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Le MIT fait passer la main de cinq à sept doigts

Séverine Fontaine

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Le MIT fait passer la main de cinq à sept doigts

Les doigts robotiques développés par le MIT

Avoir deux doigts supplémentaires améliorerait le mouvement de préhension de votre main. Des chercheurs du MIT l'affirme et ont développé une prothèse pour le prouver. Attachés au poignet par une attelle, leurs doigts artificiels sont adjacents au pouce et à l’auriculaire. Grâce à ce robot, les scientifiques espèrent pouvoir offrir une aisance dans les tâches quotidiennes aux personnes ayant une dextérité limitée.

Le professeur Harry Asada du MIT et son étudiante Faye Wu ont développé un robot de deux doigts, venant s’implémenter à la main humaine pour améliorer ses mouvements de préhension. Ce dispositif permettrait aux personnes de retrouver une aisance dans les tâches quotidiennes telles que l’ouverture d’un bocal ou le port d’une charge lourde.

Le robot est doté d’actionneurs reliés entre eux pour exercer des forces aussi puissantes que celles des doigts de l’homme au cours d’un mouvement de préhension. Mais pour cela, pas besoin de « commander » directement le robot. Il suffit simplement de bouger ses propres doigts, les doigts artificiels suivent. Un algorithme de commande leur permet de se déplacer en synchronisation avec les doigts de l’utilisateur qui peut ainsi saisir des objets de différentes formes et tailles. 

COORDINATION DES DOIGTS ROBOTIQUES ET HUMAINS

Pour développer ce robot, les chercheurs du MIT ont étudié la physiologie de la main et la coordination des doigts. La main peut attraper tout type d’objets, de deux manières différentes. Soit en joignant les doigts (comme pour soulever une tasse), soit en les amenant vers l’intérieur (comme pour attraper une pomme). Ce sont ces gestes que Faye Wu a appliqué aux doigts robotiques pour les coordonner avec ceux de la main humaine. Les scientifiques ont alors émis l’hypothèse qu’une synergie biomécanique similaire pouvait exister, non seulement entre les cinq doigts de la main humaine, mais également avec sept.

Pour tester cette hypothèse, Faye Wu s’est équipé d’un gant doté de multiples capteurs d’enregistrement, attaché à son poignet par une attelle. L’étudiante a saisi une gamme d’objets manuellement placé dans ses doigts robotiques pour ensuite enregistrer les positions des doigts et les analyser. Les résultats de ces analyses ont permis aux chercheurs d’élaborer l'algorithme de commande en corrélant les différentes positions des doigts robotiques avec ceux de la main. A présent, les recherches s’orientent vers la capacité d’adapter la préhension des doigts robotiques à des objets de poids différents.

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