Nous suivre Industrie Techno

Le formage à froid s’émancipe

Industrie et Technologies

Sujets relatifs :

,
Düsseldorf, 29 mars – 2 avril. Aux salons Wire et Tube 2004, les fils pour des applications extrêmes et les machines d’usinage des tubes plus productives que jamais ont fait le bonheur des visiteurs.

Plus de 1700 exposants (dont une cinquantaine de sociétés françaises), spécialistes du fil et du tube, se sont rassemblés du 29 mars au 2 avril dans les halls d’expositions de Düsseldorf (Allemagne) aux salons Wire et Tube 2004.

Un succès dopé par l’industrie automobile, grande consommatrice de pièces métalliques (fils et tubes compris). Une industrie qui selon une étude présentée au salon par la banque IKB cherche à remplacer les conceptions monocoques en acier et en tôle par des solutions alternatives. Tous les constructeurs d’automobiles veulent réduire les poids de véhicules, tout en améliorant leur rigidité (résistance au crash) et en réduisant si possible le prix.

Audi par exemple, utilise depuis 1994 sa technologie SpaceFrame : la structure de la voiture est réalisée grâce à des sections en aluminium soudées et des pièces de fonderie intégrées à ces sections.

 La nouvelle Jaguar XJ combine elle des tôles d’aluminium avec des pièces moulées et fondues, l’ensemble étant intégré selon les méthodes utilisées dans la fabrication aéronautique classique. En effet, les éléments sont assemblés par rivetage et collage.

Volkswagen et BMW de leur côté utilisent des techniques combinées avec l’utilisation des alliages légers et des plastiques renforcés mais aussi de certaines pièces en acier de haute résistance.

Les nouveautés technologiques ont été bien sûr au rendez-vous, tant du côté de la transformation du fil que celle du tube pour répondre à ces desiderata. Avec un seul objectif que semble obséder l’ensemble de l’industrie manufacturière européenne : la réduction des coûts de production.

La machine de poinçonnage et de formage du fil Easytec EC1 conçue par Bihler illustre cette tendance avec l’élimination des opérations fastidieuses de réglage. Automatisée et capable d’intégrer d’autres procédés (le soudage par exemple), elle peut donc s’adapter sans peine à la fabrication en petite série.

A remarquer dans le traitement de surface des câbles et des fils une méthode originale mise au point par l’institut de physique expérimentale de Graz. Baptisée PlasmaAnnealer, cette technologie plasma constitue le premier produit commercialisé par la start-up Plasmait.

Avantages annoncés : productivité améliorée, réduction des coûts de l’ordre de 60%, qualité de surface améliorée également, sans pollution, procédé plus flexible (prend en compte le diamètre du fil, le matériau, démarrage et arrêt de la production rapides, régulation de la température en fonction de l’application)… Et surtout la réduction du process classique qui nécessite cinq étapes, à une seule étape, avec la réduction de temps de cycle, de surface et de main d’œuvre conséquente.

Enfin, remarquons côté finesse, les fils fabriqués par Bruker Technik, dont le diamètre s’apparente à celui du cheveu humain : 20 µm. Disponibles suivant les applications des utilisateurs dans des domaines industriels qui veulent réduire le poids (fabrication automobile, électronique ou de machines), ces fils peuvent être fabriqués dans différents matériaux.

Dans la fabrication des pièces tubulaires, le procédé d’hydroformage connaît un développement intéressant car il ouvre la possibilité de produire des structures complexes sans soudage. Seul inconvénient : son coût, qui semble toutefois se réduire. Acteur important de l’industrie européenne de l’acier, Schmolz+Bickenbach utilise activement cette technologie. Sa filiale Babock présentait au salon des pièces tubulaires hydroformées selon la technique IHF (internal high-pressure formed) destinées à l’industrie automobile.

Le formage à froid a également le vent en poupe. Exemple : la machine de formage axial vertical AFV 300-1 FM dévoilée au salon par Felss/Rotaform. L’équipement qui peut traiter aussi bien les pièces tubulaires que pleines, assure la réalisation des cannelures extérieures ou intérieures avec toute une série d’avantages par rapport aux procédés classiques. Tels que : haute précision, déformation avec moins de force, cannelures dans des trous borgnes, coûts d’outillage réduit (durée de vie plus longue)…

Le laser n’est plus un intrus dans le domaine de l’usinage des tubes et de nombreux fabricants illustraient les bénéfices d’un tel outil au salon. Comme Trumpf qui propose les stations de soudage TLW 60 qui s’adapte aux tubes ou aux profilées et dispose de capteurs optiques pour assurer la haute qualité de la fabrication. Des stations qui peuvent traiter des pièces bi-métalliques ou tri-métalliques, fabriquées sur mesure.

Le géant allemand démontrait au salon qu’une machine laser automatisée comme la Tubematic remplace plusieurs opérations comme le perçage, le fraisage, le poinçonnage et la découpe. Avec un gain de productivité qui se passe de commentaire.

Productivité enfin pour la Kastotwin A2 de Kasto qui découpe et emmagasine les pièces en un clin d’œil tout en privilégiant la facilité de pilotage de l’ensemble.

Mirel Scherer

Pour en savoir plus
- Informations sur l’étude IKB : Markus Mohaupt, Markus.Mohaupt@ikb.de

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Dossier composites : comment ils vont surpasser les métaux

Dossiers

Dossier composites : comment ils vont surpasser les métaux

Les composites ne cessent d'innover pour rester compétitifs face aux autres matériaux. L'innovation porte sur les matériaux eux-mêmes, mais aussi sur[…]

Les colloques à venir - Au 12 juin 2009

Agenda

Les colloques à venir - Au 12 juin 2009

Les Nanotechnologies, vous connaissez ?

Les Nanotechnologies, vous connaissez ?

IT 911 mai 2009

IT 911 mai 2009

Plus d'articles