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Le Louvre … c’est pas nouveau, quoique !

Jean-François Preveraud

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Le Louvre … c’est pas nouveau, quoique !

Un Louvre tout neuf à Lens

© DR

220 ans après sa fondation, le Louvre va se dupliquer à Lens. Un lieu à la pointe de la muséographie actuelle où les nouvelles technologies seront largement utilisées à la fois pour le confort des visiteurs et la sécurité des œuvres présentées. A tel point qu’un industriel comme Nexans en a profité pour se lancer dans un mécénat de compétence autour de son savoir-faire en câblage en tous genres.

Le Louvre, palais des rois, musée des musées depuis 1793, une véritable institution parisienne et nationale dont la pluralité des collections évoque le cheminement de l’humanité et attire plus de 8,5 millions de visiteurs par an. Un musée qui prête aussi ses œuvres pour des expositions temporaires à l’étranger qui attirent elles aussi des millions de visiteurs.

Mais au-delà de ces missions ‘‘classiques’’ le Louvre va se ‘‘dupliquer’’ cette semaine à Lens. Un ‘‘véritable Louvre’’ avec toutes ses composantes : exposition, conservation, restauration, recherche... Un projet de 150 millions d’euros lancé en 2004, qui va aboutir avec l’ouverture de 28 000 m² de bâtiments ultramodernes dont 7 000 m² pour les espaces d’exposition, qui accueilleront 500 œuvres retraçant 6 000 ans de l’histoire de l’art.

Un ensemble muséographique qui a trouvé sa place sur la friche industrielle de 20 hectares née de l’arrêt de la fosse N°9 des Mines de Lens en 1960 et qui devrait accueillir plus de 500 000 visiteurs chaque année.

Plusieurs expositions permanentes et temporaires

Le cœur du Louvre-Lens est la Galerie du Temps qui, longue de 120 mètres pour une surface d’exposition de 2 000 m², accueillera, pour une durée de 5 ans, 225 œuvres majeures, provenant des salles du Louvre-Paris, présentées de façon chronologique depuis l’origine des grandes civilisations historiques jusqu’au milieu du XIXe siècle. La visite s’exécutera dans un seul sens chronologique et donnera ainsi aux visiteurs les repères essentiels d’une histoire des formes et des techniques.

Le Pavillon de Verre présentera en pleine lumière une nouvelle exposition thématique chaque année, tandis que deux expositions temporaires rythmeront l’année.

Autre nouveauté pour ce musée, les réserves sont au cœur du programme d’ouverture du Louvre-Lens. Une mezzanine vitrée, située au centre du bâtiment sous le hall d’accueil, offrira à l’ensemble des visiteurs une vue plongeante sur les réserves, espaces ‘‘secrets’’ que les visiteurs intéressés pourront découvrir de l’intérieur.

La fonction première des réserves est d’être un lieu de conservation et de recherche. Cette mission sera mise en valeur. Le stockage des collections se fera en conformité avec les normes de conservation les plus exigeantes, en termes de luminosité, de gestion climatique, de propreté et de sûreté. A proximité des réserves, un atelier pourra être visité. Il est destiné à accueillir des restaurateurs chargés d’interventions légères sur les œuvres stockées en réserve, exposées ou en transit.

Un mécénat technologique

Le projet du Louvre-Lens a attiré un certain nombre de mécènes. Parmi ceux-ci Nexans, qui dispose d’une tréfilerie à Lens pour produire les fils de cuivre nécessaires à la confection de ses câbles.

Nexans, dans le cadre de ses actions de mécénat de compétence en faveur du patrimoine historique, a ainsi fourni gracieusement tous les câbles nécessaires à la réalisation des travaux électriques portant sur la partie basse tension, éclairage public et Voix-Données-Images (y compris la connectique) des bâtiments qui abritent le musée Louvre-Lens et son parc paysager de 20 ha.


                                        

                                         Un aspect important du Louvre-Lens
                                              que les visiteurs ne verront pas



« Cela représente près de 400 km de câbles basse tension, 90 km de câbles pour la sécurité incendie, 20 km de câbles divers (contrôle commande, alimentation des groupes de climatisation…), 70 km de câbles téléphonique, 240 km de câbles informatique, 11 km de câbles à fibres optiques multi-mode (97 km de fibres) et 10 km de câbles à fibres optiques mono-mode (55 km de fibres) », nous a précisé Jean-François Josseau, responsable prescription chez Nexans, lors de notre visite du chantier.

« Dans un souci de sécurisation de l’ensemble du musée, à la fois celle des visiteurs et des œuvres exposées, environ 60 % des câbles fournis font partie de la gamme Alsecure qui offre des propriétés de réaction au feu améliorées : non propagation de gaz toxiques et faible émission de fumées ».

Comme quoi des technologies derniers-cris peuvent aussi entrer au musée !

Jean-François Prevéraud

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