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Avec Angels, la France fabrique son nanosatellite industriel

Xavier Boivinet

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Avec Angels, la France fabrique son nanosatellite industriel

En développant le projet Angels avec des partenaires privés, le Cnes souhaite créer une filière industrielle française de nanosatellites. Objectif : mettre en place les outils et les technologies adaptés.

Du haut de ses 34 cm pour 20 kg, Angels n’est qu’un démonstrateur, mais ses ambitions sont plus que stratosphériques. « L’objectif est qu’il devienne le précurseur d’une filière industrielle française de nanosatellites, indique Thibéry Cussac, chef du projet au Centre national d’études spatiales (Cnes). À travers lui, nous voulons démontrer notre capacité à construire une très petite plate-forme performante et utile pour des applications opérationnelles, le tout en un temps record. » Le projet a été lancé en septembre 2016, les travaux ont débuté en mars 2017 et le lancement est prévu cette année, en octobre. Le Cnes a innové en confiant la maîtrise d’œuvre d’Angels au français Nexeya, spécialisé dans la conception et le développement d’équipements électroniques. Les délais sont tenus : le modèle de vol est en cours d’assemblage.

« Il y a un enjeu pour la France à être présente sur le marché des nanosatellites, en plein essor, déclare Thibéry Cussac. Et ceci non seulement au niveau de la maîtrise d’œuvre, mais aussi du réseau des entreprises qui fournissent des équipements dédiés. » Angels doit permettre à un ensemble de PME et ETI de mettre en place l’outil industriel et les technologies. Ainsi, Steel, le fournisseur du calculateur, a aidé Sodern à concevoir un viseur d’étoiles miniature autonome, qui sera testé pour la première fois. Erems a développé l’équipement de régulation et de distribution de puissance. Outre la partie électronique de la charge utile, intégrée par Thales Alenia Space (TAS), Syrlinks a conçu un émetteur-récepteur, et Saft des batteries lithium-ion.

Présenté comme le premier nanosatellite industriel français, Angels arrive alors que d’autres entreprises, à travers le monde, sont déjà lancées dans la course. Rien qu’en 2018, le danois GomSpace, l’italien OHB Italia, l’allemand German Orbital Systems ou l’australien Fleet Space Technologies ont mis en orbite des nanosatellites dédiés à l’internet des objets, la communication ou l’observation de la Terre. Selon Thibéry Cussac, Angels se distingue par sa taille, deux à quatre fois plus grande que les autres projets : « Notre plate-forme peut emporter plus de charge utile, et donc plus de capacité pour des[…]

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