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Le drone à atterrissage vertical de la Darpa

Julien Bergounhoux
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Le drone à atterrissage vertical de la Darpa

© Darpa

Lors de combats, les unités d'intervention militaires courent le risque de se retrouver isolées, sans pouvoir être réapprovisionnées ou évacuer les éventuels blessés. Pour parer à ces difficultés, la Darpa travaille avec Lockheed Martin au développement d'un drone de soutien polyvalent à décollage et atterrissage vertical.

Le transport d'équipement vers les zones de combat se révèle souvent une problématique d'envergure en termes de logistique, de rapidité et de praticité. Les postes de combats avancés requièrent en effet 45 tonnes d'équipement par semaine en moyenne, et le contexte du conflit (terrain accidenté ou difficile d'accès, embuscades, engins explosifs improvisés) peut rendre très compliqué leur acheminement au sol.

A l'heure actuelle le transport par hélicoptère est utilisé pour pallier ces situations, mais il n'y a pas assez d'appareils pour satisfaire les besoins, d'autant plus qu'ils sont également très demandés pour d'autres types de missions, comme le support aérien en combat, les insertions et extractions tactiques ou l'évacuation des blessés.

C'est pour ces raisons que la Darpa, l'agence de R&D du département de la défense des Etats-Unis, travaille depuis 2013 sur le programme de drone Ares (Aerial Reconfigurable Embedded System), qui est désormais dans sa troisième et dernière phase de développement. Il est l'héritier du programme Transformer (TX) qui avait été lancé en 2009, et dont le but était déjà de fournir aux troupes une solution flexible d'acheminement de matériel, de transport de troupes et de support tactique pour de petites unités.

Ce projet Ares, dont le nom vient de celui du dieu grec de la guerre, est développé autour du principe de décollage et atterrissage vertical (abrégé en VTOL en anglais, pour Vertical Take-off and Landing) pour un drone. Piloté à distance depuis un téléphone ou une tablette, il utilisera deux hélices capables de basculer sur elles-mêmes pour lui permettre de décoller et d'atterir sur une zone d'atterrissage d'une superficie deux fois moins importante que celle requise pour un hélicoptère de même taille. Il atteindra en vol des vitesses comparables à celles de petits avions.

Son design modulaire lui permettra en outre de s'adapter à différents types de missions : transport d'équipement, évacuation de blessés, surveillance aérienne, reconnaissance, etc. Sa charge utile serait de 1 360 kg, soit prêt de 40% de son poids brut au décollage. La division Skunk Works de Lockheed Martin est le principal prestataire sur ce projet.

Ci-dessous des exemples de missions différentes qu'Ares est appellé à effectuer, par ordre de gauche à droite : Intelligence, Surveillance et Reconnaissance (ISR), réapprovisionnement, évacuation de blessés.


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