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La semaine de Jean-François Prevéraud

Industrie et Technologies
Pour clore la saison, j'ai eu l'occasion de rencontrer Carol Bartz, président et CEO d'Autodesk, lors d'une brève escale à Paris. Business et orientations futures, quelques éclairages sur l'un des éditeurs qui réussi le mieux

J'ai eu le plaisir de rencontrer la semaine passée Carol Bartz, président et CEO d'Autodesk, lors de sa brève escale à Paris à l'occasion d'un tour d'Europe. Une femme heureuse, puisque sa société qui a connu une croissance de chiffre d'affaires de 15 % sur son année fiscale 2005 close fin janvier (CA = 952 M$), poursuit sur sa lancée avec un premier trimestre fiscal atteignant 298 M$, en hausse de 41 % par rapport à la même période de l'an passé.

Voilà qui est de bonne augure pour l'année fiscale 2005. ' Si l'on se réfère aux prévisions des analystes financiers, nous devrions terminer cette année fiscale avec un chiffre d'affaires compris entre 1,1 et 1,125 milliards de dollars, soit une croissance de l'ordre de 17 %. Ce sera une étape importante dans l'histoire d'Autodesk puisque nous franchirons pour la première fois la barrière symbolique du milliard de dollars de chiffre d'affaires. Le tout réalisé en ventes indirectes, ce qui veut dire que nos utilisateurs finaux auront eux dépensés plusieurs milliards de dollars autour de nos solutions '.

Une progression importante que l'on retrouve dans tous les secteurs d'activités où est présent Autodesk (BTP ; mécanique ; système d'information géographique ; imagerie numérique…) ainsi que dans toutes les zones géographiques. Carol Bartz a sa petite idée sur les raisons d'un tel succès, alors que les marchés restent encore hésitants et que ses concurrents connaissent des progressions bien moindres.

' Les outils que nous proposons à nos clients se veulent pragmatiques, modulaires, simples à mettre en place et faciles à utiliser. C'est ce qui fait leur succès, notamment auprès des PME. Prenons l'exemple de la mécanique. Faut-il à l'instar de nos concurrents parler de PLM lorsque l'on met en place le logiciel de conception Inventor avec ses modules de GDT et de travail collaboratif ? Rien ne sert de se gargariser avec le mot. Ce qui est important, c'est que nos clients puissent, grâce à nos outils, améliorer leurs méthodologies de travail, la qualité et les performances de leurs produits, tout en réduisant leur cycle de développement et donc, à terme, augmenter leur profitabilité. C'est cela la véritable valeur ajoutée qu'ils attendent de nous. Et c'est bien ce que nous leur proposons '.

' Les utilisateurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Nous vendons maintenant plus de licences d'Inventor Series que SolidWorks ne vend de licences de son logiciel. Il faut dire que nous disposons d'une base installée colossale en 2D, avec environ 6 millions d'utilisateurs légaux de nos logiciels et quatre fois plus si l'on compte les pirates. Notre objectif est de l'aider à migrer naturellement vers le 3D. Une tâche dans laquelle notre réseau de distribution, qui est très dense, va nous aider, notamment pour l'approche des PME '.

Force est de reconnaître qu'Autodesk a toujours su proposer aux utilisateurs les bons produits au bon moment : un bon produit de dessin généraliste sur PC avec Autocad en 1982 ; des outils orientés marché avec un passage au 3D dans les années 90 ; une ouverture vers le monde de l'entreprise pour sa troisième décennie.
' Pour un créateur d'informations en 3D dans l'entreprise on compte une dizaine d'utilisateurs de cette information, tant dans l'entreprise que chez ses partenaires, voire clients. Il est donc évident que nous allons nous intéresser de plus en plus au marché émergeant de la diffusion et de l'utilisation du 3D dans l'entreprise étendue. Nous aurons donc de plus en plus de liens avec les outils d'ERP, de SCM et de CRM '. (voir à ce propos l'interview de Robert Kross, vice-président de la Manufacturing Solutions Division d'Autodesk que nous avions publiée en mars dans le numéro 61 de cette lettre).

Enfin, pour revenir sur un sujet d'actualité Carol Bartz estime : ' Le rachat de D-Cubed par UGS ne me semble pas devoir poser de problème. Nous utilisons effectivement un certain nombre de composants logiciels développés par cet éditeur dans nos logiciels. Mais UGS a toujours fait preuve de beaucoup de professionnalisme dans la gestion des contrats de licences signés antérieurement par les entreprises qu'ils ont acquises. Il suffit de voir comment ils ont procédé pour Parasolid depuis l'acquisition de Shape Data. Je ne suis donc nullement inquiète sur notre collaboration future avec UGS autour des composants développés par D-Cubed. Je serais peut-être plus méfiante si D-Cubed était passée dans le giron de Spatial '.

Voici qui clôt notre premier semestre d'activité. Nous nous retrouverons maintenant à la rentrée avec le numéro 78 qui paraîtra le 03 septembre. D'ici là, bonnes vacances à toutes et à tous.

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies, suit depuis 22 ans l'informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il était jusqu'à une date récente rédacteur en chef de la lettre bimensuelle Systèmes d'Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire.

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