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Le MIT s’essaie à l’origami robotique

Le MIT s’essaie à l’origami robotique

Le robot du MIT n'est fait que d'une seule feuille de plastique.

© Christine Daniloff/MIT

Un robot poids plume capable de marcher, de courir, de nager, d'escalader des obstacles et de porter jusqu'à deux fois son poids a été mis au point au MIT. Particularité : il a été obtenu en pliant une feuille de plastique triple épaisseur. Découvrez cet étonnant robot en vidéo.

Un centimètre de côté pour 0,33 gramme. L’un des nouveaux robots présentés fin mai par le MIT lors de l’International conference of robotics and automatisation est un vrai poids plume. Pourtant, avec son corps de plastique, il peut porter jusqu’à deux fois son poids. Adaptive, la petite machine marche, court, nage et peut même escalader certains objets. De quoi lui permettre de passer les différents obstacles de cette vidéo, que les chercheurs viennent de mettre en ligne.

Pour réaliser le minuscule automate, l’équipe du MIT a imprimé une feuille de plastique de trois épaisseurs : une couche centrale en PVC et deux couches extérieures en polystyrène. Les deux parties extérieures ont ensuite été découpées au laser pour permettre à l’ensemble de se plier aux endroits prédéfinis. Enfin, pour faire bouger l’ensemble, un aimant est installé sur le dos de l’origami de plastique. Ainsi lesté, le robot se déplace en fonction des mouvements de l’aimant, réalisant même quelques mouvements complexes à la manière d’une grenouille sauteuse en papier.

Mais pour imposer un mouvement à l’aimant, et donc au robot, la source d’énergie est placée à l’extérieur de la machinerie. Quatre électro-aimants sont installés autour du robot et, en faisant varier la tension de ces derniers, les chercheurs peuvent contrôler leur origami d’un centimètre de long. L’équipe a également joué sur les matériaux utilisés pour rendre leur création soluble dans l’eau. Le but serait de trouver des applications dans la médecine et la chirurgie. Ainsi, le robot pourrait convoyer un traitement dans le corps humain avant de se dissoudre une fois le travail effectué. Il ne resterait alors que l’aimant à éliminer. Il reste tout de même quelques challenges avant d’en arriver là, dont le principal est la miniaturisation. En effet, construire des robots aussi fins et de plus en plus petits implique de les construire d’un bloc, d’une seule pièce, pour éviter les points de jonction. Qui sait où se trouve la limite de cette miniaturisation ?

 

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