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Le point sur le cryobroyage

Ludovic Fery
Le point sur le cryobroyage

Jon Trembley est responsable de l'activité cryobroyage et des applications alimentaires d'Air Products.

© DR

Vous-souvenez vous de ce qu’il advient du méchant dans Demolition Man ? Congelé à l’azote liquide, il explose en mille morceaux au premier choc. C’est peu ou prou le même traitement qu’Air Products applique à un grand nombre de matériaux (épices, médicaments, caoutchouc…), avec sa technique de cryobroyage. Jon Trembley, responsable de l’activité pour le groupe, nous présente les derniers développements.

Industrie & Teshnologies : Pourquoi choisir le cryobroyage plutôt qu’une autre technique ?

Jon Trembley : Il offre aux clients l’opportunité d'avoir une qualité de matériau qui est actuellement inatteignable avec le traitement à température ambiante ou les techniques de broyage traditionnelles. La demande peut être d’obtenir une granulométrie plus fine, d’avoir une répartition mieux contrôlée des particules suivant leur taille, d’améliorer leur morphologie de surface, leur écoulement…


I&T : Quels sont points que vous cherchez à améliorer dans vos centres d’essais ?

J.T. : Evidemment, nous nous intéressons à une utilisation plus efficace de l’azote liquide, qui représente une grande partie des coûts, mais nous cherchons également à optimiser la technologie elle-même : pour produire des matériaux plus fins, réduire la consommation d’énergie, faciliter le nettoyage et l’entretien. Nous avons même l’idée d’automatiser le contrôle de la taille des particules, mais c’est encore une idée pour l’instant…


I&T : Cela permettrait-il de récupérer séparément deux éléments d'un matériau hétérogène (élastomères, composites…) ?

J.T. : Oui, grâce à l’intégration d’un séparateur à air en ligne avec le cryobroyeur. Nous voyons cela comme la prochaine étape de développement. Nos clients pourraient entièrement contrôler le tri des particules au fur et à mesure de la transformation du matériau. Pour l’instant, il faut utiliser des systèmes de tamis qui indiquent seulement une perte de performance lorsqu’il est trop tard. Un séparateur à air est également plus flexible et permet le contrôle de la taille des particules de différentes façons, par exemple en enlevant un surplus.


I&T : Le cryobroyage s’importe-t-il en France ?

J.T. : Nous avons un de nos broyeurs installés chez AFT (Auxiliaire de Fabrication et de Transformation), qui a de fortes connexions avec l’industrie mais aussi une très bonne expérience du traitement des poudres. L’installation sera prochainement disponible pour des essais clients. Nous envisageons avec AFT des développements conjoints sur de nouveaux matériaux et équipements de broyage.
 

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