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La semaine de Jean-François Prevéraud

La semaine de Jean-François Prevéraud

Industrie et  Technologies
J'ai rencontré juste avant les Fêtes l'équipe de Lascom pour le lancement d'Advitium WizardFlow. Retour sur une approche pragmatique du PLM.

« Nous observons sur le terrain, que les industriels préfèrent qu'on leur parle de gestion des non-conformités de leurs produits ou de gestion des modifications, plutôt que de PLM », constate d'entrée de jeu Jean-Louis Henriot, PDG de Lascom.

« Force est de constater que la plupart des entreprises fonctionnent autour de 15 à 20 processus bien identifiés et qu'elles essayent pour ceux-ci de réagir toujours mieux aux événements extérieurs, afin de répondre aux attentes de leurs clients. Elles ne demandent donc pas des systèmes mirifiques traitant tout, mais des outils performants capables de les aider à améliorer leurs procédures industrielles. En quelque sorte, d'un expert en procédures toujours prêt à les épauler. C'est l'objectif de notre gamme Advitium. Elle ne réinvente pas la roue, mais la fait simplement tourner plus vite », complète Dominique Piole, directeur marketing.

De fait, Lascom a beaucoup appris dans ce domaine de l'industrie agroalimentaire où l'innovation produit est une pratique indispensable à la survie des industriels. En effet, lors de son lancement voici quelques années, Advitium, qui s'appelait encore Win-PDM, s'intéressait comme beaucoup d'autres produits à la gestion des données techniques. C'est l'arrivée d'un module de gestion de configuration qui allait lui ouvrir la porte des industries agroalimentaires. En effet, un plat cuisiné ou une barre chocolatée comportent de multiples ingrédients et doivent respecter des recettes précises de fabrication. Si l'on ajoute à cela la nécessité de produire de multiples variantes pour répondre aux attentes des consommateurs, tout en gardant une traçabilité sans faille, on aura compris l'intérêt d'un outil de gestion de configuration dans ce genre de production.

« De la gestion de documents de conception, nous sommes donc naturellement passé à la gestion de configurations produits évolutives dans le temps. Nous nous sommes vite aperçus qu'en fait les données étaient pilotées par des processus le plus souvent bien identifiés. Ces processus assurent la maîtrise et la diffusion des informations liées à chaque projet. Ils permettent ainsi à tous les acteurs de collaborer efficacement. Nous avons ainsi dès 2002 proposé des solutions verticales par filières métiers (aérospatial/défense ; ingénierie des transports ; mécanique ; BTP ; gestion de patrimoine technique ; agroalimentaire) », rappelle Jean-Louis Henriot.

A l'instar de ce qui se passe lorsque la mouche vient percuter la toile d'araignée, le moindre évènement perturbateur dans un système d'information industriel établi vas avoir des répercutions sur l'ensemble du système. Ce qui fait dire à Dominique Piole que : « La complexité n'est pas uniquement issue des informations techniques du produit, ni de son cycle de vie, mais de l'impact d'un événement sur l'ensemble du système. C'est pourquoi alors que nos concurrents pensent qu'une approche PLM doit être centrée sur le produit et ses données, Advitium pilote les données complexes au travers des processus industriels ». En centrant les décisions sur les événements et non sur les données, la technologie d'Advitium met ainsi le client au centre des préoccupations des entreprises. Cette approche par les processus permet de voir les problèmes tels qu'ils se présentent dans la réalité : en bonne logique c'est un incident qui génère une opération de maintenance et non pas la maintenance qui provoque un incident.

De fait, Advitium propose une large panoplie de processus métiers communs à de nombreuses filières métiers (gestion et réponse aux appels d'offres ; lancement de nouveaux produits ; dossier de modification de nouveaux produits ; gestion des non-conformités et réclamations clients ; contrôle de charte graphique ; gestion des anomalies et faits techniques...). Il suffit d'assembler ces processus en fonction des projets de l'entreprise.

Mais force est maintenant de constater que les utilisateurs de telles solutions sont de moins en moins des spécialistes de la technique, ce qui a conduit Lascom à développer l'ergonomie de sa gamme, allant même jusqu'à proposer maintenant un assistant, Advitium WizardFlow, permettant de décrire facilement des processus industriels en s'appuyant sur des processus élémentaires standardisés. Fruit de la technologie, du savoir-faire métier et d'une méthodologie acquise sur le terrain par Lascom, il permet de décrire des problématiques précises au sein d'un projet industriel, afin de réagir rapidement à un événement grâce à une véritable méthodologie de mise en place de processus.

Advitium veut ainsi proposer un référentiel de bonnes pratiques métiers facilement implémentables et utilisables. Mais Lascom entend aller plus loin en proposant des connecteurs vers les principales applications informatiques de l'entreprise telle l'ERP. Un connecteur SAP devrait ainsi être rapidement proposé.

De même, Lascom entend commercialiser son offre sous forme de services en mode ASP. « Suivant la complexité des processus, il en coûtera pour chacun d'entre eux entre 50 et 150 € par mois par utilisateur nommé. D'ailleurs, nous avons déjà une dizaine de projets hébergés dans un centre informatique situé à Saint-Étienne, qui comptent chacun de 150 à 300 utilisateurs. Ainsi Alstom Transport nous a acheté un système clé en main dont il nous a délégué l'hébergement dans le cadre d'un projet de retrofit pour les chemins de fer suisse », explique Jean-Louis Henriot. Pour les irréductibles, il reste possible d'acheter plutôt que de louer. Il en coûte alors 500 € par processus et par utilisateur nommé.

Jean-Louis Henriot est confiant dans l'avenir. « Le chiffre d'affaire 2005 s'établi à 14 M€, a peu près à parts égales entre les ventes de logiciels et de services. Nous anticipons que l'arrivée de WizardFlow vas nous aider à vendre plus facilement nos solutions logicielles. Nous devrions rapidement atteindre un ratio de 70/30 % en faveur des ventes de logiciels. Les ventes en mode ASP représentant de 5 à 7 % du chiffre d'affaires. Globalement nous tablons sur une croissance supérieure à 20 % pour 2006 ».

A la semaine prochaine.

Pour en savoir plus : http://www.lascom.com

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l'Usine Nouvelle, suit depuis plus de 24 ans l'informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM...). Il a été à l'origine de la lettre bimensuelle Systèmes d'Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

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