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Stéphane Lavallée, la robotique chirurgicale dans la peau

Benjamin Robert
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Stéphane Lavallée, la robotique chirurgicale dans la peau

Serial entrepreneur, Stéphane Lavallée se consacre désormais entièrement à sa dernière invention : une plate-forme tout-en-un dédiée aux opérations orthopédiques, qui marque l’aboutissement de sa carrière.

Peu de personnes peuvent se targuer d’avoir une vingtaine de start-up à leur actif. C’est le cas de Stéphane Lavallée. Les siennes sont toutes spécialisées dans un domaine : la chirurgie robotique. Mais ce passionné n’a aujourd’hui d’yeux que pour eCential Robotics, qui marque un aboutissement dans sa carrière. Avec cette société, il a créé une machine destinée à faciliter le travail du chirurgien au bloc opératoire, et qui se veut multi-applicative et évolutive dans le temps. De futurs algorithmes et applications viendront s’y greffer afin de multiplier le nombre d’opérations où le dispositif pourra prêter main-forte. « Nous avons inventé l’iPhone de la chirurgie robotique », résume-t-il.

Cet ingénieur de formation est tombé dans le milieu médical à la suite d’une rencontre avec Philippe Cinquin, docteur en mathématiques appliquées et en médecine, qui lui propose une thèse en 1986, à Grenoble. Le sujet ? Un dispositif robotique visant à aider le chirurgien à placer des électrodes au bon endroit dans le cerveau pour lutter contre les tremblements des patients atteints de Parkinson. Le neurochirurgien Alim Louis Benhabid encadre la partie clinique des travaux.

Ces deux professeurs vont allumer la flamme chez Stéphane Lavallée. Un prototype est testé dès 1989. C’est le premier robot utilisé lors d’une opération neurochirurgicale au monde. À l’époque, la pratique fait encore peur. « J’ai feuilleté ma thèse il y a peu de temps. Une partie théorique revenait sur l’utilisation de robots en chirurgie. Trente ans plus tard, on peut le dire : ce n’est plus de la théorie. Nous avons créé une discipline », s’enthousiasme Stéphane Lavallée.

Le choix des structures osseuses

Si l’étincelle de l’innovation médicale ne s’est jamais éteinte, le jeune ingénieur s’éloignera tout de même vite de la neurochirurgie. Pour lui, le cerveau est un milieu complexe composé de tissus mous qui bougent en permanence. Dès la fin de sa thèse, il bifurque vers la chirurgie orthopédique. « Les structures osseuses sont bien plus pratiques pour mettre au point des outils mécaniques : ce sont des droites, avec des axes solides », estime-t-il. Aujourd’hui, le système d’eCential se concentre sur la chirurgie du rachis, mais vise à terme l’ensemble des opérations osseuses. C’est un produit unifié : imagerie 2D et 3D, navigation en temps réel… auxquelles s’ajouteront bientôt des instruments[…]

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