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La mémoire holographique dans les starting-blocks

Jean-Charles Guézel
Maxell et Inphase Technologies s'apprêtent à commercialiser un disque holographique de 300 Go.

Les progrès en matière de stockage sur disque dur magnétique ont beau ne pas connaître de répit, un jour viendra où la taille des îlots ne pourra plus être réduite. La suite appartiendra alors, probablement, au stockage optique. Peut-être sous sa forme holographique... C'est du moins le défi que lancent Inphase Technologies, l'un des spécialistes de cette technologie émergente, et Hitachi-Maxell, actionnaire de la start-up américaine. Ensemble, ces deux sociétés ont profité de la manifestation IBC 2005 (International Broadcast Convention), qui s'est tenue le mois dernier à Amsterdam, pour annoncer la commercialisation, d'ici à un an, d'un système de stockage holographique (baptisé Tapestry) d'une capacité de 300 Go au format 5 pouces 1/4. L'équivalent de 35 heures de programmes TVHD sur un seul disque photopolymère de 130 mm de diamètre.

Une première... qu'il convient toutefois de relativiser. À titre de comparaison, la toute dernière technologie magnétique en date, l'enregistrement perpendiculaire (Industrie et Technologies n° 868), offre en effet, dès à présent, une capacité de stockage de 1 To de données sur un disque dur de 3,5 pouces sur 5 plateaux. À première vue, les disques holographiques n'apporteront donc, à court terme, qu'une amélioration de la densité somme toute modeste, de l'ordre de 30 %. Et si on peut s'attendre à des progrès relativement rapides (Maxell parle de 1,6 To sur un seul disque de 5 pouces 1/4 en 2009), ce sera aussi le cas pour le stockage perpendiculaire (5 To prévus sur 5 plateaux en 2010).

Les données sont extraites par pages entières

À moyen terme, il n'est pas certain que le stockage holographique prenne l'avantage en termes de capacité...

C'est que l'avantage de cette technologie est sans doute à chercher ailleurs : dans le prix du support, a priori peu coûteux, et dans la valeur particulièrement élevée de la vitesse de transfert des données. Cette vitesse, d'environ 160 Mbit/s, s'explique par le principe même du disque holographique. Avec ce dernier, les données ne sont en effet plus lues (ni écrites) bit par bit, mais enregistrées puis extraites par pages entières au moyen d'un laser (407 nm de longueur d'onde). Ce laser, en fait, est divisé en deux faisceaux : l'un servant de référence et l'autre, dit faisceau objet, venant interférer avec le premier, après modulation, de façon à constituer l'hologramme gravé au coeur du disque. La tête magnétique cède ici la place à un modulateur de lumière et à un capteur d'images Cmos capables tous deux de traiter plusieurs dizaines de millions de pixels à la fois. D'où cette vitesse de transfert : 160 Mbit/s dans un premier temps mais plusieurs centaines de Mbit/s, voire plusieurs Gbit/s, d'ici à quelques années.

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