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La vapeur en commun

Ridha Loukil

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La vapeur en commun

À Villers-Saint-Paul, dans l'Oise, la chaufferie offre une capacité de 40 tonnes de vapeur par heure pour fournir les cinq industriels du site.

© D.R.

Dans l'Oise, cinq chimistes se partagent une centrale de production de vapeur, gérée par des filiales de Suez.

Arkema, Cray Valley, Rohm & Haas, Du Pont de Nemours et Francolor Pigments n'ont pas en commun que le métier de la chimie. Sur leurs sites industriels à Villers-Saint-Paul, dans l'Oise, ils se partagent également les services de fourniture d'énergie et de traitement des effluents. Historiquement, ces services étaient assurés par Arkema, le plus important des cinq industriels sur place. Depuis 2005, ils ont été progressivement confiés au groupe Suez. Ils comprennent l'électricité, le gaz et surtout la vapeur nécessaire au process chimique.

L'ancienne centrale de production de vapeur, devenue obsolète et non-conforme aux normes en vigueur, a laissé la place à une chaufferie flambant neuve, dont la construction et l'exploitation sont tombées dans la corbeille d'Elyo, la filiale de Suez spécialisée dans la gestion des installations énergétiques.

Valoriser l'incinération des ordures ménagères

Équipée de deux chaudières modernes, elle offre une capacité de 40 tonnes de vapeur par heure. Sa réalisation a nécessité un investissement de 2,7 millions d'euros.

À côté, une unité d'incinération d'ordures ménagères a été mise en place par Novergie, une autre filiale de Suez spécialisée dans le traitement des déchets.

Elle fonctionne de concert avec la chaufferie pour produire les 120 000 tonnes par an de vapeur dont les cinq industriels clients ont besoin. Elle assure ainsi la fourniture de 25 000 tonnes de vapeur en hiver et de 35 000 tonnes de vapeur en été. Le reste des besoins est comblé par la chaufferie.

Selon Louis-Marie Soleille, directeur de l'activité d'Elyo dans l'industrie en Île-de-France, cette configuration optimise les coûts tout en améliorant la sécurité d'apprivoisement indispensable aux process en chimie. Elle apporterait un gain de 10 à 15 % par rapport à l'ancienne centrale de vapeur basée sur la seule chaufferie. « Il faut rester cependant prudent. Car, la flambée des cours de l'énergie tend aujourd'hui à effacer ces économies », tempère-t-il. Le contrat signé entre Elyo et les industriels concernés porte sur quinze ans. Le traitement des effluents est pris en charge par Ondeo, également filiale de Suez.

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La solution

- Externalisation mutualisée de la fourniture de vapeur auprès de Suez.

Les bénéfices

- Économie de 10 à 15 % et amélioration de la sécurité d'approvisionnement.

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