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Le palmarès 2009

LAURENT GUEZ lguez@industrie-technologies.com

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L'économie a besoin d'eux et pourtant la pénurie menace. Eux ? Ce sont les ingénieurs ! Les lauréats du Prix organisé par Industrie et Technologies, L'Usine Nouvelle, et le CNISF (Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France) prouvent pourtant que la France est encore un incroyable réservoir de talents.

Pour relever les défis économiques des prochaines années, de qui aurons-nous le plus besoin ? Des ingénieurs. Écart de compétitivité face aux pays émergents, rareté des ressources naturelles, nécessité d'innover pour s'imposer, allongement de l'espérance de vie, respect de la planète... Leur savoir-faire est au coeur de nos problèmes d'aujourd'hui, ils sont donc au coeur de nos solutions de demain. Alors, quand des spécialistes annoncent une prochaine pénurie dans notre pays, qui ne produit que 30 000 diplômés par an, à comparer aux 250 000 ingénieurs formés chaque année dans les universités indiennes ou aux quelque 500 000 à 600 000 ingénieurs et techniciens chinois, il y a de quoi s'inquiéter.

Des dizaines de candidatures étudiées avec soin

Ingénieur est pourtant un métier passionnant. C'est justement ce qu'illustre, pour la sixième fois consécutive, le Prix des ingénieurs de l'année, remis le 16 décembre dernier, en présence du ministre de l'Industrie Christian Estrosi. Le palmarès 2009 (lire pages suivantes) se révèle une nouvelle fois surprenant, émouvant, enthousiasmant. Sont ainsi primés les inventeurs d'une fibre indéchirable, d'un robot capable d'inspecter des zones à forte radiation, d'un revêtement mural dépolluant ; le concepteur d'une technologie pour insérer des composants dans un réservoir automobile thermoformé ou encore la créatrice de stations de lavage et de réparation de VTT.

La rédaction de votre magazine a reçu des dizaines de candidatures, qu'elle a épluchées et expertisées avec soin. Puis un jury, constitué de patrons de R et D et de scientifiques (lire ci-contre), s'est réuni le 28 octobre à Paris pour débattre et élire les lauréats. Ces ingénieurs de l'année 2009 sont pr imés pour leurs découvertes scientifiques, leurs développements astucieux ou un sens du service rarement reconnu à ces ambassadeurs du génie français. Formons donc ici un espoir : que leur exemple suscite des milliers de vocations.

LE JURY DU TROPHÉE

Des patrons de R et D et des scientifiques ont constitué notre jury Jean-Claude Lehmann Académie des technologies Benoît Maistre Alten Hubert Chameaud Association des instituts Carnot François Blin CNISF Xavier Fouger Dassault Systèmes Bertrand Dupont DBV Technology Roberto Rivoir E2V Bernard Maillard EdF Christophe Aufrère Faurecia Gilles Vourc'h Ford Motor Company Martine Planche Inpi Jean-François Laval Jacobs Nicolas Vermersch Michael Page Jean-Michel Vacherand Michelin Technology Center Ladoux Louis Berreur Nodal Laure Reinhart Oséo Ginès Martinez Réseau CTI François Gerin Siemens Bruno Bachimont UTC Guillaume Devauchelle Valeo

POUR UN JEUNE INGÉNIEUR DORIAN COLASIl fait souffler le vent ionique

LA TECHNOLOGIE - Le vent ionique permet de maîtriser les flux d'air autour des matériaux en générant des courants électriques. LES DÉBOUCHÉS - L'aéronautique, la microélectronique. Tout ce qui vole l'intéresse ! « Des ingénieurs qui travaillent autour d'une fusée, pour moi, c'est ça, le métier d'ingénieur », lance Dorian Colas. Entré à l'École centrale de Paris à la rentrée 2007, ce jeune passionné d'aéronautique s'accroche à son idée et, dès que l'occasion se présente, choisit de travailler dans son domaine de prédilection. Il est ainsi étudiant en deuxième année lorsqu'il décide, avec deux de ses camarades, Antoine Ferret et Ignazio Sciacca, de s'intéresser aux vents ioniques, une technologie qui permet de maîtriser les flux d'air sans l'intervention d'une machine. « Je me baladais avec Antoine dans les labos de recherche de l'école pour voir ce qui s'y faisait et Christophe Laux, enseignant-chercheur au laboratoire Énergétique, moléculaire, macroscopique et combustion de l'école, nous a proposé de nous frotter à cette technologie dans le cadre d'un projet imposé, raconte-t-il. Tout en nous prévenant qu'un thésard avait déjà travaillé dessus et que le projet avait été un peu laissé au repos... » Le défi ne les effraie pas. Toute l'année scolaire 2008-2009, les trois étudiants, soutenus par Christophe Laux, vont s'affairer pour mettre au point une configuration d'électrodes permettant de générer les vents ioniques. Avec, à la clé, la possibilité de développer des technologies qui réduisent la consommation des avions. « En très peu de temps, nous avons obtenu des résultats expérimentaux qui dépassaient toutes nos espérances », s'enthousiasme l'élève ingénieur, leader du groupe. Dorian Colas se passionne tellement pour ses recherches, qu'il n'hésite pas à travailler sur son projet même pendant ses vacances d'été, alors qu'en parallèle, il effectue un stage chez Dassault Aviation. Encore aujourd'hui, alors qu'il est passé haut la main en dernière année de Centrale, les vents ioniques demeurent au centre de ses préoccupations. « Je compte travailler sur le sujet pendant mes vacances, affirme-t-il. C'est uniquement par intérêt scientifique, c'est juste de la passion. J'ai vraiment été grisé par ce projet, car tout a tout de suite très bien marché. » Il est pourtant loin d'être inactif le reste du temps. À 23 ans, cet originaire de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dans les Yvelines, a été reçu au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston, aux États-Unis, pour y faire un master of science en deux ans. Toujours en lien avec l'aéronautique. Cette fois, il va travailler sur un projet de nouvelle génération d'avions, financé par Boeing et la Nasa, dont l'objectif est d'intégrer les turboréacteurs dans l'avion et non plus sous les ailes. De quoi faire, une fois encore, briller les yeux de ce jeune ingénieur en herbe. ARNAUD DUMAS redaction@industrie-technologies.com

POUR UN PROJET INDUSTRIEL JEAN-FRANÇOIS BÉRARDLes réservoirs innovent aussi !

LA TECHNOLOGIE - Un réservoir à carburant thermoformé intégrant les composants dès sa production. LES DÉBOUCHÉS - L'automobile essentiellement. Je ne suis que le modeste animateur de tout ça. » Ça ? C'est la conception, l'industrialisation et la production du TSBM, un réservoir à carburant thermoformé très innovant. Doté de peu d'ouvertures techniques, il limite les émissions d'hydrocarbures. Pour ce projet, Jean-François Bérard, le vice-président chargé de la R&D, de la stratégie, du marketing et de l'industrie d'Inergy Automotive Systems a dû gérer pas une, mais trois équipes. Et dans trois pays différents : la Belgique, la France et l'Allemagne. Les qualités de management et surtout le tempérament de Jean-François Bérard ne sont pas étrangers à la réussite du projet. « Il sait féliciter quand le travail est bien fait, reconnaît Pierre-François Tardy, le chef de projet industrialisation, son collaborateur depuis quatorze ans. Il booste les équipes, leur insuffle son énergie, sa motivation. » Jean-François est un homme de passion. Quand il évoque ses premiers contacts avec l'industrie dans l'usine de textile de son grand-père, il parle, avec le geste de celui qui tâte l'étoffe, de l'odeur de l'huile, de la laine... Il était fasciné par les cadres accrochés aux murs de la maison familiale, qui contenaient les brevets déposés par son grand-père paternel. Aujourd'hui, c'est lui, avec ses équipes, qui en dépose. CAROLE LEMBEZAT redaction@industrie-technologies.com

POUR UN ENTREPRENEUR CHRISTIAN VALSes composants miniatures sont en orbite

LA TECHNOLOGIE - Mise au point de modules électroniques miniatures par empilage des composants. LES DÉBOUCHÉS - Le médical et le spatial. A 68 ans, Christian Val n'envisage pas la retraite. Ingénieur diplômé de l'École nationale supérieure de céramique industrielle de Sèvres, auteur d'une thèse de doctorat sur la physique des matériaux, ancien de Thomson-CSF, le PDG de 3D Plus n'entend pas raccrocher ses gants. Avec 97 brevets à son actif, dont une vingtaine chez 3D Plus, il continue d'aller de l'avant pour faire croître son entreprise lancée en 1996 avec deux collègues, Pierre Maurice et Michel Leroy. « J'aurais pu rester tranquillement chez Thomson, mais les composants 3D sur lesquels je travaillais n'auraient alors pas été développés industriellement. » L'atout de l'entreprise ? Une technologie de miniaturisation des modules électroniques par empilage des composants. Sans connaître une seule défaillance, 30 000 modules tournent ou ont tourné autour de la Terre dans des satellites du Cnes (France), de l'ESA (Europe), ou de la Nasa (États-Unis). Pour tenir sa place, l'entreprise a établi des partenariats avec de grands laboratoires (CEA, CNRS, Fraunhofer...) et a débuté en 2002 les recherches sur une nouvelle technologie d'empilage qui réduit la taille des systèmes d'un facteur 20. Celle-ci est actuellement en phase de qualification. Elle trouvera des débouchés en particulier dans le médical. PATRICE DESMEDT redaction@industrie-technologies.com

POUR LA SCIENCE EX AEQUO JEAN-LUC GACHL'oeil des grands télescopes, c'est lui

LE PROJET - Le développement d'une caméra à lumière faible. LES DÉBOUCHÉS - L'astronomie, la recherche et la sécurité. On appelle ça une vocation. À 12 ans, Jean-Luc Gach visite l'Observatoire de Haute-Provence avec son père. Fasciné, il décrète que son avenir s'écrira dans l'astronomie. Et vingt-six ans plus tard, sa caméra équipe le plus grand télescope du monde (Grantecan aux îles Canaries). « Pour développer cette caméra, capable de prendre 1 500 images par seconde avec une sensibilité extrême, nous sommes partis du besoin des astronomes », rappelle Jean-Luc Gach, chercheur au laboratoire d'astrophysique de Marseille. La caméra Ocam devrait équiper Sphere, l'instrument d'observation de deuxième génération du Very Large Telescope (VLT) européen, installé au Chili. Il devra, à partir de 2011, prendre des images de planètes hors du système solaire, en orbite autour d'étoiles proches. « Pour obtenir des images de qualité, il faut corriger les défauts dus aux turbulences de l'atmosphère. C'est l'objectif d'un miroir déformable du VLT, qui réalise en temps réel les corrections optiques. Et c'est le rôle de la caméra de mesurer la lumière qui arrive pour piloter la déformation du miroir. Elle effectuera ces corrections des milliers de fois par seconde, au lieu de quelques centaines de fois. Et surtout, en très faible luminosité, puisqu'elle détecte des photons isolés. » Six prototypes sortiront du LAM et une entreprise de production, First Light Imaging, est en cours de création. THIERRY LUCAS redaction@industrie-technologies.com

POUR LA SCIENCE EX ÆQUO DELPHINE KELLERLa charmeuse du serpent

LE PROJET - Conception d'un robot de 10 mètres de long capable d'inspecter des réacteurs nucléaires comme Iter. LES DÉBOUCHÉS - La sécurité nucléaire. Avec ses deux collègues du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) Yann Perrot et Laurent Gargiulo, Delphine Keller, du laboratoire List CEA, a donné vie à un robot de 10 mètres de long, capable de se glisser dans les entrailles irradiées d'Iter... L'AIA - comprenez Articulated Inspection Arm - est un robot serpent qui explore des enfers technologiques inaccessibles à l'homme... Un véritable défi car pour ce type de projet, il n'existe aucun composant prêt à l'emploi. Il faut adapter, inventer, tester, réaliser l'électronique embarquée, mettre au point un système de contrôle commande en temps réel. « Dotée d'un caractère bien trempé, Delphine Keller avait les qualités humaines et scientifiques pour mener à terme ce projet, juge Yann Perrot. Il fallait des connaissances solides en mécanique et en modélisation, car les défis de conception d'un tel engin sont nombreux. » À 32 ans, elle a relevé le défi. Après avoir hésité un temps à lancer la phase de tests, l'opération a été maintenue et couronnée de succès. Delphine Keller a quitté son labo de Fontenay-aux-Roses pour d'autres aventures technologiques. Elle a intégré un autre bureau d'études : celui du CEA à Cadarache. MIREL SCHERER redaction@industrie-technologies.com

POUR UN DÉBUT PROMETTEUR KATARZYNA CHUDAUne toile de maître

LA TECHNOLOGIE - Une toile à peindre capable de capturer les formaldéhydes, des molécules nocives contenues dans l'air intérieur des bâtiments. LES DÉBOUCHÉS - Le bâtiment neuf et en rénovation. Une jeune femme née à Varsovie est parvenue à s'imposer dans l'une des entreprises du CAC 40. Comment ? En développant un revêtement mural innovant. À 33 ans, et en étroite collaboration avec son collègue Benjamin Blanchard, Katarzyna Chuda vient de mettre la touche finale à... une toile à peindre en fibre de verre, capable de piéger les formaldéhydes, des molécules nocives contenues dans l'air intérieur des bâtiments. Deux années de travail ont été nécessaires à cette ingénieure enthousiaste de Saint-Gobain Recherche, mordue de science dès son plus jeune âge. Après cinq années d'études supérieures en chimie à l'université de Lublin (Pologne), elle gagne la France et décroche un mastère de l'École nationale supérieure de chimie de Lille. Suivront trois années de thèse sur les polymères, toujours à Lille. « Je l'ai alors fait entrer dans notre équipe en 2005, explique Catherine Langlais, la directrice générale de Saint-Gobain Recherche. J'ai tout de suite été marquée par son leadership. Elle est exigeante avec les autres et avec elle-même. » Et les résultats sont là. OLIVIER JAMES redaction@industrie-technologies.com

POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE CORINNE VERDIERLe vélo dans la tête

LE PROJET - Concevoir et industrialiser des stations-service pour vélo. LES DÉBOUCHÉS - Les gares, les collectivités locales. Son rêve d'adolescente, elle l'a concrétisé dès qu'elle a eu son diplôme en poche. Corinne Verdier, 30 ans, s'est lancée en 2003 avec trois camarades de promotion, dont son futur mari Julien Lefebvre, dans la création d'entreprise. Objectif ? Développer et industrialiser des stations-service pour vélos tout-terrain. Lancé pendant ses études à l'École centrale de Lille, le projet (au départ un simple poste de lavage, de gonflage et de réparation) s'est matérialisé sous la forme d'équipements écoconçus faits d'acier galvanisé, de peinture sans solvant et d'éclairage à LED. Les deux premières années sont dures et le déclic intervient avec l'arrivée des vélos en libre-service à Lyon en 2005. « Tout le monde s'est mis à s'intéresser aux services autour du vélo », se souvient cette cycliste avertie. Altinnova développe alors son offre de produits et s'installe dans les centres-ville de Paris, Lyon, Strasbourg ou Dijon avec ses stations Altao. Depuis Altinnova est en croissance. Elle a recruté trois personnes (huit salariés au total) et devrait enregistrer un chiffre d'affaires de 1,3 million d'euros, contre 450 000 euros en 2008. Et va équiper 50 gares TER SNCF de Rhône-Alpes et Valence (Drôme) en mobilier urbain spécial cycle. ADRIEN CAHUZAC redaction@industrie-technologies.com

POUR L'INNOVATION PASCAL MONTÈSSa fibre de jean est très spatiale

LE PROJET - Développer un jean ultrarésistant à partir d'une fibre utilisée dans le spatial. LES DÉBOUCHÉS - Les motards, les tenues de travail pour environnements sévères. Pascal Montès a deux passions, la mode et la moto. Mais ce Bordelais a toujours regretté que les tenues de motard soient aussi peu « fashion ». C'est en creusant cette idée, qu'avec un ami, Pierre-Henry Servajean, il va développer une fibre indéchirable en tissant du jean et des tissus techniques utilisés dans Ariane 5. En 2005, l'Armalyth est officiellement brevetée et couronnée du prix de l'innovation de l'année par Oséo. Dans la foulée, les deux associés montent Esquad, concepteur d'articles vestimentaires pour la moto et plus largement la pratique des sports à risques. Le succès est fulgurant. Les écrans se régalent des images de ce Hummer de quatre tonnes suspendu à dix mètres du sol par une armature en jean. Mais avec un chiffre d'affaires encore inférieur à un million d'euros, l'entreprise manque de moyens. Elle a brûlé le cash injecté à la création, déjà mené une première restructuration et cherche d'urgence d'autres actionnaires... pour rester en piste. SYLVIE ANDREAU redaction@industrie-technologies.com

POUR L'ENSEMBLE DE SA CARRIÈRE DANIEL FERBECKLe père du métro automatique

LE PROJET - Conception et installation du VAL, le métro automatique lillois. La technologie essaimera un peu partout en France et dans le monde. Assis dans son fauteuil, il raconte sa vie professionnelle en distillant ses anecdotes. Comme ce censeur qui en Math Sup lui conseillait d'abandonner... En 1963, il était reçu dans plusieurs écoles dont Sup Aéro qu'il choisira. Sorti des amphis, il a le choix. À cette époque, il est très facile de trouver un poste d'ingénieur. Il refuse Nord-Aviation et Sud-Aviation, des « grosses entreprises, où les gens semblaient s'ennuyer ». Et opte en 1965 pour Matra « une PME dynamique, où son patron Jean-Luc Lagardère recrute de jeunes ingénieurs ». Il travaille un peu dans l'aérospatiale, un peu dans l'exploitation pétrolière offshore et fin 1971, Matra participe à un appel d'offres pour le métro automatique de Lille. Il devient chef du projet VAL à 33 ans. Ce sera l'aventure de sa vie. « Au départ il ne s'agissait que de relier la ville nouvelle et le centre de Lille, mais le très énergique président de la communauté urbaine, Arthur Notebart, m'avait dit : "Si vous pouvez me démontrer que cela marche, vous êtes capable de faire un vrai métro". » En 1982, l'exploitation commençait... Daniel Ferbeck enchaîne les succès à Chicago, à Taipei, ou à Toulouse. En 1991, c'est au tour d'Orlyval. « Ce fut une réussite technique, mais le bourgeois parisien n'aime pas être mélangé avec les banlieusards dans le RER ! » OLIVIER COGNASSE redaction@industrie-technologies.com

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