sa disposition. Comment ? Muni de sa tablette ou de son smartphone, l’agriculteur sélectionne le type de culture (colza, betteraves, prairies pour l’instant) au sein duquel le robot va évoluer afin de le configurer.

Grâce à son GPS RTK, ses capteurs et sa caméra à l’avant, le robot vert et noir de 130 kilos, ainsi programmé, est alors capable d’avancer en respectant les lignes, et de repérer les mauvaises herbes qui se trouvent dedans ou en dehors, au regard de la banque d’images qu’il a préalablement intégrée. En condition optimale, ce sont 95% des mauvaises herbes qui sont détectées, à condition qu’elles fassent plus de 2 cm. Les deux bras articulés, dotés chacun d'une buse à leur extrémité, déposent alors une micro-dose d’herbicide à la racine. Une frappe chirurgicale qui lui permet d’utiliser 20 fois moins de produit que les méthodes conventionnelles, selon ses concepteurs.

Deux buses à chaque bras à l'avenir
Autonome, Ecorobotix fonctionne sans batterie, à l’énergie solaire, même par temps couvert. Des panneaux, situés sur le dessus, lui permettent de se déplacer à une vitesse moyenne de 0,4 mètre par seconde. Il est ainsi en mesure de traiter jusqu’à 3 hectares par jour. Sa vitesse variant en fonction de la densité d’adventices, il est surtout efficace sur des parcelles à faible ou moyenne densité.

Toujours en test, “le robot ne reconnaît pas encore très bien les mauvaises herbes, concède Antoine Brelot, technicien d’expérimentation à la digiferme. Et il lui faut encore une belle présence de rang pour se repérer”. Son utilisation ne remplace pas non plus le pulvérisateur. “Une application préalable d’herbicide est encore nécessaire, il vient en complément. Ecorobotix n’est pas là pour éviter le recours aux produits chimiques, mais pour réduire leur usage”, rappelle le technicien. A l’avenir, Ecorobotix pourrait se doter de deux buses - au lieu d’une - à chaque bras, afin de pouvoir diffuser deux herbicides différents : sélectif si les adventices se trouvent dans le rang de culture, non sélectif s’ils sont détectés entre les tranchées. Il devrait aussi s'essayer à un nouveau terrain de jeu : les champs d’oignons.

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