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Le Cnes choisit Airbus pour construire les satellites CO3D qui cartographieront en 3D la surface de la Terre

Xavier Boivinet

Mis à jour le 12/07/2019 à 10h10

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Le Cnes choisit Airbus pour construire les satellites CO3D qui cartographieront en 3D la surface de la Terre

La constellation CO3D sera constituée de quatre satellites identiques.

© Airbus 2019

Le Centre national d’études spatiales a choisi Airbus Defence and Space pour construire les quatre satellites de la Constellation optique 3D (CO3D). Avec un lancement prévu en 2022, ils collecteront des images stéréoscopiques pour produire un modèle numérique de surface de la Terre.

Airbus Defence and Space a annoncé le 8 juillet qu’il s’était vu attribuer la construction de la constellation CO3D (Constellation optique 3D) pour le Centre national d’études spatiales (Cnes). Après un lancement prévu fin 2022, les quatre satellites identiques fourniront quotidiennement - depuis leur orbite héliosynchrone à environ 500 km d’altitude - des images stéréoscopiques de l’ensemble du globe avec une résolution de 50 cm.

Les données seront exploitées par Airbus pour créer une carte 3D ultra précise de la surface émergée de la planète. Cette carte 3D – aussi appelée modèle numérique de surface (MNS) - est une modélisation des reliefs que forment les objets au sol, qu’il s’agisse de construction humaines ou de végétation. Elle est à différencier du modèle numérique de terrain (MNT), qui considère l’élévation du sol uniquement.

Des applications principalement militaires

Le MNS sera utilisé pour des applications militaires, scientifiques, de gestion du territoire ou de prévention des risques. « Nous aurons un an pour fournir l'"arc de crise" qui couvre l’Afrique du Nord, l’Afrique Sub-saharienne et le Moyen-Orient, et la France qui servira de référence pour calibrer le modèle, confie Philippe Cheoux-Damas, chef du projet CO3D chez Airbus. Puis quelques années de plus pour fournir une carte mondiale. Mais en parallèle, nous pourrons utiliser les satellites à des fins commerciales. »

D’une masse totale d’environ 300 kg, les satellites auront une durée de vie d'environ six ans. Ils auront recours à une plateforme dérivée de l’AstroBus-S : « Il s’agit de la plateforme que nous utilisons généralement pour l’observation de la Terre, précise un porte-parole d'Airbus. Mais nous utiliserons cette fois une propulsion électrique. » La charge utile sera quant à elle largement inspirée de celle qui équipe les satellites Pléiades Néo, dont l’envol est prévu en 2020. Ces derniers possèdent néanmoins une résolution meilleure, de l'ordre de 30 cm.

Un traitement enrichi au fil de la mission

L'utilisation de composants sur étagère (COTS) qualifiés pour le spatial a permis d'augmenter les capacités de calcul. « C'est la première fois que nous aurons autant de capacité de calcul à bord, assure M. Cheoux-Damas. Elles permettront non seulement de traiter les images acquises mais aussi des traitements complémentaires dans les années qui viennent. » Car l'objectif sera d'enrichir le satellite avec de nouvelles capacités de traitement au fil de la mission. « Nous pouvons totalement mettre à jour les algorithmes à bord ou en mettre de nouveaux, poursuit-il. Nous avons pour cela développé une nouvelle architecture qui permet cette flexibilité. »

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