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Le Cetim aide les PME à innover

Industrie et  Technologies
Le Cetim créé une délégation à l'innovation et à la valorisation de la R&D pour épauler la démarche d'innovation des PME mécaniciennes. Il devient même co-développeur à leurs côtés.


Pour beaucoup de PME, l'innovation est un facteur de succès dans leur course à la compétitivité. Mais c'est aussi un casse-tête. Il faut à la fois valider la faisabilité des concepts techniques, évaluer le marché potentiel, mettre en place une politique de protection industrielle, éventuellement trouver des partenaires financiers, industriels et commerciaux, etc. Bref, un véritable parcours du combattant semé d'embûches qui limite les ardeurs novatrices de bien des PME.

« Autant de problèmes qui nous étaient souvent posés par des PME de la mécanique. C'est pourquoi nous avons testé depuis un an une possibilité de prestation d'aide à l'innovation et que nous venons de lancer en créant une délégation à l'innovation et à la valorisation de la R&D », explique Denis Eymard, qui dirige cette délégation au Cetim.

Outre son traditionnel rôle d'appui technologique aux entreprises mécaniciennes, le Cetim entend devenir ainsi un acteur de poids dans le co-développement de produits innovants. « Dans un premier temps, notre rôle va être de mettre nos savoir-faire techniques et méthodologiques, au service des PME souhaitant innover sur des projets bien identifiés et de les accompagner tout au long de leur processus d'innovation. A terme, notre prestation sera plus générique en aidant même les PME à identifier des sujets d'innovation ».

Le Comité d'évaluation de projets innovants (Cepi) réalise la sélection des projets présentés. Cette structure composée de représentants industriels, d'Oséo Anvar et du Critt méca Île-de-France, permet de profiter des complémentarités des différents organismes de soutien à l'innovation et d'avoir une vision très industrielle des projets soumis.

Pour sa part, le Cetim s'implique directement aux côtés des industriels en leur fournissant des prestations techniques et en les faisant bénéficier de l'accès à ces réseaux : plates-formes technologiques ; laboratoires universitaires ; organismes d'aide au financement ; contacts des industriels clients ; etc. Sur certains points très techniques, le Cetim peut même faire appel à des prestataires extérieurs comme par exemple CCRIM pour la mise en place d'une démarche d'aide à l'innovation à l'aide de la méthode Trizz.

« Nous devenons ainsi co-développeur à leurs côtés et partageons les risques du projet. En retour, nous nous faisons payer sous forme de royalties sur les produits commercialisés », conclu Denis Eymard.

Trois dossiers déjà bien avancés

Et la méthode marche. Trois projets sont en phase terminale et trois autres sont bien avancés. Ainsi le Cetim et le CTCPA (Centre Technique de la Conservation des Produits Agricoles) ont collaboré au développement du système "Serti on line" pour le contrôle du sertissage en ligne de boites de conserve, par mesure en temps réel de l'effort nécessaire. Un concept qui a fait l'objet d'un brevet Cetim. Un prototype a été installé chez un industriel partenaire du secteur agroalimentaire pour tester et optimiser son fonctionnement en conditions "réelles". C'est aujourd'hui un produit industriel qui commence à être commercialisé par Zacmi, un fabricant italien de machines de remplissage.

Autre exemple, celui de Da Fact, société issue de l'alliance d'un musicien et d'un designer, qui propose un instrument de musique électronique original ou chaque touche, sensible à la pression, peut produire jusqu'à 4 000 notes. Dans ce cas, le Cetim a apporté son soutien en aidant à l'optimisation de toute la partie mécanique : matériaux ; assemblage ; procédé de fabrication. Des prototypes industriels doivent voir le jour dès septembre.

Dernier exemple, celui de PumpArt qui propose un tube souple pouvant être entièrement vidé par le consommateur. Une poche contenant le produit sous vide est contenue dans le tube. Chaque pression libère du produit et un clapet anti-retour évite le désamorçage. Le tube garde ainsi son aspect original jusqu'à la fin et tout le produit peut être utilisé. Le consommateur n'est pas lésé et le fabricant n'est plus obligé de "sur-remplir" les tubes pour délivrer au minimum la contenance nominale du tube.
Breveté, ce produit original dont le Cetim a étudié et vérifié la faisabilité industrielle, est maintenant en phase finale d'étude à des fins de fabrication dans des conditions optimales de qualité technique selon des critères économiques assurant la rentabilité de sa commercialisation.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.cetim.fr

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