Nous suivre Industrie Techno

La molécule imite la fonction de transistor

Ridha Loukil
La molécule imite la fonction de transistor

Les molécules se déforment offrant ainsi les deux états binaire 0 et 1

Des chercheurs du CNRS ont synthétisé des molécules capables de jouer le rôle de commutateur électronique à l’instar du transistor actuel. Un grand pas vers l'électronique moléculaire.

La recherche dans l’électronique moléculaire réalise un grand bond en avant. Une équipe de chercheurs du Laboratoire Chimie, Ingénierie Moléculaire d'Angers ( CNRS / Université d’Angers), en collaboration avec des chercheurs de l’Institut d'Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie (CNRS / Université Lille 1), vient de synthétiser des molécules capables d’imiter à merveille le fonctionnement du transistor actuel en silicium.

Ces molécules, capables non seulement de fonctionner comme un commutateur électronique, offrent aussi l’avantage d’un ratio record entre les deux états qui constituent les informations binaires 0 et 1. C’est là tout l’intérêt de la réalisation des chercheurs français.

La miniaturisation de l’électronique actuelle à base de transistors en silicium va inévitablement se heurter à des limites physiques. En remplaçant le transistor par une simple molécule, l’électronique moléculaire devrait en assurer le stade ultime.

Aujourd’hui, il existe de nombreux exemples de molécules capables de se comporter comme un interrupteur moléculaire. Des articles récents ont décrit des molécules oligophénylènes comportant un groupe azobenzène. Leur irradiation à l’aide d’une lumière de longueur d’onde appropriée provoque un mouvement moléculaire (isomérisation), entraînant ainsi une augmentation du courant tunnel à travers la molécule. Une variation d’un facteur 30 du courant entre l’état 0 et l’état 1 a ainsi été mesurée par microscopie à forces atomiques.

Dans le cadre d’un projet ANR PNANO, les chercheurs français ont synthétisé de nouvelles séries de molécules à base d’oligothiophènes. La caractérisation de ces systèmes montre une multiplication par un facteur 100 du rapport ''on/off'' qui atteint maintenant des valeurs de l’ordre de 3 500.

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives en électronique moléculaire, tant en ce qui concerne l’ingénierie des architectures moléculaires actives, que la conception de nano-dispositifs dérivés de ces systèmes conjugués.

Ridha Loukil

pour en svoir plus : http://www.cnrs.fr

 
 
 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Intel dévoile un système neuromorphique à 8 millions de neurones

Intel dévoile un système neuromorphique à 8 millions de neurones

Le 15 juillet, Intel a annoncé avoir mis à disposition de la communauté scientifique son nouveau système neuromorphique -[…]

Cobot Airbus, nano transistor, edge computing… les innovations qui (re)donnent le sourire

Cobot Airbus, nano transistor, edge computing… les innovations qui (re)donnent le sourire

Comment Samsung repousse les limites de la miniaturisation des transistors

Comment Samsung repousse les limites de la miniaturisation des transistors

Les cartes open source séduisent l'industrie

Dossiers

Les cartes open source séduisent l'industrie

Plus d'articles