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Le MIT offre une meilleure vue aux robots

Le MIT offre une meilleure vue aux robots

© Tom Buehler/CSAIL

Des chercheurs du MIT ont mis au point un système de vision artificielle qui pourrait permettre aux robots de se saisir et de manipuler des objets avec une précision et une fiabilité sans pareil. Un dispositif baptisé DON, capable d’apprendre de lui-même en moins d’une heure grâce à l’intelligence artificielle.

Pour un robot, rien n’est plus simple aujourd’hui que de se saisir d’un objet spécifique dans un environnement contrôlé. En témoignent les chaînes d’assemblage des usines, qui, depuis plusieurs décennies, font la part belle aux bras robotisés. Quand il s’agit en revanche de faire la différence entre plusieurs objets, de distinguer des formes inconnues et de les appréhender visuellement afin de s’en saisir en un point précis ; la machine pèche encore par son manque de dextérité, et ce malgré l’amélioration progressive des systèmes de vision par ordinateur. Mais ces déficiences pourraient bientôt appartenir au passé grâce au travail mené par des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Une équipe du Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory (CSAIL) vient en effet d’annoncer la mise au point d’un système de vision artificielle permettant à un robot de percevoir, dans ses moindres détails, un objet inconnu et d’en comprendre la forme. De quoi lui permettre de le manipuler avec aisance, au niveau d’une partie précise, et même de le distinguer parmi un assortiment d’objets de même nature.

Il apprend en moins d'une heure

Baptisé « Dense Object Nets » (DON), ce système repose sur un capteur dit « RGB-D », un dispositif qui allie vision trichromique conventionnelle et mesure de profondeur. Une combinaison qui lui permet de construire une sorte de « carte tridimensionnelle » de l’objet, composée des coordonnées de multiples points à sa surface. Doté d’intelligence artificielle, DON est capable d’apprendre de lui-même, au fil de ses tentatives, et ce en moins d’une heure. Un processus à l’issue duquel le système permet alors à un robot de se saisir d’un objet précisément là où l’instructeur le lui a demandé.

« Dans les usines, les robots nécessitent souvent des systèmes complexes d’approvisionnement en pièces pour fonctionner de manière fiable. Mais [notre] système, qui peut comprendre l’orientation d’un objet, pourrait tout simplement prendre une photo et être capable de le saisir et de s’adapter en conséquence », entrevoit Lucas Manuelli, co-auteur des travaux, dans une interview accordée au site TechXplore. Une perspective industrielle rejointe aussi par des applications domestiques… En tête desquelles, le rangement de la maison !

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