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La médaille d'or du CNRS récompense Thomas Ebbesen pour ses travaux en nanosciences

Alexandre Couto

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La médaille d'or du CNRS récompense Thomas Ebbesen pour ses travaux en nanosciences

© Caroline Schneider / CNRS

Le Centre national de la recherche scientifique a remis sa plus prestigieuse distinction au physico-chimiste Thomas Ebbesen. Le scientifique est l'auteur de nombreuses découvertes dans les domaines des matériaux, de la chimie moléculaire ou encore de la nano-photonique.

La médaille d’or du CNRS, l’une des plus prestigieuses distinctions décernées par l’institution française, a été remise le 3 juillet au physico-chimiste Thomas Ebbesen. Cette récompense vient mettre à l’honneur les travaux de ce franco-norvégien de 65 ans dans le domaine des nanosciences. Ceux-ci ont permis des avancées majeures dans des technologies comme l’optoélectronique, les communications optiques ou encore les biocapteurs. Thomas Ebbesen dirige actuellement l’Institut d’études avancées de l’Université de Strasbourg (USIAS), ainsi que le centre international de recherche en chimie (ICFRC). Son parcours l’a également mené à diriger, de 2005 à 2012, l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (ISIS), organisme rattaché au CNRS et à l’université de Strasbourg.

Il est à l’origine de nombreuses découvertes dans le domaine des nanosciences, notamment en mettant au point un procédé de synthèse à grandes échelles des nanotubes de carbone. Dépositaire de plusieurs brevets dans ce domaine, Thomas Ebbesen a cofondé la start-up n-TEC, une entreprise norvégienne spécialisée dans les composés à base de carbone.

Maîtrise des fluctuations quantiques

Parmi ses travaux plus récents, réalisés dans le cadre de l’ISIS, il s’est penché sur la mise au point d’un processus de sélectivité réactionnelle, c’est-à-dire favoriser une seule réaction chimique là où plusieurs pourraient intervenir. Pour y parvenir, l’équipe de chercheurs dirigée par Thomas Ebbesen s’est appuyée sur les fluctuations quantiques de l’espace, un phénomène de variation du niveau d’énergie électromagnétique de chaque point de l’environnement. Les scientifiques sont arrivés à confiner ces fluctuations quantiques dans une cavité de quelques micromètres, créée entre deux miroirs. Selon le CNRS, ceux-ci sont ensuite mis en résonance avec les vibrations de certaines liaisons des molécules.

Ce procédé permet une synthèse sélective de certaines molécules ou encore de modifier les propriétés de la matière, notamment en augmentant sa conductivité ou son activité enzymatique.

La médaille d’or du CNRS sera remise le 24 octobre prochain à Paris, dans le cadre de la célébration des 80 ans de l’organisme.

 

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