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Le 1er réseau d’excellence européen se consacre aux nanos

Industrie et Technologies
Le réseau d’excellence «Nanofunpoly» (Nanostructured & Multifunctionnal Polymer based Materials and Nanocomposites) vient de se lancer à Lyon. Les 29 partenaires disposent d’un budget 6,5 M€ sur quatre ans.

Voulus par Philippe Busquin, précédent commissaire européen à la recherche, les réseaux d’excellence se mettent en place. Le premier d’entre eux est NanofunPoly dont la réunion inaugurale vient de se dérouler à Lyon. Un réseau qui devra à terme devenir la référence européenne de ce secteur.

NanofunPoly, comprendre Nanostructured & Multifunctionnal Polymer based Materials and Nanocomposites. Un réseau de scientifiques très tourné vers les industriels puisqu’à la fin du deuxième jour de réunion, une vingtaine de représentants de sociétés grandes et petites ont confirmé leur intérêt pour le réseau et le souhait de participer au Conseil des industriels qui fera le pendant du Conseil scientifique du réseau.

Lyon a été choisie car c’est d’ici que l’idée du réseau est partie, plus précisément du laboratoire LMM IMP Laboratoire des matériaux macromoléculaires Ingénierie des matériaux polymères dirigé par Jean-François Gérard à l’Insa (laboratoire qui forme avec le laboratoire des matériaux polymères et biomatériaux de l’Université Claude Bernard l’unité mixte de recherche CNRS 5627).

Le coordonnateur du projet est José Kenny de l’INSTM (Italian Consortium for Science and Technology of Materials) regroupant une cinquantaine d’universités italiennes. Si la coordination est italienne c’est parce que l’INSTM dispose de moyens généraux lui permettant d’assurer le travail ce qui n’est pas le cas des laboratoires français pour un sujet aussi lourd.

Quatre ans pour devenir autonome

Le réseau NanofunPoly comprend 29 partenaires dont 12 constituent le noyau dur (Italie, France, Allemagne, Tchéquie, Espagne, Pays Bas, Grèce, Suède, Pologne...). Les autres partenaires sont qualifiés de satellites et sont des instituts ou structures des pays précédents et d’autres : Royaume Uni, Portugal, Suisse, Israël, Turquie, Roumanie, Slovénie, Argentine, Etats-Unis, Chine... L’Europe est vraiment accueillante.

Le budget du réseau est de 6,5 M€ sur quatre ans (2004/08) et compte 120 scientifiques.

Premier réseau à se mettre en place, il doit innover dans ses structures et ses objectifs ce qui explique les deux ans de gestation du projet, la Commission étant très exigeante.

En effet il ne s’agit pas d’un réseau scientifique comme déjà rencontrés en Europe. L’ambition est qu’à la fin des quatre ans, le réseau soit autonome (plus de financement de l’Europe) et deviennent l’ECNP European Centre for Multifunctionnal and Nanostructured Polymers and Polymer Matrix Nanocomposites.

Trois lignes d’action (Joint Program) sont privilégiées :
-  l’intégration pour éviter la fragmentation de la recherche à travers les différents pays européens,
- la création d’un laboratoire virtuel (partage de tâches de recherche et forte interconnexion entre membres)
- la dissémination des connaissances à la fois vers les étudiants et les chercheurs qui créent cette discipline des nanomatériaux et vers les industriels (colloques, cours et internet).

Pendant les deux ans de préparation un gros effort de structuration a été réalisé. Rien ne semble avoir échappé aux concepteurs et tout est structuré en working package, en programmes communs et balisé dans le temps par des étapes chaque année d’ici 2008.

Quatre grands domaines de recherche

Outre les aspects scientifiques évidents, des actions sont prévues concernant la propriété industrielle et le dépôt de brevets (géré par Rete Ventures société italienne émanant de l’INSTN), les problèmes liés à l’environnement (cycle de vie) et à la santé (problèmes éventuels de taille et de réactivité des particules nanométrique) sans oublier l’équilibre homme/femme dans les unités de recherche.

 Les industriels sont associés à la vie du réseau. Sur les 150 participants à la réunion, une quarantaine d’industriels ont été présents deux jours durant, preuve d’intérêt s’il en est. Une partie d’entre eux participera au Conseil des industriels qui une fois par an passera en revue les différents travaux réalisés dans le réseau.

Quatre grands domaines de recherche sont prévus :
- chimie des polymères,
- procédés de transformation,
- relations nanostructure/propriétés,
- applications.

Tous concernent les industriels aussi bien les grands fournisseurs de polymères que des PMI développant des matériaux originaux, sans oublier les constructeurs de machines et les utilisateurs futurs de ces matériaux. D’autant que les polymères ne seront plus de simples matériaux mécaniques mais présenteront une somme de fonctions : membranes, barrières, propriétés biologiques, électriques, optiques, magnétiques.

C’est donc une force de frappe conséquente qui se met en place. Reste maintenant à la faire marcher avec la bonne volonté de tout le monde.

Christian Guyard

Pour en savoir plus
www.nanofun.net
- Contacts : lmm@insa-lyon.fr ; jfgerard@insa-lyon.fr ; kenny@unipg.it 

 

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