Nous suivre Industrie Techno

Le lanceur Vega échoue à mettre en orbite le satellite FalconEye1

Le lanceur Vega échoue à mettre en orbite le satellite FalconEye1

Lors de sa quatorzième mission, le lanceur Vega avait mis en orbite le satellite Prisma.

© 2019 Esa-Cnes-Arianespace / Optique vidéo du CSG - S Martin

Dans la nuit du 10 au 11 juillet, le quinzième vol du lanceur Vega s'est soldé par un échec. Selon Arianespace, une anomalie est survenue peu après l'allumage du deuxième étage, deux minutes après le décollage. La mission VV15 devait mettre en orbite le satellite FalconEye1 pour le compte des Emirats arabes unis.

Arianespace a échoué à mettre en orbite le satellite FalconEye1 le mercredi 10 juillet. Cela fait suite à une défaillance de sa fusée Vega survenue deux minutes après le décollage depuis le pas de tir de Kourou (Guyane). Cette mission VV15 constitue le premier échec pour le lanceur léger de l’Agence spatiale européenne (Esa) après 14 tirs réussis depuis 2012. Quelques heures après la défaillance, Arianespace a annoncé dans un communiqué que l’analyse des données était en cours pour préciser les raisons de l’échec et qu’une « commission d’enquête indépendante serait mise en place dans les heures qui viennent. »

Anomalie suite à l'allumage de Zefiro 23

Si le début du lancer, avec le moteur P80 du premier étage, s’est déroulé normalement, une anomalie est survenue deux minutes après le décollage, suite à l’allumage du deuxième étage (Zefiro 23), selon Arianespace. D’après le site de son constructeur italien Avio, cet étage emporte 24 tonnes de carburant solide pour une masse totale de 26 tonnes. Il est conçu pour emmener le lanceur de 44 km à 150 km d’altitude en 80 secondes avec une poussée de 1 122 kN. Après ce délai, le troisième étage, équipé d’un moteur Zefiro 9, est censé prendre le relai.

Destiné à être mis en orbite héliosynchrone à 611 km d'altitude, le satellite FalconEye1 devait être le premier des deux prévus dans le cadre du programme FalconEye d’observation de la Terre au profit des forces armées des Émirats arabes unis. D’une masse de 1,2 tonne, il a été réalisé par Airbus Defence and Space, maître d’œuvre industriel qui a fourni la plateforme AstroSat-1000. Thales Alenia Space a fourni la charge utile composée d'une caméra fournissant des images d'une résolution de 70 cm. Le satellite jumeau - FalconEye2 - a un lancement prévu en fin d'année lors de la 17ème mission de Vega (VV17).

La précédente mission de Vega (VV14) remontait a la nuit du 21 au 22 mars 2019. Elle avait mis en orbite le satellite d'observation de la Terre Prisma pour le compte de l'Agence spatiale italienne.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

L'impression 3D affiche ses ambitions dans l'aérospatial lors de l'Aerospace Additive Manufacturing Summit à Toulouse

L'impression 3D affiche ses ambitions dans l'aérospatial lors de l'Aerospace Additive Manufacturing Summit à Toulouse

L'impression 3D veut confirmer sa percée dans l'aérospatial. La seconde édition de l'Aerospace Additive Manufacturing[…]

06/12/2019 | SpatialSafran
Pour bien commencer la semaine : Une usine mobile d’impression 3D métal s’installe à Nanterre

Pour bien commencer la semaine : Une usine mobile d’impression 3D métal s’installe à Nanterre

Avec un budget record, l'Europe du spatial donne la priorité au climat

Avec un budget record, l'Europe du spatial donne la priorité au climat

Space19+ : le spatial européen joue son avenir à Séville

Space19+ : le spatial européen joue son avenir à Séville

Plus d'articles