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Le prêt-à-porter passe à la 3D

Baptiste Cessieux
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Le prêt-à-porter passe à la 3D

Des vêtements en plastique à imprimer, découper et monter soi-même.

© postcouture colletive

Plusieurs designers s’y étaient essayés, notamment en Chine,  mais cette fois-ci, les vêtements imprimés en 3D surgissent dans l’univers du prêt-à-porter.  Six modèles de vêtements sont présentés lors de la Semaine de la Mode des Pays-Bas qui se tient du 17 au 25 octobre à Eindhoven. Loin d'être isolée, cette initiative se rapproche de plusieurs projets de relocalisation de la production portés, entre autres, par Adidas.

Imprimer sur des vêtements, la chose rappelle les boutiques permettant de personnaliser ses t-shirts qui fleurissaient durant les années 2000. Imprimer des vêtements en revanche, voilà une révolution attendue qui pourrait, à terme rapprocher la production du lieu d’achat. Adidas s’y essaie déjà avec son projet Futurecraft capable d’imprimer l’intégralité d’une chaussure par impression 3D. Une idée du sur-mesure capable d’aller jusqu’à l’adaptation de la future chaussure à tous les points de contacts du pied du futur acheteur. Pour les vêtements, la légèreté des tissus n’est pas encore possible mais un designer néerlandais, Martjin van Strien, vient de lancer une start-up permettant de personnaliser des vêtements à partir de plusieurs pièces de plastique souple.

Une fois sa future tenue choisie, l’acheteur peut télécharger sa pièce et la monter lui-même dans un fablab ou se la faire livrer en kit. Lorsque la fabrication est remise entre les mains de l’entreprise de van Strien, les vêtements sont imprimés en polytéréphtalate d'éthylène (PET) recyclé pour des prix variants de 40 à 130 euros. Selon l’artiste, les lignes épurées sont inspirées par l’architecture des ponts. Seulement six pièces sont disponibles pour le moment, mais le Néerlandais assure que des partenariats ont été noués avec d’autres designers afin d’étendre la gamme.

Ces deux exemples, peut-être anecdotiques, montrent surtout un changement dans la production grand public. Les industriels s’emparent du mouvement "maker" et proposent de relocaliser les productions. Dans le cas d’Adidas, un autre projet, la Speed factory, vise à créer rapidement des petites séries. Selon l’équipementier sportif, ce mode de production relocalisé permet de réduire à quarante jours le temps d’attente entre le dessin et la livraison. Contre plusieurs mois pour les productions de masse, externalisées depuis longtemps dans des pays où le coût de la main d’œuvre défie toutes concurrences… humaines.

>> Consultez notre dossier : + grand + précis + rapide : l'impression 3D repousse ses limites

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