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Le CES Unveiled Paris, vitrine des objets connectés de la French Tech

Le CES Unveiled Paris, vitrine des objets connectés de la French Tech

Sorte de répétition générale du CES de Las Vegas, le CES Unveiled Paris s'est tenu mercredi 21 octobre. De nombreuses start-up françaises y ont présenté leurs dernières innovations.

© Juliette Raynal

Mercredi 21 octobre s'est tenue la troisième édition parisienne du CES Unveiled. Sorte de répétition générale du CES de Las Vegas, qui se déroulera du 6 au 9 janvier prochain, la manifestation était l'occasion pour les start-up françaises de présenter leurs dernières innovations. La rédaction d'Industrie & Technologies vous propose de découvrir cinq d'entre elles. 

Hier, le temps d’un après-midi, le Pavillon Cambon Capucines s’est transformé en temple des objets connectés. A quelques semaines de la grand-messe de l’électronique grand public, le CES de Las Vegas, le pavillon a accueilli la troisième édition du CES Unveiled Paris. L’occasion pour une cinquantaine d’exposants, qui feront le voyage à Las Vegas en janvier prochain, de dévoiler leurs dernières innovations en avant-première. Parmi eux, 10 des 22 start-up sélectionnées par Business France pour représenter la French Tech au CES. La rédaction d’Industrie & Technologies vous propose de découvrir cinq d’entre elles.

Bluemint Labs : la reconnaissance gestuelle pour simplifier la vie connectée

Basée à Grenoble et hébergée dans les locaux de STMicroelectronics, la jeune pousse Bluemint Labs a développé Bixi. Il s’agit d’une interface, compatible avec les smartphones, tablettes, ordinateurs et autres objets connectés comme le Nest et la GoPro, qui permet à l'utilisateur d’interagir avec son environnement connecté lorsque ses mains sont indisponibles. Selon ses créateurs, Bixi peut, par exemple, trouver son utilité lorsqu’une personne cuisine et qu’elle souhaite suivre une recette sur sa tablette, ou à vélo lorsque le cycliste souhaite changer de titre ou augmenter le volume de sa musique. Pas besoin alors de se laver les mains dans le premier cas ou de lâcher le guidon pour chercher son smartphone dans sa poche dans le second. Il suffit à l’utilisateur d’effectuer des gestes simples et intuitifs au-dessus de Bixi qui est équipé de différents capteurs optiques et d’une connexion Bluetooth. Les fondateurs prévoient de lancer une campagne de crowdfunding en janvier prochain et de livrer les premières unités au cours de l’année 2016.

 

C-Way : un bracelet connecté et évolutif pour les jeunes enfants

La start-up C-Way s’est quant à elle spécialisée dans les objets connectés pour enfant. Sur son stand, elle présentait un bracelet éponyme aux couleurs acidulées, qui permet aux parents de géolocaliser leurs enfants via une application smartphone dédiée. « C’est un bracelet plug & play et évolutif selon l’âge de l’enfant, explique Thibaut Chaumais, le cofondateur de la jeune pousse. En fonction de l’âge, l’enfant peut fixer des personnages de Lego ou un écran ». Dans le second cas, le jeune utilisateur peut alors lire l’heure mais aussi recevoir des notifications sous forme de pictogrammes pour lui indiquer, par exemple, qu’il est temps de partir à une activité sportive. Une fois l’enfant arrivée sur son lieu d’activité, les parents reçoivent une notification. « L’objectif est de créer un lien sans qu’il ne soit intrusif ou anxiogène » assure le cofondateur. Le bracelet doit être commercialisé d’ici la fin du premier semestre 2016. Il sera suivi d’un réveil également dédié aux enfants. Fondée il y a deux ans et logée dans les locaux de WAI (l’incubateur de BNP Paribas), la start-up entend s’adresser en premier lieu au marché américain et mise donc énormément sur le CES de Las Vegas pour accélérer son développement.

 

LSee : un tracker métabolique pour une perte de poids personnalisée

Fruit de trois années de R&D, la start-up LSee a développé une solution sur mesure pour la perte de poids. « Aujourd’hui pour perdre du poids, on suit des recommandations génériques qui ne sont pas adaptées au métabolisme de chaque individu », expose Cyril Torre, CEO de la start-up et ancien chercheur à l’Inserm. Partant de ce constat, la jeune pousse, basée à Ajaccio, a mis au point, en partenariat avec des laboratoires parisiens, un tracker métabolique qui permet de suivre la dégradation de la masse graisseuse. Connecté par Bluetooth à une application mobile dédiée, l’objet est doté d’une bandelette à usage unique sur laquelle sont positionnés des biocapteurs. Il suffit alors de déposer une goutte de sang pour suivre l’évolution de la masse graisseuse. « Le prélèvement peut s’effectuer plusieurs fois par jour pour un athlète de haut niveau ou seulement plusieurs fois par semaine pour un particulier », précise Cyril Torre. L’application doit, quant à elle, émettre des recommandations personnalisées et prédictives en comparant le profil métabolique de l’utilisateur à celui d’autres personnes au profil similaire. L’équipe prévoit une commercialisation de son produit au 3e trimestre 2016, après une campagne de crowdfunding sur Kickstarter en mars 2016. A l’avenir, les trois cofondateurs entendent décliner le concept avec d’autres biocapteurs pour la prévention de différentes pathologies.

 

Romy Paris invente la machine "Nespresso" de la cosmétique 

Plus loin, la start-up Romy Paris a décidé de s’attaquer au vieillissement de la peau, provoqué en grande partie par des agressions externes comme la pollution, le froid, le manque de sommeil... Son arme ? Un soin cosmétique personnalisable et connecté, développé avec l’aide de chercheurs du CNRS. Celui-ci s’appuie d’abord sur une application mobile qui regroupe les données de l’utilisateur (météo locale, pollution, temps de sommeil). Cette dernière est reliée à une machine baptisée Figure. Sorte de "machine Nespresso"  pour la cosmétique, l’appareil est chargé à l’arrière de différentes bases de crème. L’utilisateur doit ensuite glisser trois capsules différentes, comprenant chacune des principes actifs distincts, selon les recommandations proposées par l’application. L’appareil effectue alors le mélange pour délivrer une dose d’un millilitre de soin personnalisé. Contrairement à ce qu’indique son nom, la jeune pousse est basée à Troyes (10). Elle entend livrer ses premières unités d’ici la fin de l’année 2015, au prix de 490 euros.

 

 

10-vins crée la sommelière connectée

Enfin, la start-up nantaise 10-vins présentait sur son stand la machine D-Vine. Développé en partenariat avec l’Ecole centrale de Nantes, l’appareil destiné aux particuliers propose de déguster à la maison du vin au verre, aux conditions de service (température et aération) optimales. D-Vine fonctionne avec des flacons de vin de 10 cl dotés d’une puce RFID, qui embarque les fameuses informations de service. Une fois le flacon inséré, la machine brevetée lit ses informations et fait passer le vin dans un serpentin en aluminium long de 1,80 m couplé à un système de refroidissement à composants thermoélectriques. La machine D-vine est également équipée d’un système qui permet de décupler la surface d’échange entre l’air et le vin pour l’aération. Celui-ci crée une dégression qui sépare le flux de vin en gouttelettes. « La somme de la surface de toutes les gouttelettes est alors 100 fois plus grande à celle d’une carafe » assure Thibaut Jarrousse, l’un des cofondateurs. Fondée il y a trois ans, la jeune pousse compte une quinzaine de collaborateurs et entend boucler une deuxième levée de fonds en 2016. L’appareil D-Vine est, quant à lui, déjà disponible en précommande à partir de 500 euros. 

 

 

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