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...la science

M. L. T. T. M.
Les nominés sont

Alain Soufflot

La microcaméra spatiale de Rosetta

La mission spatiale Rosetta de l'Agence spatiale européenne (ESA) a pour but la première exploration rapprochée d'une comète. Afin d'assurer la production d'images de haute qualité, une microcaméra a été développée par Alain Soufflot et ses collègues. Elle répond à un cahier des charges rigoureux de résistance sur le long terme aux vibrations, à la température, aux rayonnements, etc. Lancé il y a un an par une fusée Ariane V, ce dispositif n'atteindra une comète qu'en 2014. Cette microcaméra tient dans un volume de seulement 52 x 36 x 46 mm pour un poids de 95 g dans un boîtier céramique hermétique muni d'une fenêtre de saphir transparente dans le visible. Le système contient un détecteur optique de 1 024 x 1 024 pixels et 9 couches de circuits imprimés fins. La caméra consomme 1,6 W et supporte une dose de 10 krads en radiations cumulées.

Spencer Shorte et Bernard Chalmond

L'imagerie 3D de cellules vivantes non adhérentes

Spencer Shorte, de l'Institut Pasteur, et Bernard Chalmond, de l'ENS Cachan, ont conçu et breveté une méthode d'imagerie 3D de cellules vivantes non adhérentes. Cette technique permet d'observer des cellules non visualisables en microscopie confocale et assure une acquisition d'images à très haute vitesse. Pour y parvenir, les chercheurs ont travaillé sur la manipulation de cellules uniques par la combinaison de champs diélectrophorétiques et de systèmes microfluidiques. Ils immobilisent ainsi en suspension des cellules individuelles et peuvent les faire pivoter autour d'un plan focal donné. Ce procédé se destine à la biologie cellulaire : il permet d'observer des cellules souches, des cellules sanguines... Cet outil assure des analyses à haut débit de cellules vivantes et ouvre de nouvelles voies pour le criblage de molécules thérapeutiques.

Fabien Malbet

L'interféromètre du VLT

Le VLT (Very Large Telescope) a fait exploser les limites qu'on croyait assignées aux télescopes terrestres. Du fait de son optique adaptative, qui se joue des perturbations atmosphériques. Et surtout de la mise en réseau de ses miroirs de huit mètres. Fabien Malbet est responsable de l'équipe scientifique de l'instrument Amber, qui a pulvérisé - d'un facteur 25 ! - les meilleures résolutions angulaires. À la base, l'interférométrie qui crée un télescope virtuel d'une taille égale à la distance entre les deux miroirs les plus éloignés. Ici, 130 mètres. La lumière provenant des miroirs est véhiculée par fibre optique avant d'être "mixée". Toute la difficulté tient au respect de la conservation des phases de chaque source. Un bel exploit technologique : technologies nanométriques, couches optiques minces, lignes à retard précises et stables... Amber donne accès à la bande spectrale proche infrarouge.

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