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« Le cloud computing est destiné aux outils collaboratifs » - Richard Collin

Thomas Blosseville

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Richard Collin. DR

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Le cloud computing est partout présenté comme l’avenir de l’informatique. Richard Collin rétablit le véritable enjeu pour l’industrie de cette forme ultime d’externalisation des données. Richard Collin est directeur associé de la société de conseil Nextmodernity et professeur à l’Institut de l’entreprise 2.0 (Grenoble Ecole Management)
Industrie et Technologies : Quelles nouvelles opportunités le cloud computing offre-t-il aux industriels ?
 
Richard Collin : Ses réseaux mondiaux de serveurs donnent accès, à distance, à des logiciels et à un espace de stockage à la demande. Mais l’externalisation des ressources informatiques n’est pas nouvelle. Elle existe depuis plus de dix ans. Avec l’essor du cloud computing, le véritable enjeu porte sur l’avènement d’un cadre de travail laissant libre cours au partage des informations. Il est destiné aux outils collaboratifs.
 
IT : Peut-on parler de rupture technologique ?
 
RC : C’est un nouveau regard porté sur la dématérialisation. Prenez les ERP (Enterprise resources planning). Je ne nie pas leur intérêt : ils permettent d’optimiser les processus de l’entreprise. Mais ils ont été structurés selon des logiques très rationnelles de process ou de supply chain, avec transmission successive des données d’un poste à l’autre. Aujourd’hui, pour prendre un temps d’avance sur la concurrence, la productivité ne suffit plus. Chaque collaborateur doit gagner en autonomie : s’approprier les informations et créer ses propres réseaux. C’est tout l’intérêt du cloud computing.
 
IT : Doit-on s’attendre à une informatique entièrement tournée vers le nuage ?
 
RC : C’est une question d’optimisation du portefeuille d’applications. Le cloud computing n’a pas vocation à fournir l’intégralité des ressources informatiques en mode hébergé. Il ne concerne que les outils standard. Les premières solutions déployées ont porté sur la gestion de la clientèle. Bientôt suivra le cycle de vie des produits. Pour les applications métiers, vraiment spécifiques, l’alternative pourrait venir du logiciel libre. Il s’agira de créer, avec ses partenaires, les applications propres à l’entreprise. Là encore, le partage d’informations s’impose.
 
Propos recueillis par Thomas Blosseville
 
Pour en savoir plus : retrouvez dans le magazine papier n°912 d’Industrie et Technologies (juin 2009) une enquête sur l’externalisation des données informatiques en toute sécurité.
 

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