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Le chasseur d’exoplanètes SPIRou capture sa première lumière d’étoile

Le chasseur d’exoplanètes SPIRou capture sa première lumière d’étoile

© Marina Angel

L’instrument de détection d’exoplanètes SPIRou vient de détecter sa première lumière d’étoile. Celui-ci a été développé pour détecter les exoplanètes autour des naines rouges voisines du système solaire et l’étude des étoiles et des planètes naissantes.

Grande première pour SPIRou. Le CNRS a annoncé le 25 mais qu'après avoir fait ses preuves à l’Irap, le nouveau spectropolarimètre développé pour le télescope Canada-France-Hawaï (TCFH) avait collecté pour la première fois le 24 avril 2018 la lumière d’une étoile, AD Leonis, située dans la constellation du Lion et distante d’environ 16 années-lumière de la Terre. « La forte activité d’AD Leonis, ses éruptions extraordinairement énergétiques et les perturbations spectrales qui en découlent confèrenet à cette étoile un intérêt évident pour ces premiers tests sur le ciel, lors desquels SPIRou a pu détecter et mesurer le champ magnétique présent à sa surface », précise le CNRS.

Ce n’est pas tout. L’appareil a également observé des étoiles beaucoup plus froides que le Soleil - des « naines rouges ». Cette population stellaire inclut la plupart des étoiles proches du système solaire et que SPIRou scrutera lors de son programme d’observation pour découvrir des systèmes planétaires voisins. Il a également observé des étoiles chaudes, dont le spectre infrarouge révèle des raies telluriques induites par l’atmosphère terrestre. En identifiant et filtrant ces raies, on peut décoder la lumière des étoiles et déchiffrer des informations qu’elle contient, comme la présence d’un système planétaire. « Pour détecter les systèmes planétaires, SPIRou met en oeuvre une technique, la vélocimétrie, capable de révéler par effet Doppler les minuscules fluctuations de vitesse des étoiles qui témoignent de la présence de planètes en orbite », indique encore le CNRS. 

SPIRou va également jouer un rôle clé dans les futurs programmes de caractérisation des systèmes planétaires voisins. Il travaillera en coordination avec d’autres instruments au sol ou dans l’espace, comme les satellites Tess de la Nasa et Plato de l’ESA, le futur télescope spatial James Webb (Nasa/ESA) ou le grand télescope européen ELT.

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