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Le Centre Européen de Technologies Sous-Marines jette l’ancre à La Seyne-sur-Mer

Jean-François Preveraud

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Le Centre Européen de Technologies Sous-Marines jette l’ancre à La Seyne-sur-Mer

Un équipement de haute technologie pour collaborer avec les équipement à la mer.

© DR

Cette nouvelle structure a été conçue pour que l'Ifremer et ses partenaires européens poursuivent leur stratégie de développement et leurs missions selon deux axes : l'interopérabilité et la mutualisation des moyens. Il sera équipé des meilleures technologies pour travailler en temps réel avec les moyens utilisés en mer.

La première pierre du futur Centre Européen de Technologies Sous-Marines (CETSM) a été posée la semaine dernière sur le site portuaire de Brégaillon à La Seyne-sur-Mer (83). Ce projet de 5 millions d’euros, porté par l'Ifremer, vise à fédérer les activités scientifiques et technologiques françaises dans le monde sous-marin et à accueillir différents partenaires européens.

Ce bâtiment de 500 m², dont la mise en service est prévue pour 2011, sera équipé des meilleurs équipements de communication pour travailler en collaboration synchrone avec les équipements scientifiques lors de leur utilisation en mer. Il disposera ainsi d’une salle, d'une quarantaine de places, équipée pour la visioconférence y compris avec les navires supports en mer, comme l'Atalante ou le Pourquoi pas


                                               

Un Central des Opérations sous-marines à distance, établi sur une trentaine de mètres carrés, accueillera lui aussi des moyens de communication et de visualisation avec les navires et autres engins et instruments fixes de l'océanologie, notamment lors de leurs déploiements en Méditerranée. Cet outil permettra notamment d'accompagner les travaux sur les bateaux et de participer à la validation des données. Il suivra en temps réel la mise en œuvre de planeurs sous-marins et de bouées dérivantes surveillant la température et la salinité des eaux, reliés par télécommunication à la terre et assurera le suivi technique de la collecte des données.

Il sera aussi rattaché au télescope sous-marin Antarès, utilisé par les astro-physiciens pour mettre en évidence le passage des neutrinos. Il pourra encore gérer de façon opérationnelle les nouveaux engins qui émergent, comme les ‘‘gliders’’, reliés par satellites et capables de travailler un mois de suite. Ce central sera ouvert sur toute cette nouvelle génération d'engins et d'applications de téléscience.

Une coopération est déjà en cours de montage pour la mise en commun d'un nouvel équipement complémentaire innovant de type hybride (ROV - Remotely Operated Vehicle -Véhicule commandé à distance / AUV - Autonomous Underwater Vehicle - Véhicule sous-marin autonome ) avec les scientifiques allemands, de Marum et de l'IFM Geomar notamment, qui n'ont pas d'accès aux grands fonds. De La Seyne-sur-Mer, des zones profondes de 2 500 m, idéales pour réaliser des essais, sont accessibles en 2 h de trajet. Cette situation est unique sur l’ensemble de la façade maritime européenne.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://wwz.ifremer.fr  
 

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