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C’est pas nouveau, quoique !

Le code à barres a 40 ans

Jean-François Preveraud
Le code à barres a 40 ans

Des codes à barres suivant les formats EAN 8 et EAN 13

© DR

40 ans après son adoption comme standard d’identification des produits, plus de 8 milliards de codes à barres sont scannés chaque jour à travers le monde. Un succès qui marque la volonté d’assurer une meilleure traçabilité des produits.

C’est le 3 avril 1973 que les professionnels de l’industrie et du commerce, regroupés au sein de l’organisation internationale GS1, ont sélectionné un standard pour identifier les produits : le code à barres.

Celui-ci a été inventé 25 ans plus tôt par deux étudiants américains, Norman Joseph Woodland et Bernard Silver. Ils eurent l’idée, en combinant le système utilisé pour sonoriser les films et le morse, de créer un code, constitué d’une suite de cercles concentriques facilitant la lecture dans toutes les directions par un balayage lumineux, permettant d’identifier de manière unique chaque produit sur lequel il était apposé. Une idée qu’ils firent breveter le 7 octobre 1952.

Mais c’est George Laurer qui eu l’idée le 07 octobre 1970 du code UPC (Universal Product Code), utilisant des barres verticales plus lisibles en cas de mauvaise impression, sous lesquels il ajouta des séries de 5 chiffres correspondant au fabricant et au produit. La première utilisation fut l’étiquetage de wagons de marchandises, mais le code à barres ne connut un réel succès qu’à partir du moment où il fut utilisé pour automatiser la reconnaissance des produits dans la grande distribution.

Adopté comme standard par le GS1 en avril 1973, c’est ainsi que le premier produit doté d'un code à barres, un paquet de gomme à mâcher de la William Wrigley Jr. Company, a été scanné à une caisse de supermarché le 26 juin 1974 dans la ville de Troy (Ohio - Etats-Unis).

40 ans après cette adoption, plus de 8 milliards de produits dotés de codes à barres sont scannés chaque jour à travers le monde ! Ils sont utilisés par plus de 2 millions d’entreprises, dont 33 000 en France.

Facilitant le passage en caisse, le code à barres sert aussi à optimiser la gestion des stocks, des inventaires, tout en garantissant la traçabilité des produits à moindre coût. Après la grande distribution, il a aussi conquis tout la chaîne logistique en simplifiant la traçabilité, allant jusqu’à faciliter la maintenance des produits.

Et dans 40 ans ?

Les experts du GS1 pensent qu’à cette époque le monde numérique sera encore plus omniprésent et que tous les objets seront connectés en réseau, communiquant entre eux et avec les humains. Ils produiront aussi des données sur leurs déplacements, leurs températures, leurs origines, leurs environnements. Une certaine forme d’intelligence leur sera même donnée.

Le code à barres sera-t-il toujours tel que nous le connaissons, noir et blanc, fait de barres ou de petits carrés ? Ou sera-t-il lui aussi dématérialisé dans une étiquette électronique utilisant la RFID ? Ou la technologie nous aura-t-elle inventé d’autres moyens de communication ?

Ce qui est certain c’est que nous aurons besoin d’un moyen d’identification rapide, fiable et peu onéreux pour assurer une traçabilité toujours plus fiable de la chaîne logistique pour garantir une meilleure utilisation des ressources et une plus grande sécurité du consommateur.

Et ça c’est nouveau !

Jean-François Prevéraud

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