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Le monocoque du Vendée Globe : laboratoire de technologies

Le monocoque du Vendée Globe : laboratoire de technologies

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A l'occasion du Salon nautique international, qui se tient à Paris du 7 au 15 décembre, Intel a présenté les résultats de son partenariat technologique avec le skipper François Gabart, vainqueur du dernier Vendée Globe. L’entreprise, fabricant de processeurs et de composants électroniques, a fourni l’électronique de bord et continue à travailler avec François Gabart pour améliorer la puissance de calcul des ordinateurs embarqués sur le monocoque Macif.

Partenaire aux côtés de François Gabart, vainqueur du dernier Vendée Globe, sur le programme Macif 60’, Intel apporte au skipper son expertise technologique et sa force R&D, a rappellé l'industriel à l'occasion du Salon Nautique, qui se tient jusqu'au 15 décembre 2013 à Paris.

Soumis à des contraintes de poids, d’efficacité énergétique, d’intelligence embarquée et de puissance de calcul, un monocoque est un véritable laboratoire de technologies.  « Le pilote automatique représente 95% de la navigation. L’ordinateur de bord est un outil sur lequel on s’appuie de plus en plus », témoigne François Gabart, vainqueur du dernier Vendée Globe et diplômé de l’Insa Lyon. Pour parvenir à réduire le poids du bateau, Intel travaille sur plusieurs innovations, à commencer par l’installation de terminaux informatiques plus performants, légers et économes. «  1 watt en moins, c’est 1 kilo de gasoil gagné. On travaille à ce que l’ordinateur soit le plus efficace énergiquement ».

Mais l’efficacité énergétique ne doit pas sacrifier la puissance de calcul de l’ordinateur, incontournable pour naviguer. « La  puissance de calcul de l’ordinateur permet d’avoir une plus grande précision météorologique et une simulation de route optimale », analyse François Gabart. Pour apporter un meilleur ratio bénéfice/performance, Intel a remplacé le tableau de bord par un NUC doté d’un processeur Core i5 de quatrième génération, permettant une amélioration de 50% par rapport au Core TM troisième génération.

Simuler les matériaux

Puissance de calcul à bord, mais puissance de calcul au sol aussi : dans les laboratoires de Swindon, Intel, HydrOcean et l’équipe de François Gabart œuvrent à la construction du futur bateau : un trimaran d’environ 100 pieds. Les deux clusters HPC, mis à disposition de la société d’ingénierie HydrOcean, permettent d’accéder à un total de 768 cœurs de calcul, dont 384 cœurs de Xeon E5v2. « Grâce à cette puissance de calcul on peut tester plus de carrel », témoigne le skipper. 150 simulations, menées sur des logiciels spécialisés dans la simulation des matériaux et de l’aérodynamisme, porteront sur la coque et sur les flotteurs. Si les simulations permettent d’affiner le choix des matériaux et de leur forme, les composants électroniques, développés par Intel, intègrent de l’intelligence dans la structure même du bateau. « Dans le mât du prochain trimaran, il y aura sûrement de la fibre optique pour mesurer l’effort », précise François Gabart.

Plus de souplesse à bord

En parallèle de cette collaboration, les laboratoires Intel de Sophia-Antipolis et de Montpellier travaillent aussi à développer des interfaces innovantes pour s’adapter aux usages d’un skipper. Sur le bateau, le skipper n’a de cesse de se déplacer, de la barre au tableau de bord, du pont à la cabine. Intel met ainsi à disposition du navigateur une tablette 2 en 1 renforcée contre les chocs et les embruns et, dans le domaine de l’informatique perceptuelle, une technologie de reconnaissance gestuelle, pratique pour pallier l’effet «doigts mouillés ».

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