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Le graphène, nouveau Graal de la recherche européenne

Hugo Leroux
Le graphène, nouveau Graal de la recherche européenne

Feuille d'atomes de carbone organisés en nid d'abeille, le graphène combine une résistance et une conductivité inegalées

© DR

La Commission européenne vient d’accorder un milliard d’euros de subventions sur dix ans à un projet de recherche destiné à industrialiser les applications du graphène. Ce matériau aux propriétés exceptionelles pourrait bouleverser des secteurs aussi divers que la santé, l'énergie ou l'électronique.

Un ''naviral amiral'' de la recherche européenne vient d’être mis à flot. La Commission européenne vient d’accorder un milliard d’euros de subventions sur dix ans au projet de recherche Graphène, qui regroupe 74 partenaires académiques et industriels européens. Cette subvention est versée dans le cadre du programme FET Flagship, visant à valoriser les domaines d’excellence de la recherche européenne et à les transférer vers l’industrie.

Découvert en 2004, le graphène a tout du matériau miracle. Ce carbone pur en feuille épaisse d’un seul atome se révèle à la fois meilleur conducteur que le cuivre, extrêmement résistant (100 à 300 fois plus résistant à la rupture que l’acier) et imperméable à tous les gaz.

Les partenaires s’attacheront à en développer les méthodes de synthèse. En parallèle, un certain nombre d’applications seront explorées. Electrodes tapissées au graphène pour doper la capacité des batteries, rétines artificielles : les premières applications pourraient apparaître dans quelques années.

A plus long terme, le graphène peut engendrer une électronique ultrarapide. « Sa conductivité permet d’envisager des circuits fonctionnant au térahertz, performance inaccessible au silicium », prévoit Yves Samson... A condition d’affiner les méthodes de production, l’électronique exigeant un graphène beaucoup plus pur que les applications énergétiques.

La feuille de route prévoit une montée en puissance de deux ans et demi, subventionnée à hauteur de 54 millions d’euros. Dans la phase suivante de dix ans, rythmée par le versement progressif du milliard d’euros du FET Flasgship, son centre de gravité basculera vers l’industrialisation des innovations. Précision notable : la France est le premier contributeur académique de ce ''navire-amiral'' de la recherche européenne, notamment à travers les contributions du CNRS, du CEA, des Universités de Lille et de Strasbourg ainsi que de Thalès.

Hugo Leroux

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